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	<title>Actualité de l&#039;enseignement &#187; Interviews</title>
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	<description>Tout pour l&#039;enseignement : Cours de profs, ressources pédagogiques, forum enseignant primaire, secondaire et maternel</description>
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		<title>&#171;&#160;Objectif 30 juin&#160;&#187; : mon directeur, ce héros</title>
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		<pubDate>Fri, 27 Apr 2012 18:15:11 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jonathanf</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<a href="http://www.enseignons.be/actualites/2012/04/27/objectif-30-juin/"><img align="left" hspace="5" width="125" src="http://www.enseignons.be/actualites/files/2012/04/directeur.jpg" class="alignleft wp-post-image tfe" alt="directeur" title="directeur" /></a>Un directeur d&#8217;école fondamentale, c&#8217;est un peu comme un homme orchestre : ça doit pouvoir tout faire. Vous vous en doutiez peut-être&#8230; mais lorsque vous aurez lu &#171;&#160;Objectif 30 juin&#160;&#187;, vous en serez convaincus. L&#8217;auteur, Robert Briquet, aujourd&#8217;hui à la &#8230; <a href="http://www.enseignons.be/actualites/2012/04/27/objectif-30-juin/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignnone size-full wp-image-13692" title="directeur" src="http://www.enseignons.be/actualites/files/2012/04/directeur.jpg" alt="directeur" width="300" height="225" />Un directeur d&#8217;école fondamentale, c&#8217;est un peu comme un <strong>homme orchestre</strong> : ça doit pouvoir tout faire. Vous vous en doutiez peut-être&#8230; mais lorsque vous aurez lu <strong><em>&laquo;&nbsp;Objectif 30 juin&nbsp;&raquo;</em></strong>, vous en serez convaincus. L&#8217;auteur, <strong>Robert Briquet</strong>, aujourd&#8217;hui à la retraite, a exercé lui-même ce métier pendant 17 ans&#8230; alors vous pensez s&#8217;il s&#8217;y connait. <em>&laquo;&nbsp;J&#8217;ai voulu me faire plaisir et raconter un peu ce métier souvent décrié. J&#8217;ai adoré mon travail même s&#8217;il faut reconnaitre</em> <em>que les directeurs</em> <em>sont souvent un peu seuls.&nbsp;&raquo;</em> Son dernier ouvrage<sup><a href="http://www.enseignons.be/actualites/2012/04/27/objectif-30-juin/#footnote_0_13663" id="identifier_0_13663" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Robert Briquet, qui fut un pionnier de l&amp;#8217;immersion linguistique en Belgique, en tant que directeur du Lyc&eacute;e L&eacute;onie de Waha &agrave; Li&egrave;ge, est d&eacute;j&agrave; l&amp;#8217;auteur d&amp;#8217;un ouvrage de r&eacute;f&eacute;rence sur l&amp;#8217;enseignement en immersion. Il a par ailleurs &eacute;t&eacute; conseiller au cabinet du Ministre de l&amp;#8217;enseignement de 2004 &agrave; 2009.">1</a></sup> est un petit bijou d&#8217;humour et de tendresse. L&#8217;auteur nous invite à suivre les petites et grandes aventures d&#8217;un <strong>jeune chef d’établissement</strong> nouvellement nommé, pendant toute une année scolaire. Et les personnages sont savoureux&#8230; ainsi, cette inspectrice qui <em>&laquo;&nbsp;débarque&nbsp;&raquo;</em> (il n&#8217;y a pas d&#8217;autre mot) à l&#8217;école et exige &#8211; en aboyant, bien sûr &#8211; de l&#8217;institutrice qu&#8217;elle raccommode sa veste&#8230; ou cette maman, curieuse de comprendre pourquoi les notes de sa fille sont si étranges. <em>&laquo;&nbsp;Vous saisissez le cahier et la dame vous montre en commentant : &laquo;&nbsp;Vous voyez : 3/9 puis là, en dessous 6/9 et là 11/9. C&#8217;est drôle comme cotation. Déjà sur 9, il aurait pu le faire sur 10. Mais la dernière cote 11/9, comment est-ce possible?&nbsp;&raquo; Vous fermez les yeux, vous avalez votre salive, vous respirez un grand coup : &laquo;&nbsp;Mais madame, ce ne sont pas des cotes : c&#8217;est la date! 3 septembre, 6 septembre&#8230;&nbsp;&raquo; </em></p>
<h3 style="text-align: justify;">Des anecdotes compilées en 40 ans de carrière</h3>
<p style="text-align: justify;">Il lui en faut de la patience à ce directeur. Tour à tour chef d’établissement &#8211; un peu quand même &#8211; psychologue, assistant social, garçon de café (avec l&#8217;inspectrice), policier, magasinier et chasseur de poules (celles du concierge qui se sont sauvées), notre ami en voit de toutes les couleurs.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>Être directeur, c&#8217;est un travail extraordinaire&#8230; mais exigeant. Il faut être armé sur le plan psychologique. On attend de nous que nous soyons des pédagogues mais aussi des gestionnaires. Il est indispensable de posséder des bases en matière de gestion de conflit&#8230; mais aussi en comptabilité. En gros, on avance par essais et erreurs&#8230; On se forme sur le tas.    </em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Mais est-ce vraiment un roman? <em>&laquo;&nbsp;Oui, les personnages sont fictifs&#8230; et forcément caricaturaux. J&#8217;ai joué la carte de l&#8217;<strong>humour</strong>. Chacun pourra d&#8217;ailleurs reconnaître un collègue avec qui il travaille. Mais ce sont des histoires qui nous sont réellement arrivées, des petites anecdotes du quotidien, compilées en <strong>40 ans de carrière</strong>, que j&#8217;ai mises en musique.&nbsp;&raquo; </em></p>
<h3 style="text-align: justify;">Un ton joyeux et optimiste<em><br />
</em></h3>
<p style="text-align: justify;">Bien loin du ton d&#8217;un<em> &laquo;&nbsp;Madame, vous êtes une prof de merde&nbsp;&raquo;, &laquo;&nbsp;Objectif 30 juin&nbsp;&raquo;</em> est un livre qui fait du bien. Pas sûr que sa lecture fera naitre de nouvelles <strong>vocations</strong> tant les situations vécues sont inattendues et rocambolesques, mais l&#8217;auteur fait preuve d&#8217;un vrai <strong>respect</strong> pour ses personnages, particulièrement les enseignants : <em>&laquo;&nbsp;Je ne dénonce rien et ne dresse pas un portrait noir de l&#8217;école. Je suis un optimiste. Même si l&#8217;école ne va pas bien</em>, <em>elle s&#8217;en sortira grâce aux enseignants qui se défoncent pour leur métier. C&#8217;est avec eux qu&#8217;on porte un projet qui a du sens.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;">Disponible depuis quelques semaines dans nos librairies &#8211; mais également publié chez nos voisins français &#8211; <em>&laquo;&nbsp;Objectif 30 juin&nbsp;&raquo; </em> a déjà séduit de nombreux lecteurs&#8230; qui aujourd&#8217;hui se disent peut-être <em>&laquo;&nbsp;vite&#8230; le 30 juin&nbsp;&raquo;</em>&#8230; mais le 1er juillet penseront <em>&laquo;&nbsp;vivement la rentrée!&nbsp;&raquo;<sup><a href="http://www.enseignons.be/actualites/2012/04/27/objectif-30-juin/#footnote_1_13663" id="identifier_1_13663" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="&amp;laquo;&amp;nbsp;Objectif 30 juin&amp;nbsp;&amp;raquo;, Robert Briquet. B&eacute;n&eacute;vent. 232 pp. 20 &euro;.">2</a></sup> </em></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_13663" class="footnote">Robert Briquet, qui fut un pionnier de l&#8217;immersion linguistique en Belgique, en tant que directeur du Lycée Léonie de Waha à Liège, est déjà l&#8217;auteur d&#8217;un ouvrage de référence sur l&#8217;enseignement en immersion. Il a par ailleurs été conseiller au cabinet du Ministre de l&#8217;enseignement de 2004 à 2009.</li><li id="footnote_1_13663" class="footnote">&laquo;&nbsp;Objectif 30 juin&nbsp;&raquo;, Robert Briquet. Bénévent. 232 pp. 20 €.</li></ol><fb:like href='http://www.enseignons.be/actualites/2012/04/27/objectif-30-juin/' send='true' layout='standard' show_faces='true' width='450' height='65' action='like' colorscheme='light' font='lucida+grande'></fb:like>]]></content:encoded>
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		<title>Désignations : la craie et le téléphone</title>
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		<pubDate>Thu, 05 Apr 2012 16:53:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jonathanf</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<a href="http://www.enseignons.be/actualites/2012/04/05/craie-telephone-designations/"><img align="left" hspace="5" width="125" src="http://www.enseignons.be/actualites/files/2012/04/designations-300x233.jpg" class="alignleft wp-post-image tfe" alt="designations" title="designations" /></a>Depuis le mois de janvier, la zone de Namur (zone 6) a une nouvelle désignatrice : Yseult Loriaux. Cette jeune institutrice primaire de 32 ans, qui a enseigné une dizaine d&#8217;années, a choisi de relever ce nouveau défi&#8230; un peu &#8230; <a href="http://www.enseignons.be/actualites/2012/04/05/craie-telephone-designations/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignnone size-medium wp-image-13283" title="designations" src="http://www.enseignons.be/actualites/files/2012/04/designations-300x233.jpg" alt="designations" width="300" height="233" />Depuis le mois de janvier, la <strong>zone de Namur</strong> (zone 6) a une nouvelle désignatrice : <strong>Yseult Loriaux</strong>. Cette jeune institutrice primaire de 32 ans, qui a enseigné une dizaine d&#8217;années, a choisi de relever ce nouveau défi&#8230; un peu par hasard : <em>&laquo;&nbsp;Depuis longtemps, je m&#8217;intéresse aux statuts, aux titres et fonctions des enseignants. Comme beaucoup d&#8217;autres enseignants, j&#8217;ai connu les joies des interims&#8230; et donc des désignations plusieurs fois dans l&#8217;année. Ce n&#8217;était pas toujours agréable, je devais être bien renseignée. Et puis il y a eu cette opportunité qui s&#8217;est présentée. C&#8217;était un samedi et il leur fallait un désignateur pour le mercredi suivant. Je n&#8217;ai pas hésité.&nbsp;&raquo;</em></p>
<h3 style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;J&#8217;aime donner du boulot aux profs&nbsp;&raquo;</em></h3>
<p style="text-align: justify;"><em> </em>Après un rapide entretien, Yseult troque donc la craie contre le téléphone.<sup><a href="http://www.enseignons.be/actualites/2012/04/05/craie-telephone-designations/#footnote_0_13259" id="identifier_0_13259" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Les d&eacute;signateurs sont d&eacute;tach&eacute;s sur proposition des syndicats.">1</a></sup> Cap sur les bureaux de la Cellule des désignations, Bvd Léopold II à Bruxelles. Chaque jour, c&#8217;est le même rituel : elle prend le train pour parcourir les 60km qui séparent son lieu de travail de son domicile et retrouve ses deux collègues  &#8211; <em>&laquo;&nbsp;très sympas et avec qui je m&#8217;entends bien&nbsp;&raquo; &#8211; </em>avec lesquels elle partage un local. <strong>Mais au fait, en quoi consiste ton travail au quotidien?</strong> <em>&laquo;&nbsp;Je suis donc responsable des centaines de profs temporaires qui travaillent sur ma zone. Mon travail consiste notamment à répondre aux nombreux mails que je reçois, à répondre au téléphone&#8230; sans oublier les réunions zonales pour les changements d&#8217;affectation, les désignations des temporaires prioritaires, les réunions avec le cabinet, etc.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> </em>La voilà donc<em> &laquo;&nbsp;the voice&nbsp;&raquo;</em> pour des centaines d&#8217;enseignants. Au cours de ces trois premiers mois, la jeune femme en a déjà vu des vertes et des pas mûres. <em>&laquo;&nbsp;Certaines personnes sont vraiment désagréables au téléphone. Il y a ceux qui appellent dix fois sur une journée, ceux qui vous menacent de se plaindre &laquo;&nbsp;en haut lieu&nbsp;&raquo;. Mais on finit par s&#8217;habituer. Je reste courtoise et polie. Je suis aussi passée par là et je comprends que chaque personne ne voit que son truc à lui ou elle&#8230; c&#8217;est humain. Mais parfois, on râle.&nbsp;&raquo; </em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Des exemples?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Oh, il y a ces profs qui font leur marché et qui, quand on les appelle, disent qu&#8217;ils veulent encore attendre un peu. Certains ne souhaitent pas aller travailler si l&#8217;école est située un peu trop loin de chez eux. A ceux-là, je leur demande s&#8217;ils ne souhaitent pas que je demande à la Communauté française de construire une école dans le fond de leur jardin. Après, les profs râlent aussi quand on leur propose de courts intérims. Je peux comprendre certaines situations mais je ne peux pas tout savoir &#8211; qui est sous certificat et jusque quand &#8211; surtout que parfois, les certificats sont renouvelés et un petit intérim peut se prolonger&#8230;<br />
</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Que penses-tu de la vision qu&#8217;ont les enseignants vis-à-vis des désignateurs?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong></strong><em>Les gens partent déjà avec des<strong> préjugés</strong>. C&#8217;est dommage car nous sommes des personnes comme les autres. Nous lisons aussi les commentaires sur Enseignons.be et, pour ma part, j&#8217;essaie de répondre aux <a href="http://www.enseignons.be/forum/carriere-f126/">questions</a> quand j&#8217;ai le temps. Je m&#8217;efforce de faire mon métier le mieux possible, tout en <strong>respectant scrupuleusement les statuts</strong>. Et parce que je sais que l&#8217;attente n&#8217;est pas agréable, je réponds à chaque mail qui m&#8217;est envoyé&#8230; au moins une confirmation automatique.<br />
</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em></em><strong>Qu&#8217;est-ce que tu aimes et qu&#8217;est-ce que tu n&#8217;aimes pas dans ton métier?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong></strong><em>J&#8217;aime le contact avec les enseignants, donner du boulot aux profs&#8230; et recevoir leurs petites marques d&#8217;attention, leurs &laquo;&nbsp;merci&nbsp;&raquo;. Certains sont étonnés quand je les appelle le w-e et parfois le dimanche soir : &laquo;&nbsp;quoi, vous travaillez encore?&nbsp;&raquo;. Mais c&#8217;est mon job. Maintenant, cela ne fait que trois mois. Je vais peut-être moins rire en septembre. Sinon, je n&#8217;aime pas les agressions, je n&#8217;aime pas ne pas trouver de remplaçant lorsqu&#8217;une école m&#8217;appelle. C&#8217;est frustrant. Sans oublier les profs qui utilisent la <strong>ligne des directions</strong> pour nous joindre. C&#8217;est la raison pour laquelle nous changeons régulièrement de numéro.<sup><a href="http://www.enseignons.be/actualites/2012/04/05/craie-telephone-designations/#footnote_1_13259" id="identifier_1_13259" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Les directions d&amp;#8217;&eacute;cole b&eacute;n&eacute;ficient d&amp;#8217;une ligne prioritaire pour joindre les d&eacute;signateurs de leur zone.">2</a></sup> </em><em></em></p>
<h3 style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Il faut respecter les statuts&nbsp;&raquo;<br />
</em></h3>
<p style="text-align: justify;"><em> </em><strong>Et le travail? Pas trop stressant? </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Lorsqu&#8217;on est droit dans ses bottes, on n&#8217;a pas de raison de stresser. Bien sûr, on peut faire des erreurs, on reste des êtres humains. Mais il faut être à l&#8217;écoute. Pour le reste, des contrôles syndicaux sont prévus. Nous ne sommes pas seuls. Cela dit, il y aurait des choses à améliorer : par exemple, je ne peux pas voir immédiatement qui a été désigné dans les autres zones, à moins de le demander à mes collègues. Pas simple quand un prof de votre zone a également postulé dans d&#8217;autres zones&#8230;<br />
</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em></em><strong>Et pour la suite, tu as des projets?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong></strong><em>Je suis actuellement les cours pour devenir un jour <strong>chef d&#8217;établissement</strong>. Je sais qu&#8217;il y a peu de chance que je retourne un jour devant une classe. Mais j&#8217;ai bien le temps. C&#8217;est déjà pas mal à 32 ans&#8230; et puis mon détachement pourra encore être renouvelé deux fois.<sup><a href="http://www.enseignons.be/actualites/2012/04/05/craie-telephone-designations/#footnote_2_13259" id="identifier_2_13259" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Les mandats sont de six ans maximum.">3</a></sup></em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour joindre Yseult Loriaux : <a>yseult.loriaux@cfwb.be</a> &#8211; Téléphone 02/413.29.59. </strong></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_13259" class="footnote">Les désignateurs sont détachés sur proposition des syndicats.</li><li id="footnote_1_13259" class="footnote">Les directions d&#8217;école bénéficient d&#8217;une ligne prioritaire pour joindre les désignateurs de leur zone.</li><li id="footnote_2_13259" class="footnote">Les mandats sont de six ans maximum.</li></ol><fb:like href='http://www.enseignons.be/actualites/2012/04/05/craie-telephone-designations/' send='true' layout='standard' show_faces='true' width='450' height='65' action='like' colorscheme='light' font='lucida+grande'></fb:like>]]></content:encoded>
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		<title>Sélectionner les candidats enseignants : la FEF dit &#171;&#160;non&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.enseignons.be/actualites/2012/03/29/selectionner-candidats-enseignants-fef/</link>
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		<pubDate>Thu, 29 Mar 2012 03:14:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jonathanf</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<a href="http://www.enseignons.be/actualites/2012/03/29/selectionner-candidats-enseignants-fef/"><img align="left" hspace="5" width="125" src="http://www.enseignons.be/actualites/files/2012/03/selection-246x300.jpg" class="alignleft wp-post-image tfe" alt="selection" title="selection" /></a>Le rapport des Facultés Saint-Louis sur la formation initiale des futurs professeurs à peine présenté, voilà que le SeGEC, le Secrétariat général de l’Enseignement catholique, proposait d&#8217;organiser un test d&#8217;aptitude pour tous les candidats au métier d&#8217;enseignant (les instituteurs et &#8230; <a href="http://www.enseignons.be/actualites/2012/03/29/selectionner-candidats-enseignants-fef/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignnone size-medium wp-image-13148" title="selection" src="http://www.enseignons.be/actualites/files/2012/03/selection-246x300.jpg" alt="selection" width="246" height="300" />Le <a href="http://www.enseignons.be/actualites/2012/03/02/allongement-formation-initiale-deux-ans-stages/">rapport des Facultés Saint-Louis</a> sur la formation initiale des futurs professeurs à peine présenté, voilà que le SeGEC, le Secrétariat général de l’Enseignement catholique, proposait d&#8217;organiser un <a href="http://www.enseignons.be/actualites/2012/03/08/le-segec-suggere-de-selectionner-les-candidats-enseignants/">test d&#8217;aptitude</a> pour tous les candidats au métier d&#8217;enseignant (les instituteurs et les régents). Objectif :<strong style="text-align: justify;"> sélectionner</strong> les étudiants sur base d’une <strong>évaluation des aptitudes de base</strong> (lecture, écriture, mathématiques), des compétences nécessaires (relations interpersonnelles et communication) et des motivations. Mais que faire en cas d&#8217;échec?<em> &laquo;&nbsp;Une solution consisterait à organiser une <strong>année de remédiation</strong> ou de propédeutique, qui permettrait de mettre à niveau ceux qui en ont besoin, et qui auraient une deuxième chance d’accéder à la formation d’enseignant&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: justify;">La proposition a fait bondir le président de la Fédération des étudiants francophones (FEF), <strong>Michael Verbauwhede</strong>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Enseignons.be : M. Verbauwhede, pouvez-vous nous dire quelle est la position de la FEF?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>La FEF s&#8217;oppose à une telle <strong>sélection</strong>. Tout d&#8217;abord, la FEF défend la <strong>liberté d&#8217;accès</strong> pour tous les étudiants. La sélection n&#8217;est pas la solution. S&#8217;il y a des problèmes à l&#8217;heure actuelle dans l&#8217;enseignement supérieur, c&#8217;est du principalement à un <strong>sous-financement</strong> de l&#8217;enseignement depuis plus de 30 ans déjà !</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ensuite, parce que notre enseignement secondaire dont sont issus les futurs étudiants est un des plus <strong>inégalitaires des pays de l&#8217;OCDE</strong>. Les jeunes sortant d&#8217;écoles de qualité seront favorisées au détriment d&#8217;autres, pourtant tout aussi volontaires.</em></p>
<h3>Élitiste et hypocrite</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Le SeGEC explique que trop d&#8217;enseignants ne maîtrisent pas eux-mêmes la matière qu&#8217;ils doivent enseigner&#8230; Si le test était suivi d&#8217;une année de remédiation, ne serait-ce pas positif?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Cette sélection avec la mise en place d&#8217;une<strong> année de remédiation</strong> se place en opposition avec la démarche actuelle d&#8217;<strong>aide à la réussite</strong>. L&#8217;étudiant ne doit pas se sentir stigmatisé s&#8217;il échoue à ce test. Des études psychologiques de chercheurs américains ont démontré à quel point l&#8217;instauration d&#8217;un tel test était néfaste. Certains étudiants n&#8217;oseront même pas le passer, <strong>de peur du résultat</strong>.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Étienne Michel argumente en  rappelant qu&#8217;en Finlande, les enseignants sont recrutés parmi les 10 % des meilleurs étudiants de l&#8217;enseignement supérieur. Un test permettrait aussi d&#8217;améliorer le statut des enseignants et leur image au sein de la société.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Le <strong>modèle finlandais</strong> a bon dos quand il s&#8217;agit d&#8217;y piocher <strong>uniquement les éléments qui intéressent le Segec</strong>. Car la Finlande ne dispose pas du tout du même système que notre communauté. Contrairement à nous, leur enseignement secondaire est beaucoup plus égalitaire. On ne part donc pas du tout sur les mêmes bases pour les étudiants.</em></p>
<h3 style="text-align: justify;">Le SeGEC isole une mesure dans le système scolaire finlandais</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec la mise en place d&#8217;un tel examen, faudra-t-il craindre une aggravation de la pénurie?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>La pénurie est déjà là, c&#8217;est un fait. La mise en place d&#8217;un test ne résoudra pas le problème de la pénurie, au contraire. Ce que la FEF préconise, en revanche, c&#8217;est <strong>une réforme de la formation initiale des enseignants</strong>. Pas nécessairement un passage de 3 à 5 ans comme le réclament d&#8217;autres acteurs, c&#8217;est avant tout une réforme en profondeur qu&#8217;il faut faire. Les <strong>cours actuels</strong> ne répondent pas tous aux <strong>besoins</strong> des futurs profs. Or, il est essentiel qu&#8217;ils aient une formation de qualité afin de pouvoir eux-mêmes dispenser par la suite un <strong>enseignement de qualité</strong>.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sur votre page Facebook, vous aviez immédiatement réagi à la proposition du SeGEC, la jugeant élitiste et hypocrite&#8230; pouvez-vous expliquer?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>La proposition du SeGEC est<strong> élitiste</strong>, car elle va, dans les faits, sélectionner les élèves issus des <strong>milieux les plus favorisés</strong>, en laissant très peu de chances aux jeunes issus de milieux <strong>défavorisés</strong>.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Elle est <strong>hypocrite</strong>, car le SeGEC trompe son monde en faisant croire que le test à l’entrée est la solution à tous les problèmes dans l’enseignement obligatoire. C’est totalement faux. Le SeGEC isole <strong>UNE mesure</strong> dans le système scolaire finlandais (qui est plus égalitaire, je le répète) sans tenir compte des autres : inscriptions scolaires très régulées, tronc commun pour tous les élèves jusqu’à 16 ans, enseignement polytechnique, pas de redoublement, etc. Ce sont tous ces éléments qui font en sorte que l’enseignement finlandais se porte mieux. Le SeGEC n’aborde pas cela, au contraire, il se bat contre ces mesures en Belgique (voir par exemple les déclarations contre les différents décrets inscription). Il n’aborde que la mesure qui l’arrange et concorde avec sa vision de l’enseignement.</em></p>
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		<title>Les profs n&#8217;ont-ils plus la cote?</title>
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		<pubDate>Sun, 19 Feb 2012 22:39:26 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jonathanf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[Ernst]]></category>
		<category><![CDATA[pénurie]]></category>
		<category><![CDATA[profs]]></category>
		<category><![CDATA[Simonet]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://www.enseignons.be/actualites/2012/02/19/les-profs-plus-la-cote/"><img align="left" hspace="5" width="125" src="http://www.enseignons.be/actualites/files/2012/02/penurie.jpg" class="alignleft wp-post-image tfe" alt="penurie" title="penurie" /></a>Le thème du débat de l&#8217;émission &#171;&#160;Controverse&#160;&#187;, ce dimanche sur RTL-TVI? La pénurie d&#8217;enseignants&#8230; D&#8217;où cette question &#171;&#160;les profs n&#8217;ont-ils plus la cote?&#160;&#187;. Un titre mal choisi puisque, comme l&#8217;a fait remarquer l&#8217;un des invités, Marc Evrard, préfet de l&#8217;A.R. &#8230; <a href="http://www.enseignons.be/actualites/2012/02/19/les-profs-plus-la-cote/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignnone size-full wp-image-12661" title="penurie" src="http://www.enseignons.be/actualites/files/2012/02/penurie.jpg" alt="penurie" width="300" height="225" />Le thème du débat de l&#8217;émission <strong><em>&laquo;&nbsp;Controverse&nbsp;&raquo;</em></strong>, ce dimanche sur <strong>RTL-TVI</strong>? La pénurie d&#8217;enseignants&#8230; D&#8217;où cette question <em>&laquo;&nbsp;les profs n&#8217;ont-ils plus la cote?&nbsp;&raquo;</em>. Un titre mal choisi puisque, comme l&#8217;a fait remarquer l&#8217;un des invités,<strong> Marc Evrard</strong>, préfet de l&#8217;A.R. Andrée Thomas de Forest, les profs ont plus que jamais la cote&#8230; puisqu&#8217;ils sont devenus rares. Ce qui n&#8217;a plus la cote, c&#8217;est le métier en général. Bon allez&#8230; le sujet a été débattu des centaines de fois ces derniers mois mais bon&#8230; peut-être apprendrons-nous quelque chose. Nous nous installons donc confortablement devant la télévision. Les invités sont des habitués des débats dominicaux : <strong>Marie-Dominique Simonet</strong>, ministre de l&#8217;Enseignement (of course), <strong>Eugène Ernst</strong> et <strong>Pascal Chardome</strong> représentant les <strong>syndicats</strong>, <strong>Hakim Hedia</strong>, président de la FAPEO, la Fédération des associations de parents de l’enseignement officiel, <strong>Pierre-Paul Boulanger</strong>, président de l&#8217;UFAPEC, l&#8217;Union des fédérations des associations de parents de l&#8217;enseignement Catholique&#8230; Étonnamment, pas un seul enseignant en activité sur le plateau. Enfin presque&#8230; les téléspectateurs ont pu découvrir Jessica, universitaire diplômée en journalisme et en sciences politiques, sans formation pédagogique&#8230; Ne trouvant pas de travail &#8211; mais intéressée de découvrir le monde de l&#8217;enseignement et ses enjeux &#8211; elle a plongé dans le grand bain en temps qu&#8217;Article 20&#8230; puisqu&#8217;elle ne disposait pas du titre requis. Aujourd&#8217;hui, Jessica a quitté le métier &#8211; comme 40% des jeunes profs avant leur 5e année &#8211; et son témoignage a certainement choqué quelques personnes<sup><a href="http://www.enseignons.be/actualites/2012/02/19/les-profs-plus-la-cote/#footnote_0_12634" id="identifier_0_12634" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ceux et celles qui ne sont pas enseignants.">1</a></sup>. Il faut dire que son début de carrière n&#8217;était pas folichon.</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>J’avais envoyé le CV au ministère, une école m’a appelée un mardi. On me demande de me présenter le mercredi matin pour rencontrer le préfet. Un entretien rapide&#8230; qui s&#8217;axe plus sur &laquo;&nbsp;est-ce que vous vous sentez capable?&nbsp;&raquo; Voilà, c&#8217;est plutôt du feeling. Oui, je me sens capable&#8230; Je ne sais pas dans quoi je m&#8217;embarque donc oui, je me sens capable. Le jeudi matin, soit 24 heures plus tard, je suis enseignante!&nbsp;&raquo;</em></p>
</blockquote>
<h3 style="text-align: justify;">Le règne de la débrouille</h3>
<p style="text-align: justify;">Non, ne riez pas&#8230; ce qu&#8217;a vécu cette jeune femme, des centaines d&#8217;enseignants le vivent chaque année. Comme l&#8217;a bien rappelé la ministre Simonet, la pénurie d&#8217;enseignants, c&#8217;est d&#8217;abord du ressenti&#8230; En début d&#8217;année, le cadre est complet. Mais c&#8217;est à partir d&#8217;octobre que les choses se compliquent. Et là, on prend ce qu&#8217;on peut. Et <em>&laquo;&nbsp;ce qu&#8217;on prend&nbsp;&raquo;</em> doit se débrouiller seul(e). C&#8217;est cruel mais c&#8217;est ainsi. Du coup, les jeunes ne restent pas. Comme le dit Eugène Ernst <em>&laquo;&nbsp;nous ne manquons pas spécialement d&#8217;enseignants forcés mais nous n&#8217;arrivons pas à les garder&nbsp;&raquo;</em>. Pourquoi? Jessica a sa petite idée&#8230;</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Jeune enseignant(e) = classe poubelle, c&#8217;est mon ressenti. (&#8230;) Il faut un accompagnement concret, un soutien, une écoute, un support structurel dans l&#8217;école. Je voyais dans mon école une hiérarchie. Les enseignants en fin de carrière avaient les &laquo;&nbsp;meilleures classes&nbsp;&raquo;.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">Bien sûr, la responsabilité de l&#8217;accueil des nouveaux enseignants et le choix de leurs attributions revient aux directions d&#8217;école. Des initiatives existent et semblent même porter leurs fruits. Mais elle se comptent sur les doigts d&#8217;une main et sont souvent portées par des enseignants passionnés qui s&#8217;investissent bénévolement au sein de leur établissement. Sans moyens supplémentaires, on aura beau parler et parler encore, il sera difficile d&#8217;essaimer les bonnes pratiques. On ne peut pas ne compter que sur la bonne volonté. Marie-Dominique Simonet :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Il est vrai que les moyens structurels n&#8217;ont pas été prévus mais,  (s&#8217;adressant aux syndicats) reconnaissez avec moi, que lors des négociations sectorielle, j&#8217;avais mis sur la table un montant de 10 millions d&#8217;euros pour l&#8217;accueil et la formation des jeunes enseignants. Ce n&#8217;est pas cette proposition qui a été retenue et nous avons mis les moyens, à votre demande, sur les primes de fin d&#8217;année.</p>
</blockquote>
<h3 style="text-align: justify;">Un salaire peu attractif</h3>
<p style="text-align: justify;">Tout est une question de priorités&#8230; Et le <strong>salaire</strong>? Peut-il  décourager certaines vocations? Selon Marc Evrard, un jeune régent peut espérer gagner aujourd&#8217;hui<strong> 1.500 euros nets</strong> en commençant sa carrière. Crédible? Pas selon cet enseignant : <em>&laquo;&nbsp;J&#8217;ai été diplômé en 2007 et, avec un temps plein &#8211; ce que beaucoup d&#8217;enseignants n&#8217;ont pas, il faut le rappeler &#8211; j&#8217;ai gagné en moyenne 1.300 euros nets la première année (comme isolé au barème 301, titre requis). <strong>Après cinq ans</strong>, je gagne effectivement <strong>1.550 euros par mois</strong>. Ce n&#8217;est pas ridicule comme salaire mais ceux qui n&#8217;ont pas d&#8217;horaire complet ou sont obligés de faire les navettes entre <strong>deux, trois ou quatre écoles</strong> pour avoir un temps plein y laissent des plumes&#8230; beaucoup de <strong>temps</strong> et beaucoup d&#8217;argent.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;">La revalorisation du salaire passera peut-être par un <strong>allongement de la durée des études</strong> pour devenir enseignant. L&#8217;occasion aussi de mieux préparer les étudiants tout en mettant l&#8217;accent sur certains besoins qu&#8217;ils disent ressentir sur le terrain. On le sait, les jeunes profs regrettent leur maigre bagage en <strong>détection des troubles de l&#8217;apprentissage</strong>, techniques de <strong>remédiation</strong> ou gestion de publics issus de la <em>&laquo;&nbsp;diversité culturelle&nbsp;&raquo;</em>. Sans oublier la revalorisation de l&#8217;<strong>image sociétale</strong> : tous les enseignants à Bac+5 = plus de hiérarchie au sein des écoles, par exemple.</p>
<p style="text-align: justify;">Et cette reconnaissance? Nadine (prénom d&#8217;emprunt) est enseignante dans le domaine technique professionnel depuis 25 ans. &laquo;&nbsp;<em>C’est un beau métier qui demande beaucoup d’énergie et une remise en question constante. <strong>Ce n’est pas reconnu</strong>. Et c’est difficile de garder la foi. Ça n’attire pas les jeunes car tout le monde demande à être reconnu dans des efforts et dans son travail</em>.&nbsp;&raquo;</p>
<p style="text-align: justify;">D&#8217;autres pistes? 1. Aboutir enfin sur la<strong> réforme des titres et fonctions</strong>, l’<strong>uniformisation des statuts</strong> (mais la ministre y travaille) afin de stabiliser les enseignants le plus rapidement possible. 2. <strong>Créer des passerelles entre les écoles des différents réseaux</strong> afin de lutter contre la pénurie tout en permettant à certains enseignants d&#8217;avoir un horaire complet&#8230;</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">C&#8217;est un vrai <strong>tabou idéologique</strong>&#8230; parce que dans la pratique, ce ne serait pas compliqué à mettre en oeuvre. Imaginez une école X du réseau officiel qui offre une option &laquo;&nbsp;électromécanique&nbsp;&raquo; à ses élèves. Le nombre d&#8217;élève inscrits ne permet pas à l&#8217;enseignant titulaire d&#8217;avoir un horaire complet. Mais à quelques kilomètres de là, dans l&#8217;école Y, du réseau libre, par exemple, on propose la même option et on ne trouve personne pour assurer les cours. Pourquoi ne pas permettre à l&#8217;enseignant de prester dans ces deux écoles? Non, on préfère laisser les élèves sans cours&#8230; ou engager un enseignant qui n&#8217;est pas qualifié. Pire, certains jeunes profs hésitent à quitter le réseau dans lequel ils ont commencé leur carrière de peur de perdre leur ancienneté. On multiplie les temps partiels&#8230; et on s&#8217;étonne qu&#8217;il y ait pénurie? Décloisonnons notre enseignement et on y verra peut-être plus clair.</p>
</blockquote>
<h3 style="text-align: justify;">Les élèves et les parents sont devenus des consommateurs</h3>
<p style="text-align: justify;">Eugène Ernst : <em>&laquo;&nbsp;Le <strong>marché scolaire</strong> existe plus fort en Communauté française que partout ailleurs. Il existe une liberté d&#8217;inscription&#8230; et le marché scolaire et la concurrence entre établissements fait que l&#8217;enseignement est devenu une entreprise et les parents comme les élèves ont maintenant des comportements des <strong>consommateurs</strong>. Le respect de l&#8217;institution scolaire et de ses acteurs a donc disparu.&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;">A la fin de ce débat, on a envie de dire <em>&laquo;&nbsp;Assez de paroles! Place aux actes!&nbsp;&raquo;</em> Il y a du pain sur la planche&#8230; Comme le dit<strong> Pierre-Paul Boulanger </strong>: <em>&laquo;&nbsp;J&#8217;ai ici la déclaration du gouvernement de 2009&#8230; Il y a cinq pistes pour lutter efficacement contre les pénuries. En milieu de législature, on constate qu&#8217;il y a des pistes qui ne sont même pas commencées &#8211; ou sur lesquelles on ne communique pas assez &#8211; ou bien on constate que des moyens prévus pour ces politiques sont affectés à d&#8217;autres choses.&nbsp;&raquo;</em> Au travail!</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_12634" class="footnote">Ceux et celles qui ne sont pas enseignants.</li></ol><fb:like href='http://www.enseignons.be/actualites/2012/02/19/les-profs-plus-la-cote/' send='true' layout='standard' show_faces='true' width='450' height='65' action='like' colorscheme='light' font='lucida+grande'></fb:like>]]></content:encoded>
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		<title>Enseignons.be au coeur des désignations</title>
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		<pubDate>Tue, 10 Jan 2012 22:53:07 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jonathanf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[désignations]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://www.enseignons.be/actualites/2012/01/10/enseignons-be-designations/"><img align="left" hspace="5" width="125" src="http://www.enseignons.be/actualites/files/2012/01/designations.jpg" class="alignleft wp-post-image tfe" alt="designations" title="designations" /></a>Nous l&#8217;attendions depuis longtemps, nous l&#8217;avons eu&#8230; Quoi donc? Un petit entretien avec quelques représentants de la Cellule Désignations de la Communauté française. Et c&#8217;est le 14 décembre que nous avions rendez-vous pour leur poser nos questions&#8230; enfin, celles de &#8230; <a href="http://www.enseignons.be/actualites/2012/01/10/enseignons-be-designations/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignnone size-full wp-image-12245" title="designations" src="http://www.enseignons.be/actualites/files/2012/01/designations.jpg" alt="designations" width="300" height="225" />Nous l&#8217;attendions depuis longtemps, nous l&#8217;avons eu&#8230; Quoi donc? Un petit entretien avec quelques représentants de la <strong>Cellule Désignations</strong> de la Communauté française. Et c&#8217;est le 14 décembre que nous avions rendez-vous pour leur poser nos questions&#8230; enfin, celles de nos utilisateurs plutôt. Le moment est historique! Nous en avons conscience. Dans quelques minutes, nous rencontrerons <em>&laquo;&nbsp;la voi</em>x&nbsp;&raquo;<sup><a href="http://www.enseignons.be/actualites/2012/01/10/enseignons-be-designations/#footnote_0_12228" id="identifier_0_12228" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="C&amp;#8217;est Charlotte Charpot dans son t&eacute;moignage &amp;laquo;&amp;nbsp;Madame, vous &ecirc;tes une prof de merde&amp;nbsp;&amp;raquo; qui comparait les d&eacute;signateurs &agrave; la voix de Loft Story qui, tout au long du jeu, impose des commandements que les candidats doivent suivre s&amp;#8217;ils ne veulent pas &ecirc;tre p&eacute;nalis&eacute;s.">1</a></sup> &#8230; celle dont on attend l&#8217;appel parfois tout un été et que l&#8217;on aime et redoute tout à la fois.</p>
<h3 style="text-align: justify;">La voix</h3>
<p style="text-align: justify;">Ce matin, c&#8217;est avec <strong>Christophe Paulet</strong>, ex-désignateur pour la zone Verviers et <strong>Surekha Hogge</strong>, désignatrice pour la zone de Liège que nous avons rendez-vous au cabinet de la ministre Simonet. Une fois arrivés dans le hall d&#8217;entrée, nous nous présentons à l&#8217;une des six personnes responsables de l&#8217;accueil, chacune disposant d&#8217;un téléphone et d&#8217;une petite pancarte désignant pour quel ministre elle officie. Et il ne faut pas se tromper.</p>
<h3 style="text-align: justify;">Un classement des &laquo;&nbsp;articles 20&#8243;?</h3>
<p style="text-align: justify;">La première tentative est la bonne (chouette!). Nous devons nous rendre au dernier étage. Un petit badge&#8230; et direction l&#8217;ascenseur. Il ne reste plus qu&#8217;à trouver le bon bureau&#8230; c&#8217;est fait! On peut commencer. Déjà, <strong>merci à vous</strong> de nous recevoir et de nous consacrer un peu de temps pour répondre à quelques questions de nos utilisateurs sur le <strong>forum</strong> et notre <strong>page Facebook</strong>. Expliquez-nous&#8230; les désignations, c&#8217;est qui et que font-ils?</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Christophe Paulet : </strong><em>Avant tout, je voudrais rappeler que les services des désignation, depuis toujours attachés au cabinet des ministres de l’enseignement, ont été transférés vers l&#8217;<strong>administration</strong>. C&#8217;était une volonté de la ministre de mettre un terme à la <strong>« double casquette » ministérielle</strong> qui est à la fois pouvoir subsidiant et régulateur pour tous les réseaux, mais également P.O. pour l’enseignement de la C.F. Le cabinet a engagé des gens proposés par les <strong>trois syndicats</strong>. Ceci permettant une réhabilitation du contrôle syndical fin septembre&#8230; pour les enseignants mais aussi les écoles qui peuvent introduire une <strong>réclamation via leurs syndicats</strong>&#8230; ou non. Il y a actuellement <strong>huit désignateurs</strong>, tous issus des syndicats. Ce sont des <strong>chargés de mission</strong> pour une durée de <strong>deux ans</strong>.  </em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Jonathan Fischbach : Mais qui traite les réclamation et les plaintes? Les désignateurs?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C.P : </strong><em>Non, les réclamations arrivent directement au cabinet de Mme la Ministre et ne sont donc pas traitées par les mêmes personnes. Ce sont elles qui s&#8217;informent ensuite et essayent, si nécessaire, de faire bouger les choses.</em></p>
<h3 style="text-align: justify;">Attention à la vie privée!</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F :</strong> <strong>Beaucoup d&#8217;enseignants se plaignent du manque de transparence des désignations. Le classement arrive souvent après que l&#8217;enseignant ait été désigné dans un établissement et il n&#8217;est pas simple de vérifier si l&#8217;on n&#8217;a pas été lésé. Car si les syndicats savent que tel ou tel enseignant a bien été désigné, ils ignorent dans quel établissement et pour combien de temps. Ne pourrait-on pas imaginer de rendre ces information publiques? Faire en sorte que chaque enseignant puisse savoir qui est désigné où et quand? Rappelons qu&#8217;il n’existe pas de classement des </strong><strong>articles 20 également.</strong><sup><a href="http://www.enseignons.be/actualites/2012/01/10/enseignons-be-designations/#footnote_1_12228" id="identifier_1_12228" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="M. Marco Mattei souhaitait sur notre page Facebook &amp;laquo;&amp;nbsp;un classement pour savoir o&ugrave; nous sommes par rapport &agrave; d&amp;#8217;autres coll&egrave;gues de la r&eacute;gion, de la disponibilit&eacute; pour les direction autant que pour les profs&amp;nbsp;&amp;raquo;.">2</a></sup></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C.P :</strong> <em>C&#8217;est très compliqué. D&#8217;abord pour des questions de <strong>vie privée</strong>. Ce n&#8217;est pas imaginable de communiquer les noms des enseignants et les écoles où ils enseignent. Ensuite, le gros des désignations se fait pratiquement sur un seul mois&#8230; En juin, 80% des enseignants sont placés. Et dans les semaines qui suivent, il y a beaucoup de changements afin de justement respecter ces classements. Publier un listing définitif et fiable serait utopique.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F : Certains enseignants temporaires se plaignent parfois</strong> <strong><a href="http://www.enseignons.be/forum/emploi-f68/topic26369.html?hilit=d%C3%A9signateur">de la manière dont ils sont traités</a> par leur désignateur. D&#8217;autres aimeraient savoir si refuser une désignation peut leur porter préjudice</strong> <strong>et s&#8217;ils peuvent espérer être rappelés malgré tout&#8230;</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Surekha Hogge :</strong> <em>Parfois, on se demande si certains profs ont le sens de la réalité, du terrain. Ils postulent pour un emploi dans l&#8217;enseignement, choisissent un réseau, une zone&#8230; Et quand on les appelle, ils nous répondent &laquo;&nbsp;j&#8217;hésite&#8230; je vous rappellerai si on ne me propose rien d&#8217;autre&nbsp;&raquo;. Et nous, alors? Nous fonctionnons sur base <strong>des demandes des chefs d&#8217;établissement</strong>. Et quand on contacte un professeur, il doit être prêt. Certains refusent parfois un emploi parce qu&#8217;il est situé à <strong>45 km de chez eux</strong>&#8230; Alors oui, les status prévoient que le candidat qui n’accepte pas un poste perd sa priorité pour un emploi de la même fonction pour l’année scolaire en cours. Mais attention,  on peut effectivement refuser un poste dans une zone pour laquelle on n&#8217;a pas postulé&#8230; </em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F : Et s&#8217;il s&#8217;agit de circonstances exceptionnelles? </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>S.H : </strong><em>Il faut aussi se mettre un peu à notre place. Bien sûr qu&#8217;il y a des <strong>situations délicates</strong> et, dans la mesure du possible, nous essayons d&#8217;en tenir compte. Mais quand nous contactons un enseignant, nous n&#8217;avons pas sa situation familiale ni son bilan de santé sous les yeux. Les désignateurs <strong>travaillent par fonction</strong>&#8230; A partir de là, nous regardons qui est disponible &#8211; parfois, c&#8217;est une classe de 30 élèves de 2e primaire qui ont besoin d&#8217;un instituteur pour le lendemain &#8211; en fonction du nombre de candidatures et donc de la <strong>position dans le classement</strong>. Et si nous veillons à assurer une certaine <strong>stabilité pédagogique</strong> dans les écoles, on respecte toujours le classement. </em></p>
<h3 style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Une petite exception pour moi?&nbsp;&raquo;</em></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F :</strong> <strong>Vous rencontrez parfois des difficultés?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>S.H :</strong> <em>Ce n&#8217;est pas toujours simple. Il faut parfois réparer certaines erreurs des candidats. Comme ces jeunes profs fraîchement diplômés qui oublient d&#8217;envoyer en juin leur diplôme ou leur attestation de réussite et sont donc classés dans les articles 20. Ou ces professeurs qui assurent des &laquo;&nbsp;petits cours&nbsp;&raquo; d&#8217;une ou deux heures par semaine et qui exigent absolument un temps plein&#8230; mais râlent s&#8217;ils sont dans plusieurs écoles, ce qui est parfois inévitable. Et puis il y a ceux qui exigent d&#8217;être désignés en lieu et place d&#8217;un collègue moins bien classé&#8230; même s&#8217;il s&#8217;agit d&#8217;un remplacement de très courte durée. Parfois, il suffirait d&#8217;un peu de patience car un remplacement plus long est parfois en vue pour ces enseignants trop pressés. Je dis donc que si le statut doit être respecté, il faut aussi veiller à la stabilité pédagogique. Les désignateurs doivent agir en bon père de famille.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C.P :</strong> <em>C&#8217;est amusant car certains profs qui nous téléphonent nous disent &laquo;&nbsp;il y a le respect des statuts, c&#8217;est très bien&#8230; mais on ne pourrait pas faire une petite exception pour moi?&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F : Vous avez beaucoup d&#8217;enseignants à désigner chaque année?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>S.H :</strong> <em>Sur la zone de Liège, ils sont entre 5 et 6.000 chaque année à attendre une désignation. C&#8217;est du travail d&#8217;essayer de satisfaire tous ces enseignants&#8230; mais on y arrive. La force de la Communauté française, c&#8217;est son réseau et ses <strong>nombreuses écoles</strong>. Mais c&#8217;est aussi sa faiblesses, évidemment.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F :</strong> <strong>Les enseignants vivent parfois très mal d&#8217;être désignés dans une école A le lundi puis déplacés dans une école B quelques jours plus tard&#8230; Vous le comprenez?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>S.H :</strong> <em>Bien sûr! Mais quand on fait sauter une personne, ça n&#8217;a rien de personnel. Nous, on ne voit que des chiffres sur notre ordinateur&#8230; cela n&#8217;a rien à voir avec les <strong>compétences</strong> de la personne. C&#8217;est que à un moment donné, il a fallu déplacer un enseignant plus ancien.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>J.F :</strong> <strong>Et le téléphone qui sonne, qui sonne&#8230; C&#8217;est difficile de vous joindre!</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>S.H :</strong> <em>Vous imaginez le nombre de personnes qui essayent de nous contacter fin d&#8217;année et quelques jours avant la rentrée? Faites passer le mot : <strong>préférez le mail</strong> au téléphone!</em></p>
<p style="text-align: justify;">Rappelons également aux jeunes enseignants que l&#8217;<strong>ancienneté</strong> acquise dans un réseau ne sera pas valorisée dans un autre&#8230; sauf au niveau <strong>salarial</strong>. Travailler deux ans, par exemple, dans le réseau provincial ne donne aucune priorité statutaire sur un jeune enseignant fraîchement diplômé et convoitant, comme vous peut-être, une place dans le réseau de la Communauté française. Beaucoup de professeurs l&#8217;ignorent encore&#8230;</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_12228" class="footnote">C&#8217;est Charlotte Charpot dans son témoignage &laquo;&nbsp;Madame, vous êtes une prof de merde&nbsp;&raquo; qui comparait les désignateurs à la voix de Loft Story qui, tout au long du jeu, impose des commandements que les candidats doivent suivre s&#8217;ils ne veulent pas être pénalisés.</li><li id="footnote_1_12228" class="footnote">M. Marco Mattei souhaitait sur notre page Facebook <em>&laquo;&nbsp;un classement pour savoir où nous sommes par rapport à d&#8217;autres collègues de la région, de la disponibilité pour les direction autant que pour les profs&nbsp;&raquo;</em>.</li></ol><fb:like href='http://www.enseignons.be/actualites/2012/01/10/enseignons-be-designations/' send='true' layout='standard' show_faces='true' width='450' height='65' action='like' colorscheme='light' font='lucida+grande'></fb:like>]]></content:encoded>
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		<title>Pour Steve Jobs, les syndicats paralysaient l&#8217;école</title>
		<link>http://www.enseignons.be/actualites/2011/11/29/steve-jobs-syndicats-ecole/</link>
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		<pubDate>Tue, 29 Nov 2011 20:05:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jonathanf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[Steve Jobs]]></category>
		<category><![CDATA[syndicats]]></category>
		<category><![CDATA[technologie]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/11/29/steve-jobs-syndicats-ecole/"><img align="left" hspace="5" width="125" src="http://www.enseignons.be/actualites/files/2011/11/stevejobs-195x300.jpg" class="alignleft wp-post-image tfe" alt="stevejobs" title="stevejobs" /></a>Il nous a quittés le 5 octobre dernier, mais l&#8217;emblématique Patron d&#8217;Apple n&#8217;a pas fini de faire parler de lui. Sa dernière biographie, écrite par Walter Isaacson, fait un tabac dans les librairies et sera, à coup sûr, au pied &#8230; <a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/11/29/steve-jobs-syndicats-ecole/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignnone size-medium wp-image-11899" title="stevejobs" src="http://www.enseignons.be/actualites/files/2011/11/stevejobs-195x300.jpg" alt="stevejobs" width="195" height="300" />Il nous a quittés le 5 octobre dernier, mais l&#8217;emblématique Patron d&#8217;<strong>Apple</strong> n&#8217;a pas fini de faire parler de lui. Sa dernière biographie, écrite par <strong>Walter Isaacson</strong>, fait un tabac dans les librairies et sera, à coup sûr, au pied de nombreux sapins le soir de Noël. Au cours de ces nombreux entretiens (40 au total, que Walter Isaacson a consciencieusement consignés jusqu&#8217;à la mort du fondateur de la marque à la pomme), l&#8217;entrepreneur américain n&#8217;y va pas de main morte avec les <strong>syndicats</strong> qu&#8217;il accuse de <em>&laquo;&nbsp;paralyser&nbsp;&raquo;</em> le <strong>système éducatif américain</strong>. <em>&laquo;&nbsp;Tant qu&#8217;on n&#8217;aura pas brisé les reins des syndicats d&#8217;enseignants, il n&#8217;y avait presque aucun espoir de réforme dans l&#8217;éducation.&nbsp;&raquo; </em>Steve Jobs, qui pensait que le salut de l&#8217;éducation viendrait d&#8217;une plus grande autonomie, proposait que les <strong>directeurs d&#8217;écoles puissent embaucher et licencier les enseignants en fonction de leur mérite.</strong> Mieux encore, il imaginait possible d&#8217;organiser l&#8217;enseignement <em style="text-align: justify;"></em>avec des écoles ouvertes jusque <strong>18 heures</strong>&#8230; et <strong>11 mois par an !</strong> A ses yeux, les problèmes de l&#8217;école étaient avant tout de nature socio-politique :</p>
<h3 style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Les problèmes, ce sont les syndicats&nbsp;&raquo;</em></h3>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Le problème ce sont les syndicats. Si vous tracez côte-à-côte la croissance de l&#8217;AEN [National Education Association, un syndicat d'enseignants] et les résultats aux tests SAT des étudiants<sup><a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/11/29/steve-jobs-syndicats-ecole/#footnote_0_11893" id="identifier_0_11893" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le SAT Reasoning Test est un examen standardis&eacute; utilis&eacute; sur une base nationale pour l&amp;#8217;admission aux coll&egrave;ges et aux universit&eacute;s aux &Eacute;tats-Unis.">1</a></sup>, vous remarquerez qu&#8217;ils sont inversement proportionnels. Les problèmes, ce sont les syndicats dans les écoles. Le problème, c&#8217;est la bureaucratie. Je suis une de ces personnes qui croient que la meilleure chose que nous puissions faire est de mettre en place un système de bons scolaires ou <strong>chèques-éducation</strong>.</p>
</blockquote>
<h3 style="text-align: justify;"><em>« Que ferais-je si je devais décider du programme d&#8217;une école ? »</em></h3>
<p style="text-align: justify;">Et le visionnaire californien de continuer : &laquo;&nbsp;<em>J&#8217;ai une fille de 17 ans qui est allée dans une <strong>école privée</strong> pendant quelques années avant l&#8217;école secondaire. Cette école privée est la meilleure école que j&#8217;ai vue de ma vie. Elle a été classée parmi les <strong>100 meilleures écoles</strong> en Amérique. C&#8217;était phénoménal. La scolarité coûtait <strong>5500 $ par année</strong>, ce qui est beaucoup d&#8217;argent pour la plupart des parents. Mais les enseignants étaient moins bien payés que ceux des <strong>écoles publiques</strong> — il ne s&#8217;agit donc pas d&#8217;une question de rémunération des enseignants. J&#8217;ai demandé au trésorier de l&#8217;État (ministre des Finances de Californie) ce que la Californie payait en moyenne cette année-là pour scolariser un enfant, et je crois que c&#8217;était <strong>4400 $</strong>. S&#8217;il est vrai que peu de parents peuvent se permettre de payer 5500 $ par an, nombreux sont ceux qui pourraient se permettre de payer 1000 $ par année.</em><sup><a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/11/29/steve-jobs-syndicats-ecole/#footnote_1_11893" id="identifier_1_11893" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le Monde.fr &amp;#8211; 20.11.11">2</a></sup></p>
<p style="text-align: justify;"><em> Si nous donnions des <strong>chèques-éducation</strong> à chaque parent de <strong>4400 $ par an</strong> (et par enfant), on verrait surgir des écoles de tous bords. Les gens diraient : « Démarrons une école ! » On pourrait même avoir une filière à l&#8217;université de Stanford au sein du programme de MBA sur comment être un <strong>patron d&#8217;école</strong>. Et ce gestionnaire pourrait se joindre à d&#8217;autres personnes, et ils fonderaient une école. Vous auriez de <strong>jeunes idéalistes</strong> qui lanceraient des écoles et travailleraient pour trois fois rien.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> Ils le feraient parce qu&#8217;ils seraient en mesure de décider du programme. Quand vous avez des enfants, vous vous dites, &laquo;&nbsp;qu&#8217;est-ce que je veux vraiment qu&#8217;ils apprennent ?&nbsp;&raquo; La plupart des choses qu&#8217;ils étudient à l&#8217;école sont complètement <strong>inutiles</strong>. Alors que vous n&#8217;apprenez d&#8217;autres choses,  incroyablement précieuses, que nettement plus tard  —  mais là on pourrait les enseigner aux enfants quand ils sont jeunes. Et vous commencez à vous dire : « <strong>Que ferais-je si je devais décider du programme d&#8217;une école ? »</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;"><em> Bon dieu ! Comme cela serait passionnant ! Mais vous ne pouvez pas le faire aujourd&#8217;hui. Vous seriez fou de travailler dans une école de nos jours. Vous ne pouvez pas faire ce que vous voulez. Vous ne pouvez pas choisir vos manuels, votre programme. Vous ne pouvez enseigner qu&#8217;un domaine pointu. Qui voudrait jamais faire ça ?</em>&laquo;&nbsp;</p>
<h3 style="text-align: justify;">La technologie au secours de l&#8217;école?</h3>
<p style="text-align: justify;">Et l&#8217;informatique? Steve Jobs, qui a déjà placé et placera encore de nombreux ordinateurs et tablettes dans les écoles, pense-t-il qu&#8217;il pourra améliorer l&#8217;enseignement? L&#8217;homme, paradoxalement, en doute&#8230;</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">J&#8217;ai probablement été le fer de lance sur la planète dans le don de matériel informatique aux écoles. Mais j&#8217;ai été forcé d&#8217;admettre que <strong>le problème n&#8217;en est pas un que l&#8217;informatique pourrait résoudre</strong>. Ce qui cloche avec l&#8217;éducation ne peut être corrigé avec la technologie.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;">On ne corrigera pas les carences de l&#8217;école avec la technologie&#8230; Voilà qui mériterait d&#8217;être rappelé à l&#8217;heure où nos écoles s&#8217;équipent massivement en ordinateurs et tableaux interactifs&#8230; Et vous, quel est votre avis?</p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_11893" class="footnote"><em>Le <strong>SAT Reasoning Test</strong> est un examen standardisé utilisé sur une base nationale pour l&#8217;admission aux collèges et aux universités aux États-Unis.</em></li><li id="footnote_1_11893" class="footnote">Le Monde.fr &#8211; 20.11.11</li></ol><fb:like href='http://www.enseignons.be/actualites/2011/11/29/steve-jobs-syndicats-ecole/' send='true' layout='standard' show_faces='true' width='450' height='65' action='like' colorscheme='light' font='lucida+grande'></fb:like>]]></content:encoded>
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		<title>&#171;&#160;La collation de 10h crée un apport calorifique superflu&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Sat, 12 Nov 2011 15:26:17 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jonathanf</dc:creator>
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		<category><![CDATA[10h]]></category>
		<category><![CDATA[collation]]></category>
		<category><![CDATA[obésité]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/11/12/collation-apport-calorifique-superflu/"><img align="left" hspace="5" width="125" src="http://www.enseignons.be/actualites/files/2011/11/chocolat.jpg" class="alignleft wp-post-image tfe" alt="chocolat" title="chocolat" /></a>Marie-José Mozin est diététicienne pédiatrique à l’hôpital des enfants Reine Fabiola à Bruxelles. Chaque jour, elle voit de jeunes enfants en surpoids. Elle a mené plusieurs études sur l’impact de la collation sur le métabolisme de l’enfant. La collation de &#8230; <a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/11/12/collation-apport-calorifique-superflu/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignnone size-full wp-image-11686" title="chocolat" src="http://www.enseignons.be/actualites/files/2011/11/chocolat.jpg" alt="chocolat" width="200" height="200" />Marie-José Mozin est diététicienne pédiatrique à l’hôpital des enfants Reine Fabiola à Bruxelles. Chaque jour, elle voit de jeunes enfants en surpoids. Elle a mené plusieurs études sur l’impact de la collation sur le métabolisme de l’enfant.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>La collation de 10 heures favorise-t-elle le surpoids chez l’enfant ?</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Evidemment. Elle n’est pas la seule responsable mais elle crée un apport calorifique superflu. Avec un bon petit-déjeuner, l’enfant n’a pas faim avant l’heure du repas. Dans ma consultation, 35 % des enfants ont déjà du cholestérol.</p>
<h3 style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Inutile de les nourrir toutes les deux heures&nbsp;&raquo;</h3>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Pourtant certains parents affirment que leur enfant réclame sa collation.</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">L’enfant est habitué à la recevoir. Pour lui, récréation rime avec alimentation. S’il a seulement mangé un bol de céréales le matin, il aura faim à 10 h. Les céréales contiennent 35 à 40 % de sucres. Elles peuvent être  occasionnellement  un élément du petit-déjeuner. Si elles sont quotidiennes, l’enfant a faim. Et comme par miracle, il existe une barre céréalière de la même marque. Les responsables marketing ont donc réussi à vendre deux produits. Il ne faut jamais oublier qu’ils ne sont pas là pour la santé publique mais pour vendre.</p>
<h3 style="text-align: justify;">La soupe : une bonne alternative !</h3>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>L’école gave-t-elle les enfants ?</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Lorsqu’elle prévoit une collation à 10 h et une autre à 14 h 30, oui. Je n’arrête pas de faire des certificats médicaux pour que les enfants en surpoids ne soient pas obligés de manger une collation. Ce ne sont plus des bébés. Inutile de les nourrir toutes les deux heures !</p>
<p style="text-align: justify;"><em><strong>Manger une soupe est-il une bonne alternative aux biscuits ?</strong></em></p>
<p style="text-align: justify;">Tout à fait. Décaler le potage de midi à 10 h est une bonne solution. Elle permet la perte de poids chez les enfants en surpoids. Ils sont aussi plus calmes en classe. Tout le monde est gagnant.<sup><a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/11/12/collation-apport-calorifique-superflu/#footnote_0_11683" id="identifier_0_11683" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Propos recueillis par Vanessa Lhuillier pour Le Soir &amp;#8211; 9.11.11">1</a></sup></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_11683" class="footnote">Propos recueillis par<strong> Vanessa Lhuillier</strong> pour Le Soir &#8211; 9.11.11</li></ol><fb:like href='http://www.enseignons.be/actualites/2011/11/12/collation-apport-calorifique-superflu/' send='true' layout='standard' show_faces='true' width='450' height='65' action='like' colorscheme='light' font='lucida+grande'></fb:like>]]></content:encoded>
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		<item>
		<title>Nus pour défendre l’éducation : qui sont-ils?</title>
		<link>http://www.enseignons.be/actualites/2011/09/30/nus-defendre-education-qui-sont-ils/</link>
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		<pubDate>Fri, 30 Sep 2011 19:29:48 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jonathanf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[collectif]]></category>
		<category><![CDATA[dépouillement]]></category>
		<category><![CDATA[école]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/09/30/nus-defendre-education-qui-sont-ils/"><img align="left" hspace="5" width="125" src="http://www.enseignons.be/actualites/files/2011/09/02octobre-300x207.jpg" class="alignleft wp-post-image tfe" alt="profs" title="profs" /></a>Le Collectif contre le dépouillement de l’école continue de faire parler de lui en France. Ils ont été très actifs cette semaine où leur présence en tête de plusieurs cortèges a évidemment fait couler beaucoup d&#8217;encre. Qui sont-ils? Que veulent-ils? &#8230; <a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/09/30/nus-defendre-education-qui-sont-ils/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignnone size-medium wp-image-11040" title="profs" src="http://www.enseignons.be/actualites/files/2011/09/02octobre-300x207.jpg" alt="profs" width="300" height="207" />Le Collectif contre le dépouillement de l’école continue de faire parler de lui en France. Ils ont été très actifs cette semaine où leur présence en tête de <a href="http://www.20minutes.fr/societe/795416-greve-education-quand-corps-enseignant-devoile">plusieurs cortèges</a> a évidemment fait couler beaucoup d&#8217;encre. Qui sont-ils? Que veulent-ils? Pour Enseignons.be, ils ont accepté de répondre à quelques questions.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Quels sont les retours de la société depuis quelques jours? Votre action a été magistralement médiatisée, tant en France qu&#8217;en Belgique.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>La seule évaluation que nous ayons, outre les soutiens et les marques de sympathie de nos collègues et amis, c&#8217;est le baromètre des signatures de notre manifeste (plus de 30 000 signatures à ce jour). Nous recevons aussi des centaines de messages de soutien via notre site, qui émanent autant de collègues que de parents d’élèves. Nous suscitons une vague d’espoir et d’enthousiasme qui nous surprend nous-mêmes : de nombreuses personnes, jusqu’alors découragées par la destruction systématique de l’école et des services publics, ont envie de se battre autrement, y compris par l’image. Loin des campagnes de com’ honteuses du ministre, nos photographies ont dévoilé la vérité du métier de prof…dépouillés, mais la tête encore haute.</em></p>
<h3 style="text-align: justify;">&laquo;&nbsp;Le combat doit être collectif&nbsp;&raquo;</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Comment gérez-vous cette médiatisation? Pensez-vous devoir répondre à de nouvelles sollicitations (TV, radio, presse écrite)?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Gérer la médiatisation n&#8217;est pas très difficile, il suffit de refuser de communiquer avec les journalistes qui tentent de personnifier notre action, qui cherchent à instrumentaliser comme élément comique ou qui exigent que nous levions notre anonymat; bref il est aisé de contourner tous ceux qui veulent parler de la forme et non du fond. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>A ceux qui disent que c&#8217;est le rôle des syndicats de se battre pour l&#8217;école et les conditions de travail des enseignants, que répondez-vous?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>A ceux-là nous répondons que nous sommes d&#8217;accord. Le combat doit être collectif, or collectif c&#8217;est ce que nous sommes. Nous ne prétendons pas, loin de là, supplanter l&#8217;action syndicale (comme vous le dites plus loin, nous sommes pour une bonne part d&#8217;entre nous syndiqués ici ou là) mais l&#8217;accompagner en ponctuant les temps faibles du conflit social. Hier dans la manifestation parisienne, nous ne sommes apparus que quelques minutes avant de reprendre nos places de militants anonymes dans nos cortèges respectifs.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Envisagez-vous de nouvelles actions? Vous sentez-vous investis d&#8217;une mission?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Investi d&#8217;une mission? Et par qui ? Non, évidemment. Ou alors, si&#8230; Une mission de service public, la même que nous continuons contre vents et marées, en dépit de « réformes » destructrices, à assumer au quotidien dans nos classes. Disons plutôt que l&#8217;on se sent, par les attaques successives de ce gouvernement, désinvesti de notre mission d&#8217;enseignant. Dépouillés.</em></p>
<h3 style="text-align: justify;">Un collectif qui avance masqué?</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ne croyez-vous pas que les enseignants derrière ce projet devraient &laquo;&nbsp;tomber le masque&nbsp;&raquo;. Vous écrivez être un groupe d’enseignants syndiqués (de différents syndicats) et non syndiqués, qui se battent pour une école publique de qualité. C&#8217;est un peu faible, non? Le public n&#8217;est-il pas en droit de savoir qui est derrière ce projet?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Tomber le masque? Nous posons sur le calendrier à visage découvert. Il est dès lors assez aisé de nous identifier. Si personne ne l&#8217;a fait, c&#8217;est qu&#8217;en réalité cela n&#8217;intéresse personne. Sachez qu&#8217;aucun des 30.000 signataires du manifeste n&#8217;a ressenti le besoin de connaître notre identité. Nous prétendons être une force symbolique, un catalyseur d’énergies pour la défense de l’école publique , pas un énième think tank ou groupe de pression organisé. Le collectif, ce ne sont pas les 15 profs dénudés sur le calendrier, ce sont tous ceux qui sont en train de reprendre le flambeau en proposant, ici et là en France, les futures actions-chocs.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Envisagez-vous de rencontrer les candidats à l&#8217;élection présidentielle pour leur exposer votre projet?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les rencontrer, sans doute pas, car nous ne sommes pas des représentants. Les interpeller peut-être&#8230;En l’état actuel des choses, nous n’attendons pas grand chose d’une alternance politique annoncée, car les programmes de gauche comme de droite reposent sur les mêmes présupposés : essentiellement les recommandations de l’OCDE et de l’Europe qui font de l’école un service rendu aux entreprises. C’est à une refondation de la politique éducative tout entière que nous en appelons.</em></p>
<p style="text-align: justify;">Mais quand le collectif avance que <em>&laquo;&nbsp;personne ne s&#8217;intéresse à leur identité&nbsp;&raquo;</em>, il se trompe. Certains cherchent à comprendre les motivations profondes de ces enseignants et à saisir le projet qu&#8217;ils portent pour l&#8217;école. <a href="http://philippe-watrelot.blogspot.com/search?q=nus">Philippe Watrelot</a> s&#8217;interrogeait ainsi sur l’origine de ce collectif et sur la teneur du manifeste. Un manifeste qui reprendrait plusieurs <a href="http://deblog-notes.over-blog.com/article-profs-a-poil-bonne-operation-de-com-et-pis-c-est-tout-84979135.html">thèmes conservateurs</a>. Une des figures de proue du mouvement aurait aussi été identifiée : il s&#8217;agirait de <a href="http://www.lepost.fr/article/2011/09/23/2596855_profs-a-poil-bonne-operation-de-com-et-pis-c-est-tout_0_6091605.html">Fanny Capel</a>, auteure de &laquo;&nbsp;<em>Qui a eu cette idée folle un jour de casser l&#8217;école ?&nbsp;&raquo;</em></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;">Sans que cela ne préjuge en rien des opinions des autres enseignants présents dans ce calendrier, on peut en tout cas indiquer que l‘enseignante d’octobre 2011 est en fait Fanny Capel, qui se situe plutôt dans la mouvance anti-pédago et conservatrice et qui est bien connue des médias pour avoir écrit plusieurs ouvrages sur ces thèmes et collaboré aussi à plusieurs revues dont Télérama. Malgré toute la sympathie que peut attirer cette belle opération de com’, il est toujours intéressant de savoir où s’inscrivent les collectifs qui s’avancent masqués.</p>
</blockquote>
<fb:like href='http://www.enseignons.be/actualites/2011/09/30/nus-defendre-education-qui-sont-ils/' send='true' layout='standard' show_faces='true' width='450' height='65' action='like' colorscheme='light' font='lucida+grande'></fb:like>]]></content:encoded>
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		<title>Faut-il rétablir l&#8217;uniforme à l&#8217;école?</title>
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		<pubDate>Sun, 18 Sep 2011 17:20:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jonathanf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[Baroin]]></category>
		<category><![CDATA[école]]></category>
		<category><![CDATA[uniforme]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/09/18/faut-il-retablir-uniforme-ecole/"><img align="left" hspace="5" width="125" src="http://www.enseignons.be/actualites/files/2011/09/uniforme.jpg" class="alignleft wp-post-image tfe" alt="uniforme" title="uniforme" /></a>Ce 13 septembre, l&#8217;émission &#171;&#160;On n&#8217;est pas des pigeons&#160;&#187;, sur la RTBF, a abordé la question de l&#8217;uniforme à l&#8217;école. Un rapide sondage sur notre page Facebook nous a révélé que 65% des parents et enseignants sondés étaient en faveur &#8230; <a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/09/18/faut-il-retablir-uniforme-ecole/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignnone size-full wp-image-10910" title="uniforme" src="http://www.enseignons.be/actualites/files/2011/09/uniforme.jpg" alt="uniforme" width="300" height="289" />Ce 13 septembre, l&#8217;émission <a href="http://www.rtbf.be/video/v_on-n-est-pas-des-pigeons?id=1248353&amp;category=info"><em>&laquo;&nbsp;On n&#8217;est pas des pigeons&nbsp;&raquo;</em></a>, sur la RTBF, a abordé la question de l&#8217;<strong>uniforme à l&#8217;école</strong>. Un rapide sondage sur notre <a href="https://www.facebook.com/Enseignons">page Facebook</a> nous a révélé que <strong>65% des parents et enseignants</strong> sondés étaient en faveur d&#8217;un retour de l&#8217;uniforme à l&#8217;école.</p>
<p style="text-align: justify;">Chez nos voisins français, l&#8217;uniforme a aussi ses partisans&#8230; et ses détracteurs. Symbole d&#8217;égalité ou retour de l&#8217;ordre moral? Laissons la parole à <strong>François Baroin</strong>, ministre des Finances et de l&#8217;Industrie et <strong>Gérard Aschieri</strong>, ancien secrétaire général de la Fédération syndicale unitaire.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Un moyen de lutter contre la violence et le racket&nbsp;&raquo;</em></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>François Baroin est pour :</strong> Personnellement, j&#8217;y vois un moyen de lutter contre la <strong>violence</strong> et le <strong>racket</strong> qui minent certains établissements scolaires et qui pourrissent la vie de nos adolescents. Une violence générée par l&#8217;envie de posséder le blouson ou les baskets de marque du copain. La <strong>course effrénée aux marques</strong> qui transforme les enfants en mannequins crée par ailleurs des tensions au sein même des familles et des clivages entre celles qui ont les moyens d&#8217;accéder aux désirs de leur progéniture et celles qui ne les ont pas.</p>
<p style="text-align: justify;">Ne nous leurrons pas, l&#8217;uniforme existe déjà dans les établissements scolaires: il est matérialisé aujourd&#8217;hui par trois bandes, un puma ou une virgule.  Bien sûr, on m&#8217;objectera que l&#8217;uniforme est <strong>synonyme de négation de l&#8217;individualité</strong>, que le défendre revient à prôner le retour de la lampe à huile. Mais ce n&#8217;est pas parce que l&#8217;idée est ancienne qu&#8217;elle est nécessairement mauvaise! Elle mérite au moins que l&#8217;on prenne la peine d&#8217;y réfléchir. L&#8217;uniforme a eu ses vertus, il les a peut-être toujours. En regardant ce qui se passe à l&#8217;étranger, j&#8217;ai été très frappé de constater qu&#8217;il gagnait du terrain en Amérique du Sud, aux Etats-Unis et au Canada, notamment. <strong>Bill Clinton</strong>, qui ne passe pas précisément pour un <strong>monument de conservatisme</strong>, a même estimé que cela valait le coup d&#8217;essayer, si le port d&#8217;un uniforme permettait de <strong>sauver la vie d&#8217;un ado</strong> auquel on veut voler son blouson.</p>
<p style="text-align: justify;">Voilà pourquoi je suggère de tenter quelques expériences dans des établissements scolaires de quartiers sensibles. Trois conditions devraient être réunies: l&#8217;approbation du corps enseignant; l&#8217;association des élèves au choix de la coupe et des couleurs; la participation financière des collectivités locales &#8211; communes pour les écoles primaires, départements pour les collèges, régions pour les lycées. Au bout d&#8217;un an ou deux, on pourrait faire une évaluation des résultats, particulièrement en termes d&#8217;<strong>ambiance générale</strong>, et décider ou non de prolonger et d&#8217;élargir l&#8217;expérimentation. La question du financement relèverait alors d&#8217;un choix politique.</p>
<h3 style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Nier la diversité ne fait pas accepter les différences&nbsp;&raquo;</em></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Gérard Aschieri est contre :</strong> Il y a là comme un parfum de retour à un âge d&#8217;or qui n&#8217;a jamais existé. Quand j&#8217;étais au lycée, à Marseille, seules les filles portaient la blouse&#8230; Plus tard, pendant mon service militaire, j&#8217;ai enseigné au lycée militaire de Saint-Cyr-l&#8217;Ecole, dont les élèves venaient en classe en treillis. Eh bien, cela ne changeait pas grand-chose à leur comportement ni à leur rapport à l&#8217;autorité&#8230; Par ailleurs, proposer de réintroduire une manière d&#8217;uniformité dans les écoles d&#8217;aujourd&#8217;hui me semble bien illusoire. Regardez les jeunes, la <strong>diversité de leurs tenues vestimentaires</strong> et de leurs comportements, leur goût du détail. Il est faux de dire qu&#8217;ils sont adeptes du standard jean-baskets! En leur imposant la blouse ou tout autre type d&#8217;uniforme, on irait <strong>contre leurs aspirations</strong>. Cela pourrait s&#8217;entendre si cette mesure avait une <strong>portée éducative</strong>. Mais elle relève de l&#8217;<strong>effet placebo</strong>. L&#8217;école est confrontée à la montée des inégalités, des incivilités, de la violence et de la tentation communautaire. Sa responsabilité est d&#8217;apprendre aux jeunes à <strong>vivre ensemble</strong>. De faire en sorte, aussi, qu&#8217;ils se retrouvent dans des <strong>valeurs communes</strong> &#8211; celles de la République.</p>
<p style="text-align: justify;">Ce n&#8217;est pas en <strong>occultant les différences sociales</strong> qu&#8217;on les fera disparaître. Ce n&#8217;est pas davantage en substituant la blouse aux symboles religieux, comme en rêvent certains, que l&#8217;on réglera la question. Le vrai travail doit être <strong>éducatif</strong>. Il nécessite un personnel qualifié dans les différents métiers de l&#8217;éducation et une réflexion de fond sur les savoirs et les compétences nécessaires pour construire une culture partagée par tous. Ni la blouse ni l&#8217;uniforme n&#8217;apportent cela. Imposer l&#8217;un ou l&#8217;autre pourrait même se révéler contre-productif.</p>
<p style="text-align: justify;">Si on commence par nier la diversité et l&#8217;individualité des jeunes, quelle chance a-t-on de les faire adhérer à un projet pédagogique dont l&#8217;objet est, précisément, l&#8217;acceptation des différences? J&#8217;ai testé l&#8217;idée auprès de mes élèves de BTS. La réaction a été unanime: un grand cri d&#8217;horreur! Ils ressentent toute idée de blouse ou d&#8217;uniforme, quel qu&#8217;il soit, comme profondément contraire à leur culture et à leur vécu. L&#8217;une de mes étudiantes m&#8217;a même dit que, dans de telles conditions, <strong>elle préférerait arrêter ses études</strong>. De plus, je ne suis pas sûr que le culte voué par les jeunes aux marques en souffrirait. Rien n&#8217;empêche de porter un uniforme avec des baskets siglées.<sup><a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/09/18/faut-il-retablir-uniforme-ecole/#footnote_0_10906" id="identifier_0_10906" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="L&amp;#8217;Express">1</a></sup></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_10906" class="footnote">L&#8217;Express</li></ol><fb:like href='http://www.enseignons.be/actualites/2011/09/18/faut-il-retablir-uniforme-ecole/' send='true' layout='standard' show_faces='true' width='450' height='65' action='like' colorscheme='light' font='lucida+grande'></fb:like>]]></content:encoded>
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		<title>Imposer l&#8217;éducation à la vie affective et sexuelle aux écoles</title>
		<link>http://www.enseignons.be/actualites/2011/09/14/imposer-education-vie-affective-sexuelle/</link>
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		<pubDate>Wed, 14 Sep 2011 17:56:45 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jonathanf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
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		<category><![CDATA[sexualité]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/09/14/imposer-education-vie-affective-sexuelle/"><img align="left" hspace="5" width="125" src="http://www.enseignons.be/actualites/files/2011/09/sexualite.jpg" class="alignleft wp-post-image tfe" alt="sexualité" title="sexualite" /></a>Une interview de Nicolas Menschaert, président de la Fédération laïque des centres de planning familial. A l’heure actuelle, toutes les écoles ne dispensent pas l’EVAS (éducation à la vie affective et sexuelle). Pourquoi ? On dispose de très peu de &#8230; <a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/09/14/imposer-education-vie-affective-sexuelle/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><strong><img class="alignnone size-full wp-image-10870" title="sexualite" src="http://www.enseignons.be/actualites/files/2011/09/sexualite.jpg" alt="sexualité" width="297" height="198" />Une interview de Nicolas Menschaert, président de la Fédération laïque des centres de planning familial.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>A l’heure actuelle, toutes les écoles ne dispensent pas l’EVAS (éducation à la vie affective et sexuelle). Pourquoi ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>On dispose de très peu de données sur les écoles qui sont couvertes et sur celles qui ne le sont pas. On ne connaît pas non plus la raison des freins. S’agit-il de<strong> problèmes organisationnels</strong>, <strong>idéologiques</strong>, de <strong>pressions des parents</strong> ou des <strong>élèves</strong> (&laquo;&nbsp;nous, on ne parle pas de cela avant le mariage&nbsp;&raquo;) ? L’éducation à la vie affective et sexuelle est un <strong>droit</strong>. Un droit qui, d’ailleurs, découle de conférences internationales.</em></p>
<h3 style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Ce n&#8217;est pas aux écoles de décider&nbsp;&raquo;</em></h3>
<p style="text-align: justify;"><em>Il faut rappeler qu’a été reconnu, dans le cadre de la Conférence internationale de la population et du développement qui s’est déroulée au Caire en 1994, le droit d’accéder à la meilleure santé en matière de sexualité et de reproduction.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour vous, pour quelles raisons principales faut-il inscrire l’éducation à la vie affective et sexuelle dans le programme scolaire…</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>En 2003, une enquête a été réalisée par l’unité promotion éducation santé du département d’épidémiologie et de promotion de la santé de l’ULB. Cette étude montrait, notamment, que <strong>20 % de jeunes parmi les 2e, 3e et 4e secondaires</strong> n’avaient jamais eu d’activités d’éducation à la vie affective et sexuelle au cours de leur parcours scolaire.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Elle montrait qu’en plus, il y avait une <strong>discrimination</strong> entre les élèves de l’enseignement technique, artistique et professionnel et ceux de l’enseignement général. C’est dans l’enseignement professionnel et technique que l’on observe une sexualité plus précoce et des comportements sexuels à risque.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Il est important de rappeler que l’<strong>éducation à la vie affective et sexuelle</strong> est très souvent citée dans des études, mais également par les pouvoirs publics et par les partis politiques, dans leur programme, comme un moyen à privilégier en termes de prévention. Prévention des <strong>maladies sexuellement transmissibles</strong>, des grossesses non désirées et de la violence. Mais également reconnue comme nécessaire et intéressante pour<strong> sensibiliser les jeunes aux inégalités entre les femmes et les hommes</strong> ou encore aux <strong>discriminations</strong> subies par les<strong> personnes non hétérosexuelles</strong>. Les pouvoirs publics sont conscients de cela.</em></p>
<h3><em>&laquo;&nbsp;L’éducation à la vie affective et sexuelle est un droit&nbsp;&raquo;</em></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>En être conscients est une chose, mais comment ont-ils réagi ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>En 2008, il y a eu une résolution votée par la Communauté française recommandant la généralisation des animations à la vie relationnelle affective et sexuelle en milieu scolaire. Et dans la foulée, les trois gouvernements francophones &#8211; la Communauté française, la Région wallonne et la Cocof &#8211; ont pris un accord de coopération afin de permettre cette généralisation, d’ici la fin de la législature. C’est un pas. Le problème, c’est que ces initiatives ne sont jamais que des incitants.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>C’est-à-dire ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Cela ne suffit pas; il faut imposer aux écoles un programme d’éducation à la vie affective et sexuelle. En légiférant. En l’inscrivant dans le dispositif légal des écoles. De sorte que toutes les écoles soient touchées, quels que soient le réseau et le type d’enseignement.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Il ne peut pas être laissé à la<strong> liberté des écoles</strong> le droit de décider si elles fournissent cette éducation ou non à leurs élèves. Il y a d’abord la question du principe et puis sa mise en application, qui ne se réalisera pas tant que cela ne sera pas une <strong>obligation légale</strong>. La ministre de l’Enseignement <strong>Marie-Dominique Simonet</strong> doit prendre, dans ce cadre-là, ses <strong>responsabilités</strong>.</em><sup><a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/09/14/imposer-education-vie-affective-sexuelle/#footnote_0_10865" id="identifier_0_10865" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="La Libre &amp;#8211; 14.09.11">1</a></sup><em><br />
</em></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_10865" class="footnote">La Libre &#8211; 14.09.11</li></ol><fb:like href='http://www.enseignons.be/actualites/2011/09/14/imposer-education-vie-affective-sexuelle/' send='true' layout='standard' show_faces='true' width='450' height='65' action='like' colorscheme='light' font='lucida+grande'></fb:like>]]></content:encoded>
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		<title>L&#8217;école a-t-elle perdu son autorité?</title>
		<link>http://www.enseignons.be/actualites/2011/09/03/ecole-perdu-autorite/</link>
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		<pubDate>Sat, 03 Sep 2011 19:51:01 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jonathanf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[Autorité]]></category>
		<category><![CDATA[Bruno Robbes]]></category>
		<category><![CDATA[école]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/09/03/ecole-perdu-autorite/"><img align="left" hspace="5" width="125" src="http://www.enseignons.be/actualites/files/2011/09/prof-300x225.jpg" class="alignleft wp-post-image tfe" alt="prof" title="" /></a>Bruno Robbes est maître formateur (France) et conseiller pour la prévention et la gestion de la violence en milieu scolaire dans l&#8217;académie de Versailles. Y a-t-il perte d’autorité à l’école ? Dans son acception courante et politico-médiatique, l’autorité est connotée &#8230; <a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/09/03/ecole-perdu-autorite/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><strong><img class="alignnone size-medium wp-image-10614" src="http://www.enseignons.be/actualites/files/2011/09/prof-300x225.jpg" alt="prof" width="224" height="168" />Bruno Robbes est maître formateur (France) et conseiller pour la prévention et la gestion de la violence en milieu scolaire dans l&#8217;académie de Versailles.</strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Y a-t-il perte d’autorité à l’école ?</strong></p>
<p style="text-align: justify"><em>Dans son acception courante et politico-médiatique, l’<strong>autorité est connotée négativement</strong>, ce qui empêche parfois de définir l’autorité autrement que comme de l’<strong>autoritarisme</strong>, qui est un abus de position dominante. A l’inverse, l’autorité évacuée consiste à refuser l’autorité parce qu’on la considère comme de l’autoritarisme. Ces deux conceptions font obstacle à la vraie autorité : l’<strong>autorité éducative</strong>, qui régule la vie en société et permet au jeune d’être « l’auteur de lui-même » pour être un <strong>adulte accompli</strong>.</em></p>
<h3><em>&laquo;&nbsp;Des professeurs disqualifient l’éducation de parents&nbsp;&raquo;</em></h3>
<p style="text-align: justify"><strong>Est-ce difficile pour un professeur d’avoir de l’autorité aujourd’hui ?</strong></p>
<p style="text-align: justify"><em>Quand on regarde l’école d’autrefois, les choses n’étaient aussi simples et idéales qu’on essaie de nous le faire croire. Pour autant, un certain nombre de raisons expliquent que c’est plus difficile aujourd’hui pour les enseignants : l’<strong>environnement socio-économique</strong> et les <strong>valeurs de la société</strong>, qui s’écartent de plus en plus de celles de l’école. Il y a aussi un manque de formation à la pédagogie. Un enseignant n’est pas un savant : <strong>son boulot est de faire apprendre</strong>. L’exercice de la relation d’autorité est un véritable savoir professionnel à acquérir.</em></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Les parents jouent leur rôle ?</strong></p>
<p style="text-align: justify"><em>Il y a moins que par le passé de consensus social autour de l’école et des valeurs éducatives. Ce qui peut poser problème, c’est le <strong>sentiment de défiance</strong> vis-à-vis du <strong>savoir-faire</strong> de l’enseignant. La réciproque est aussi vraie : <strong>des professeurs disqualifient l’éducation de parents</strong>.</em></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Les élèves ont-ils pris le pouvoir ?</strong></p>
<p style="text-align: justify"><em>Certainement pas ! Les <strong>pratiques pédagogiques</strong> sont loin d’être aussi débridées que certains discours le font croire, comme celui qui voudrait que 1968 ait révolutionné les pratiques. Ce qui change, c’est que les enfants osent davantage contester quand ils ne sont pas d’accord.</em></p>
<h3 style="text-align: justify"><em>&laquo;&nbsp;On doit encadrer l&#8217;élève&nbsp;&raquo;</em></h3>
<p style="text-align: justify"><strong>Il n’y a donc pas lieu de restaurer l’autorité des profs…</strong></p>
<p style="text-align: justify"><em>Restaurer l’autorité, c’est restaurer l’autoritarisme et donc le recours à la <strong>force</strong>. A l’heure où un certain nombre de pays du Maghreb se soulèvent pour accéder à la démocratie, est-on en mesure de relever le défi d’une autorité qui ne soit pas de l’autoritarisme ou du <strong>laisser-faire</strong> ? L’enjeu est là. Comment articuler des éléments non négociables avec du négociable. L’adulte n’est pas l’enfant et l’enseignant n’est pas l’élève, mais on doit entendre un minimum la parole de l’élève et l’<strong>encadrer</strong>.<sup><a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/09/03/ecole-perdu-autorite/#footnote_0_10611" id="identifier_0_10611" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Propos recueillis par F. Voogt &amp;#8211; Le Soir &amp;#8211; 30.08.11">1</a></sup></em></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_10611" class="footnote">Propos recueillis par F. Voogt &#8211; Le Soir &#8211; 30.08.11</li></ol><fb:like href='http://www.enseignons.be/actualites/2011/09/03/ecole-perdu-autorite/' send='true' layout='standard' show_faces='true' width='450' height='65' action='like' colorscheme='light' font='lucida+grande'></fb:like>]]></content:encoded>
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		<title>Supprimer le redoublement? Un effet d’annonce !</title>
		<link>http://www.enseignons.be/actualites/2011/09/03/supprimer-redoublement-effet-annonce/</link>
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		<pubDate>Sat, 03 Sep 2011 12:44:09 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jonathanf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[Demotte]]></category>
		<category><![CDATA[Michel Parys]]></category>
		<category><![CDATA[redoublement]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/09/03/supprimer-redoublement-effet-annonce/"><img align="left" hspace="5" width="125" src="http://www.enseignons.be/actualites/files/2011/09/Parys-300x248.jpg" class="alignleft wp-post-image tfe" alt="Parys" title="" /></a>Le ministre-président Rudy Demotte souhaite donc encourager les établissements scolaires à supprimer le redoublement pour les 5-14 ans&#8230; en échange de moyens supplémentaires. Une mesure qui divise à la fois les parents et les enseignants. Notre confrère du Soir, Fabrice &#8230; <a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/09/03/supprimer-redoublement-effet-annonce/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><img class="alignnone size-medium wp-image-10580" src="http://www.enseignons.be/actualites/files/2011/09/Parys-300x248.jpg" alt="Parys" width="263" height="217" />Le ministre-président Rudy Demotte souhaite donc encourager les établissements scolaires à supprimer le redoublement pour les 5-14 ans&#8230; en échange de moyens supplémentaires. Une mesure qui divise à la fois les parents et les enseignants. Notre confrère du <em><strong>Soir</strong></em>, Fabrice Voogt a donné la parole à <strong>Michel Parys</strong>, membre du conseil de l’<strong>Ufapec</strong> (Associations de Parents du catholique).</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Que pensez-vous du projet de limiter au maximum le redoublement ?</strong></p>
<p style="text-align: justify"><em>Le redoublement n’est pas une bonne chose. Il enferme les jeunes dans une situation d’échec. Ce qui me fait très peur, ce sont les effets d’annonce. Monsieur Demotte parle de supprimer le redoublement en échange de moyens de <strong>remédiation</strong>, c’est bien, mais il faut <strong>les mettre en place</strong>. C’est vrai que le redoublement coûte cher mais il faut alors instaurer le système qui a fait le succès du modèle finlandais, comme l’enseignement en petits groupes pour élèves en difficulté, la remédiation, les apprentissages ciblés selon la langue d’origine ou les problèmes de dyslexie… J’ai une deuxième inquiétude, c’est quand il parle de mettre en place ce système à la carte, en fonction des projets. On devrait peut-être d’abord <strong>multiplier les projets-pilotes</strong> pour voir ce qui fonctionne en remédiation, quels sont les <strong>publics concernés</strong>, parce que les remédiations ne sont pas les mêmes selon les publics. Imaginez que certaines écoles le fassent et d’autres pas : cela revient à instaurer une <strong>sélection contraire</strong> à l’idée d’<strong>égalité</strong> d’accès puisque certains parents, en fonction de leur domicile, en vertu du décret inscription, y auraient accès et d’autres pas. On doit traiter cela globalement ou alors adapter le décret inscriptions pour permettre à des enfants d’avoir accès à un tel projet, même si les critères du décret ne leur sont pas favorables. Depuis deux ou trois ans, on va de <strong>réformette en réformette</strong>. Il n’y a pas de <strong>fil conducteur</strong> ou alors il est caché et il n’est pas celui auquel on pense. Il s’agit peut-être de diminuer le financement de l’enseignement public au profit du privé. Je reste partisan d’un enseignement public de qualité pour tous. Pas d’une école pour tous, mais une école pour chacun.</em></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Vous êtes contre un système à la carte, mais c’est ce qui se fait avec les examens de passage. Certains les ont supprimés, d’autres pas.</strong></p>
<p style="text-align: justify"><em>Ceux qui réussissent sont ceux qui ont des <strong>cours particuliers</strong> ou qui ont un soutien à la maison. C’est donc <strong>discriminatoire</strong>. C’est aussi pour cela que je suis adversaire de la régulation des inscriptions. Si on avait des écoles de qualité partout avec de la remédiation partout et des projets où chacun peut se retrouver et de la mixité, les inscriptions iraient de soi. On pourrait fréquenter, comme en Finlande, l’école voisine puisqu’elles seraient plus ou moins identiques. Si on a des projets à la carte, comme le propose Rudy Demotte, ce n’est plus <strong>démocratique</strong>.</em></p>
<h3 style="text-align: justify"><em>&laquo;&nbsp;On met la charrue avant les boeufs&nbsp;&raquo;</em></h3>
<p style="text-align: justify"><strong>Dans le cas d’un système unique pour tous, êtes-vous pour ou contre le redoublement ?</strong></p>
<p style="text-align: justify"><em>Dans l’absolu, <strong>je suis contre le redoublement</strong>, s’il y a des moyens, dont une remédiation efficace. Dans le cadre actuel, c’est un <strong>effet d’annonce</strong> qui ressemble à une manière de masquer qu’il y a encore 150 enfants sans école à Bruxelles et qui ne va pas déboucher sur quelque chose de correct parce qu’on n’a pas formé les profs ni mis les moyens. Les enseignants verront cela comme une <strong>contrainte supplémentaire</strong>.<strong> On met la charrue avant les bœufs</strong>. On va vers un partage de la misère et de la pénurie plutôt que d’essayer de hausser la qualité.</em><sup><a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/09/03/supprimer-redoublement-effet-annonce/#footnote_0_10577" id="identifier_0_10577" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le Soir &amp;#8211; 2.09.11">1</a></sup></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_10577" class="footnote">Le Soir &#8211; 2.09.11</li></ol><fb:like href='http://www.enseignons.be/actualites/2011/09/03/supprimer-redoublement-effet-annonce/' send='true' layout='standard' show_faces='true' width='450' height='65' action='like' colorscheme='light' font='lucida+grande'></fb:like>]]></content:encoded>
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		<title>&#171;&#160;Le redoublement est la pire de toutes les solutions&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Sat, 03 Sep 2011 12:23:24 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jonathanf</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/09/03/redoublement-pire-solutions/"><img align="left" hspace="5" width="125" src="http://www.enseignons.be/actualites/files/2011/09/redoublement-278x300.jpg" class="alignleft wp-post-image tfe" alt="redoublement" title="" /></a>On s&#8217;en doute, les sorties (non)concertées de Rudy Demotte et Marie-Dominique Simonet ont suscité leurs lots de réactions de la part des parents mais aussi des enseignants. Certains applaudissent, d&#8217;autres bondissent, furieux ! Tous les journaux du sud du pays &#8230; <a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/09/03/redoublement-pire-solutions/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><img class="alignnone size-medium wp-image-10571" src="http://www.enseignons.be/actualites/files/2011/09/redoublement-278x300.jpg" alt="redoublement" width="245" height="264" />On s&#8217;en doute, les sorties (non)concertées de <strong>Rudy Demotte</strong> et <strong>Marie-Dominique Simonet</strong> ont suscité leurs lots de<strong> réactions</strong> de la part des parents mais aussi des enseignants. Certains applaudissent, d&#8217;autres bondissent, furieux ! Tous les journaux du sud du pays ont consacré quelques pages à la question du <strong>redoublement</strong>, notre <em>&laquo;&nbsp;sport national&nbsp;&raquo;</em>. Notre collègue de <strong><em>l&#8217;Avenir</em></strong>, Catherine Ernens, a ainsi interrogé Philippe Tremblay, professeur à l&#8217;université Laval au Canada et à la Faculté des sciences psychologiques et de l&#8217;éducation de l&#8217;ULB.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>On redouble beaucoup en Belgique, qu&#8217;en penser?</strong></p>
<p style="text-align: justify"><em>Le redoublement</em> <em>est <strong>la pire des solutions</strong>. Il ne produit que du négatif sur tous les plans. L&#8217;effet le plus puissant est la mauvaise image du redoublant pour toute sa scolarité. <strong>Les enseignants sont plus sévères avec un doubleur</strong>. C&#8217;est inconscient mais c&#8217;est systématique. Le doubleur ne va jamais récupérer le niveau perdu.</em></p>
<h3><em>&laquo;&nbsp;On ne s&#8217;adapte pas à ces élèves&nbsp;&raquo;</em></h3>
<p style="text-align: justify"><strong>On fait redoubler dès la maternelle.</strong></p>
<p style="text-align: justify"><em>En Belgique, on pratique le <strong>redoublement précoce</strong>. On dit que c&#8217;est la faute de l&#8217;élève, qu&#8217;il n&#8217;est pas assez mature. On colle tout sur lui. Et de cette façon, on fait du <strong>tri sélectif</strong>. Mais globalement, les <strong>16% d&#8217;échecs</strong> en Belgique correspondent aux 16% d&#8217;élèves en difficultés qu&#8217;on rencontre partout. En Finlande ou au Québec, on a aussi 16% d&#8217;élèves en difficultés. C&#8217;est la <strong>réponse</strong> qu&#8217;on apporte qui est différente. En Finlande, on offre un enseignement différencié à cet élève : en Belgique, on le change de case et on le fait redoubler. <strong>On ne s&#8217;adapte pas à ces élèves</strong>.</em></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Le redoublement serait culturel.</strong></p>
<p style="text-align: justify"><em>Je le crois, oui. <strong>Les Belges trouvent normal et banal de redoubler</strong>. Ceux qui ont connu un redoublement finissent par dire que ce n&#8217;était pas une si mauvaise chose alors que ça l&#8217;est. Les enseignants, eux, disent &laquo;&nbsp;on ne peut quand même pas laisser passer n&#8217;importe qui&nbsp;&raquo;. Il y va de la <strong>notoriété</strong> de l&#8217;école. Il faut de l&#8217;échec pour avoir l&#8217;air d&#8217;être &laquo;&nbsp;une bonne école&nbsp;&raquo;.</em></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Pourquoi?</strong></p>
<p style="text-align: justify"><em>On n&#8217;aide pas les enseignants à aider les enfants en difficultés. </em><strong></strong><em></em><strong></strong><em>Ils manquent d&#8217;aide extérieure et <strong>formations</strong>. L&#8217;élève qui ne s&#8217;en sort pas, on l&#8217;envoie chez le logopède. On <strong>médicalise</strong> l&#8217;échec scolaire. On n&#8217;attaque jamais le coeur du problème. Et l&#8217;enseignant, au fil du temps, est de moins en moins apte à aider l&#8217;élève en difficulté puisque ce dernier est systématiquement relégué. On veut des classes homogènes avec des élèves d&#8217;un même niveau. Mais toutes les études montrent que les <strong>classes hétérogènes</strong> donnent de bien <strong>meilleurs résultats</strong>. Les élèves les plus faibles sont ceux qui en bénéficient le plus sans pénaliser les plus forts pour autant.</em></p>
<h3 style="text-align: justify"><em>&laquo;&nbsp;Décider sans rien ne va pas&nbsp;&raquo;</em></h3>
<p style="text-align: justify"><strong>Décider qu&#8217;on ne peut plus faire redoubler, est-ce la solution?</strong></p>
<p style="text-align: justify"><em>Je pense qu&#8217;une limitation plus forte serait bonne. <strong>Le coût du redoublement est énorme</strong>. C&#8217;est mieux de l&#8217;investir dans de la réussite. Mais décider sans rien ne va pas. Il faut mettre des dispositifs anti-redoublement en place. Il faut mettre le paquet en 1ère et 2e primaires avec un plan d&#8217;intervention immédiat en cours d&#8217;année. Souvent, dès décembre, les profs savent que tel élève va redoubler. Et on ne fait rien ou on envoie chez le logopède.</em></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Que pourrait-on faire?</strong></p>
<p style="text-align: justify"><em>Il faut des moyens avec du contenu, pas seulement de l&#8217;argent. Avoir <strong>deux enseignants</strong> par classe pour pouvoir sortir des élèves à certains moments, parfois les plus faibles, parfois les plus forts. Par exemple. Il existe différentes solutions. Aucune n&#8217;est la panacée. Mais toutes sont mieux que le redoublement qui est la pire réponse.</em><sup><a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/09/03/redoublement-pire-solutions/#footnote_0_10566" id="identifier_0_10566" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="L&amp;#8217;Avenir &amp;#8211; 2.09.11">1</a></sup></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_10566" class="footnote">L&#8217;Avenir &#8211; 2.09.11</li></ol><fb:like href='http://www.enseignons.be/actualites/2011/09/03/redoublement-pire-solutions/' send='true' layout='standard' show_faces='true' width='450' height='65' action='like' colorscheme='light' font='lucida+grande'></fb:like>]]></content:encoded>
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		<title>Faut-il renoncer aux examens de passage? (suite)</title>
		<link>http://www.enseignons.be/actualites/2011/08/17/renoncer-examens-passage-2/</link>
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		<pubDate>Wed, 17 Aug 2011 13:10:40 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jonathanf</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/08/17/renoncer-examens-passage-2/"><img align="left" hspace="5" width="125" src="http://www.enseignons.be/actualites/files/2011/08/seconde-session.jpg" class="alignleft wp-post-image tfe" alt="seconde session" title="seconde session" /></a>Les examens de passage ont-ils encore la cote? Peut-on imaginer, comme dans d’autres pays européens, de les supprimer purement et simplement? L’idée fait son chemin… doucement. Notons déjà que la « 2e sess » n’est pas obligatoire dans l’enseignement secondaire. Dans le &#8230; <a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/08/17/renoncer-examens-passage-2/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignnone size-full wp-image-10301" title="seconde session" src="http://www.enseignons.be/actualites/files/2011/08/seconde-session.jpg" alt="seconde session" width="261" height="170" />Les <strong>examens de passage</strong> ont-ils encore la cote? Peut-on imaginer, comme dans d’autres pays européens, de les supprimer purement et simplement? L’idée fait son chemin… doucement. Notons déjà que la <strong><em>« 2e sess »</em></strong> n’est pas <strong>obligatoire</strong> dans l’enseignement secondaire. Dans le réseau organisé par la Communauté française, une circulaire l’impose. Mais dans les autres réseaux, de nombreuses écoles ont fait le pari de s’en passer. Ce choix appartient soit au P.O. soit à l’école qui doit le préciser dans <strong>son règlement des études</strong>. Dans le libre, la <strong>seconde session</strong> perd chaque année du terrain…</p>
<p style="text-align: justify;">Le débat continue cependant de diviser. <a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/08/15/renoncer-examens-passage/">Faut-il supprimer les examens de passage?</a> Le journal <strong><em>Le Soir</em></strong> a interrogé <strong>un enseignant employé par la ville de Bruxelles</strong> &#8211; et qui souhaite garder l&#8217;anonymat, dans la mesure où son P.O. testera, l&#8217;an prochain, la suppression de la seconde sess&#8217; dans deux de ses écoles.  Pour lui, la réponse est « non ».</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Êtes-vous pour ou contre les examens de passage ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Je ne suis pas pour les examens de passage mais pour un système qui permette, in fine, de dire si un élève donne <strong>satisfaction</strong>. Peu m’importe le moyen.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et on n’a jusqu’ici rien inventé de mieux que les examens de passage…</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Malheureusement non. Comment savoir si un élève qui, au bout d’une année, ne donne pas satisfaction dans une matière, donnera satisfaction l’année suivante, sans nouvel examen ? L’examen de passage est en fait un <strong>examen de repêchage</strong>. Faire doubler ne se fait jamais de gaieté de cœur. Mais ne pas le faire, c’est refuser d’amputer la main d’un patient qui souffre de gangrène par peur de lui faire mal. Une semaine après, c’est le bras qu’on coupe.</em></p>
<h3 style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Jusqu’où on va diminuer <strong>le niveau d’exigence</strong> </em>?&nbsp;&raquo;</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Supprimer les examens de passage équivaudrait à ne pas rendre service ?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>J’en suis persuadé. Chaque fois qu’on a laissé passer un gosse qui ne devait pas, ça a été la bérézina. C’est comme les inscriptions. Cela fait deux ans qu’on laisse s’inscrire n’importe qui partout. Que voit-on ? Que le nombre d’échecs est en forte augmentation dans certaines écoles réputées exigeantes. Que va-t-on faire avec ces malheureux ? Les élèves ont les cours de base, parfois les sessions de rattrapages, des cours de rattrapage et des formations pendant les vacances. Malgré cela, ils arrivent misérablement à 47 %. Jusqu’où on va diminuer <strong>le niveau d’exigence</strong> ? Que fera un gosse qui aura eu l’habitude de réussir son année sans devoir donner satisfaction quand il arrivera à l’unif ou commencera à travailler ?</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Beaucoup de pays ont abandonné le système d’examens de passage…</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>D’accord. Mais est-ce qu’on paie les profs belges comme les profs danois ? Bénéficie-t-on des mêmes conditions de travail ? On ne parle jamais non plus de l’homogénéité de la population scolaire qu’on y pratique. C’est tabou. Ni que le chef d’établissement, au Danemark, peut décider d’une orientation pour l’élève. Chez nous, les parents refusent d’entendre les <strong>conseils</strong> qu’on donne.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Il y aurait trop d’évaluations…</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Quand on a 5 travaux, on a plus de chance de réussite que si on en a qu’un. Le plus simple, avec l’examen de passage, c’est de ne pas en avoir. Si on ne veut pas avoir de trou au contrôle technique, il faut entretenir sa voiture. Et quand on demande d’allumer les phares, il faut le faire. Aujourd’hui, de plus en plus de gosses arrivent les phares éteints et ça passe. Pourquoi un prof se fatiguerait à faire un cours, des questions d’examens et des corrections pertinents si on dit à la fin à l’élève : « Mon petit Loulou, tu n’as pas donné satisfaction mais on va te laisser passer. »</em><sup><a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/08/17/renoncer-examens-passage-2/#footnote_0_10298" id="identifier_0_10298" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le Soir &amp;#8211; 12.08.11">1</a></sup></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_10298" class="footnote">Le Soir &#8211; 12.08.11</li></ol><fb:like href='http://www.enseignons.be/actualites/2011/08/17/renoncer-examens-passage-2/' send='true' layout='standard' show_faces='true' width='450' height='65' action='like' colorscheme='light' font='lucida+grande'></fb:like>]]></content:encoded>
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		<title>Faut-il renoncer aux examens de passage?</title>
		<link>http://www.enseignons.be/actualites/2011/08/15/renoncer-examens-passage/</link>
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		<pubDate>Mon, 15 Aug 2011 12:01:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jonathanf</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/08/15/renoncer-examens-passage/"><img align="left" hspace="5" width="125" src="http://www.enseignons.be/actualites/files/2011/08/Nico-Hirtt.jpg" class="alignleft wp-post-image tfe" alt="Nico Hirtt" title="" /></a>Les examens de passage ont-ils encore la cote? Peut-on imaginer, comme dans d&#8217;autres pays européens, de les supprimer purement et simplement? L&#8217;idée fait son chemin&#8230; doucement. Notons déjà que la « 2e sess » n’est pas obligatoire dans l&#8217;enseignement secondaire. Dans le &#8230; <a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/08/15/renoncer-examens-passage/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><img class="alignnone size-full wp-image-10289" src="http://www.enseignons.be/actualites/files/2011/08/Nico-Hirtt.jpg" alt="Nico Hirtt" width="200" height="266" />Les <strong>examens de passage</strong> ont-ils encore la cote? Peut-on imaginer, comme dans d&#8217;autres pays européens, de les supprimer purement et simplement? L&#8217;idée fait son chemin&#8230; doucement. Notons déjà que la <strong><em>« 2e sess »</em></strong> n’est pas <strong>obligatoire</strong> dans l&#8217;enseignement secondaire. Dans le réseau organisé par la Communauté française, une circulaire l’impose. Mais dans les autres réseaux, de nombreuses écoles ont fait le pari de s’en passer. Ce choix appartient soit au P.O. soit à l’école qui doit le préciser dans <strong>son règlement des études</strong>. Dans le libre, la <strong>seconde session</strong> perd chaque année du terrain&#8230;</p>
<p style="text-align: justify">Au Collège Saint-Hubert, à Watermael-Boitsfort, on a abandonné le rite de l’examen de passage. Et on explique :</p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify">Le débat a été lancé il y a quinze-vingt ans. Un mouvement s’est dressé contre cette pratique. Personnellement, je ne vois pas grande vertu à l’examen de passage. Une année, c’est dix mois. Si, en juin, on envoie un élève en 2e session, c’est que l’on suppose qu’il peut se remettre à flot en deux mois. Et si un élève peut se remettre à flot en deux mois, c’est qu’en réalité, il peut se remettre à niveau au cours des dix mois qui suivent; alors autant le laisser passer.</p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify">L&#8217;année prochaine, d&#8217;autres écoles suivront le mouvement et tenteront l&#8217;<strong>expérience</strong> d&#8217;une session unique au mois de juin. La ville de Bruxelles engagera deux de ses établissements dans cette voie. Le <a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/07/19/simonet-soutiendra-nouveaux-projets/">réseau de la Communauté française soutiendra les directions</a> qui souhaitent faire de même au sein de leur athénée. Quelques écoles organiseront même deux séries d&#8217;examens en fin d&#8217;année&#8230; après avoir supprimé la session de Noël.</p>
<p style="text-align: justify">Le débat continue cependant de diviser. Faut-il supprimer les examens de passage? Le journal <strong><em>Le Soir</em></strong> a interrogé <strong>Nico Hirtt</strong>, enseignant en physique et mathématique à l&#8217;Institut du Sacré-Cœur de Nivelles et fondateur de l&#8217;<strong>Aped</strong>, l&#8217;Appel pour une école démocratique. Pour lui, la réponse est &laquo;&nbsp;oui&nbsp;&raquo;.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Êtes-vous pour ou contre les examens de passage ?</strong></p>
<p style="text-align: justify"><em>L’examen de passage met la <strong>pression</strong> sur les élèves en difficulté. Cela peut être efficace pour ceux qui n’ont pas assez travaillé, mais beaucoup moins pour ceux, et je pense que c’est la majorité, à qui on n’a pas suffisamment ouvert les voies de l’apprentissage. La solution est dans la mise en place de structures de rattrapage par des professeurs pendant les vacances d’été. On a deux mois pour prendre les élèves en difficulté en petits groupes. Beaucoup se présentent au mois de septembre sans avoir amélioré leur <strong>connaissance</strong> de la matière.</em></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Pendant les vacances, les enseignants sont en congé…</strong></p>
<p style="text-align: justify"><em>On pourrait en <strong>recruter</strong>. Certains, comme moi, le font <strong>bénévolement</strong>. Quand j’ai des élèves en échec et alors qu’il n’y a pas d’examen de passage dans mon école, je les oblige à suivre une journée de remise à niveau que je donne pendant les vacances. Je fais une évaluation qui intervient pour la <strong>première période</strong> pour l’<strong>année suivante</strong>.</em></p>
<h3 style="text-align: justify"><em>&laquo;&nbsp;Cela ressemble plus à une punition&nbsp;&raquo;</em></h3>
<p style="text-align: justify"><strong>Et les travaux de vacances ?</strong></p>
<p style="text-align: justify"><em>Tout dépend du niveau de retard de l’élève. Si les lacunes sont difficiles à combler, je plaide pour le redoublement. S’il y a ambiguïté, je plaide pour que l’on investisse dans la <strong>remédiation</strong>, plutôt que dans les travaux de vacances. Ils sont utiles quand il y a un retour avec encadrement. Sinon, cela ressemble plus à une <strong>punition</strong>. Derrière ce débat-là, il y a la question des évaluations. Nous sommes dans un pays qui attache une importance excessive à l’évaluation dans la relation pédagogique, au détriment de la construction de savoir. On devrait aller vers une diminution de la place de l’évaluation.</em></p>
<p style="text-align: justify"><strong>N’est-ce pas une prime à la paresse ?</strong></p>
<p style="text-align: justify"><em>Si le seul incitant pédagogique qu’on arrive à mettre en place est la <strong>menace de l’échec</strong> lors de l’évaluation, c’est qu’on est dans une relation pédagogique bien pauvre. J’aimerais arriver à intéresser mes élèves à mes cours autrement que par la perspective de l’évaluation, même si je n’en conteste pas la nécessité. Depuis une dizaine d’années, avec l’approche par les compétences, on a encore renforcé cette tendance. Cela commence dès le primaire. J’ai même eu récemment l’écho d’un enfant qui rentrait de l’école maternelle et qui devait étudier la ligne du temps pour une évaluation prévue le lendemain. C’est de la folie furieuse.</em></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Les parents sont demandeurs.</strong></p>
<p style="text-align: justify"><em>Le clientélisme est notamment nourri par un marché du travail polarisé, où la compétition est très forte. Les parents sont donc regardants par rapport à la performance et l’adéquation de la formation au marché du travail : on veut des écoles d’immersion en s’imaginant qu’on construit la vie sociale de son enfant en le faisant parler anglais ou néerlandais à 6 ans.</em><sup><a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/08/15/renoncer-examens-passage/#footnote_0_10283" id="identifier_0_10283" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le Soir &amp;#8211; 12.08.11">1</a></sup></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_10283" class="footnote">Le Soir &#8211; 12.08.11</li></ol><fb:like href='http://www.enseignons.be/actualites/2011/08/15/renoncer-examens-passage/' send='true' layout='standard' show_faces='true' width='450' height='65' action='like' colorscheme='light' font='lucida+grande'></fb:like>]]></content:encoded>
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		<title>L’enseignement des langues est-il réellement de mauvaise qualité?</title>
		<link>http://www.enseignons.be/actualites/2011/07/30/enseignement-langues-mauvaise-qualite-2/</link>
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		<pubDate>Sat, 30 Jul 2011 22:02:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jonathanf</dc:creator>
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		<description><![CDATA[<a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/07/30/enseignement-langues-mauvaise-qualite-2/"><img align="left" hspace="5" width="125" src="http://www.enseignons.be/actualites/files/2011/07/ecole1.jpg" class="alignleft wp-post-image tfe" alt="ecole" title="ecole" /></a>« Un Flamand ne doit pas être bilingue mais trilingue », affirme Pascal Smet, le ministre flamand de l’Enseignement. Outre une connaissance parfaite du néerlandais, l’homme prône l’apprentissage de la deuxième langue du pays, le français, et de la langue véhiculaire européenne, &#8230; <a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/07/30/enseignement-langues-mauvaise-qualite-2/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><em><img class="alignnone size-full wp-image-10177" title="ecole" src="http://www.enseignons.be/actualites/files/2011/07/ecole1.jpg" alt="ecole" width="280" height="215" />« Un Flamand ne doit pas être bilingue mais trilingue »</em>, affirme <strong>Pascal Smet</strong>, le ministre flamand de l’Enseignement. Outre une connaissance parfaite du <strong>néerlandais</strong>, l’homme prône l’apprentissage de la deuxième langue du pays, le français, et de la langue véhiculaire européenne, l’anglais. L’allemand restera la quatrième langue pour les élèves flamands, mais les écoles pourront aussi, sous certaines conditions, proposer les autres langues de l’<strong>Union européenne</strong> ainsi que celles des pays <em>« BRIC »</em>(Brésil, Russie, Inde et Chine).</p>
<p style="text-align: justify;">Et en Communauté française? Point de plan Marshall du multilinguisme à l’horizon. A vrai dire, la situation est préoccupante. Il y a quelques mois, une thèse déposée à l’UCL dressait un rapport accablant sur la situation des langues côté francophone : imprécision des <strong>programmes,</strong> manque « flagrant » de cohérence entre établissements scolaires quant aux objectifs poursuivis, pauvreté du <strong>matériel</strong>, classes surpeuplées, etc. Son auteur, <strong>Dany Etienne</strong>, assistant à l’UCL en didactique des langues et prof d’anglais et allemand au niveau secondaire, a accepté de répondre aux <a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/07/29/enseignement-langues-mauvaise-qualite/">questions de nos utilisateurs</a>.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ne devrait-on pas encourager les enseignants du nord du pays à venir enseigner chez nous? Les cours de langues ne devraient-ils pas être donnés en priorité par des </strong><em><strong>&laquo;&nbsp;native speakers&nbsp;&raquo;</strong></em><strong>?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ces deux questions demandent deux réponses distinctes. En effet, je ne vois personnellement aucun inconvénient à encourager les enseignants flamands à venir enseigner en Communauté française. Aucun. Un échange d&#8217;enseignants plus poussé entre les deux communautés serait, j&#8217;en suis certain, très bénéfique pour les deux parties. Il faudrait pour cela commencer par <strong>reconnaître mutuellement les diplômes d&#8217;agrégation</strong>. A l&#8217;heure actuelle, un enseignant francophone ayant obtenu l&#8217;agrégation en Communauté française n&#8217;est pas reconnu comme agrégé en Flandre et vice versa. Faire tomber cette barrière serait un premier <strong>geste politique</strong> qui rendrait plus faciles de pareils échanges. Il restera par contre (encore pour un certain temps je le crains), des freins tels que <strong>la différence de salaire</strong>. Ce n&#8217;est pas avec <strong>120 euros bruts par an</strong> (accordés récemment) que l&#8217;on rattrapera ce retard salarial au sud du pays.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ma réponse à la deuxième question est clairement &laquo;&nbsp;non&nbsp;&raquo;. D&#8217;un point de vue pratique d&#8217;abord, il me paraît tout à fait <strong>fantaisiste</strong> d&#8217;envisager de trouver suffisamment de &laquo;&nbsp;natives&nbsp;&raquo; en anglais, espagnol, allemand, italien, voire même en néerlandais. Nous manquons déjà de francophones prêts à s&#8217;investir dans une carrière d&#8217;enseignant, alors limiter l&#8217;engagement à des &laquo;&nbsp;natives&nbsp;&raquo;&#8230; je n&#8217;y crois pas trop. Ensuite, comme je le dis ci-dessus, les cours de langues de l&#8217;enseignement secondaire sont bel et bien des cours de <strong>langues étrangères</strong>. Il ne s&#8217;agit en rien d&#8217;atteindre un <strong>niveau similaire</strong> à celui que l&#8217;on est en droit d&#8217;attendre en <strong>langue maternelle</strong> (et là aussi, les critiques fusent!). Un francophone bien formé peut, à mon sens, tout à fait donner des cours de ce niveau.</em></p>
<h3 style="text-align: justify;">Immersion : le politique a un rôle à jouer</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Que penser de l&#8217;immersion? Est-elle réellement une plus-value pour l&#8217;apprentissage? Aussi bien de la langue que des matières enseignées?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>C&#8217;est incontestablement une <strong>plus-value</strong>. Si l&#8217;on veut bien rester réaliste et laisser de côté le <strong>mythe du bilinguisme</strong> (dans le contexte scolaire de l&#8217;apprentissage des langues étrangères), on constatera, à l&#8217;issue de l&#8217;enseignement en immersion, des élèves bien plus efficaces dans cette seconde langue. L&#8217;acquisition de la seconde langue se faisant bien plus tôt, on constate des différences à bien des niveaux: <strong>plus grande ouverture</strong> vis-a-vis des <strong>langues étrangères</strong>, plus grande <strong>sensibilité</strong> &laquo;&nbsp;des langues&nbsp;&raquo;, etc. Nos propres enfants sont dans une école d&#8217;immersion et, contrairement à ce que je vois très souvent en première secondaire chez des élèves suivant un cours de néerlandais &laquo;&nbsp;normal&nbsp;&raquo;, je n&#8217;entends presque jamais des phrases telles que &laquo;&nbsp;J&#8217;aime pas le cours de néerlandais&nbsp;&raquo;, etc. L&#8217;acquisition de l&#8217;autre langue fait <strong>partie intégrante du cursus scolaire</strong> de l&#8217;enfant et n&#8217;est pas considéré comme étant une matière en plus à étudier. La perspective est tout à fait différente. Au-delà de la plus grande sensibilité pour les autres langues, je ne suis pas en mesure de dire qu&#8217;il y a une plus-value pour les autres matières enseignées. A ce sujet, il conviendrait peut-être de contacter d&#8217;autres spécialistes de l&#8217;immersion tels que A. Braun de Mons (UMH). Toutefois, concernant l&#8217;immersion, le politique a encore du pain sur la planche aussi. Je pense aux inscriptions en première secondaire où le <strong>critère de l&#8217;immersion</strong> n&#8217;est pas un <strong>critère déterminant</strong>, ce qui, rien que dans l&#8217;école de mes enfants, laisse chaque année quelques élèves (et parents, il faut bien le dire) &laquo;&nbsp;sur le carreau&nbsp;&raquo;, ou du moins, dans l&#8217;inquiétude pendant de longs mois parce que l&#8217;enfant n&#8217;est, a priori, pas en mesure de poursuivre l&#8217;immersion dans une école secondaire. Voilà un autre <strong>frein</strong> à un enseignement pleinement efficace.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une enseignante nous écrit : </strong></p>
<blockquote>
<p style="text-align: justify;"><em>On peut évaluer la grammaire et le vocabulaire lors de simples contrôles toute l&#8217;année si ça ne dépasse pas 1/5 des points du bulletin. Mais à l&#8217;examen final, PAS de grammaire NI de vocabulaire puisque nos élèves doivent être &laquo;&nbsp;capables&nbsp;&raquo; (de comprendre à l&#8217;audition et à la lecture, d&#8217;écrire, de parler) sans pour autant étudier &#8230; C&#8217;est un beau programme fait pour des élèves qui &laquo;&nbsp;jouent le jeu&nbsp;&raquo; &#8230; Les fainéants n&#8217;étudient donc plus puisqu&#8217;ils ne sont plus évalués là-dessus.<sup><a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/07/30/enseignement-langues-mauvaise-qualite-2/#footnote_0_10170" id="identifier_0_10170" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Virginie Degrandsart sur la page Facebook d&amp;#8217;Enseignons.be">1</a></sup> </em></p>
</blockquote>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pensez-vous que la maîtrise de la grammaire et de l&#8217;orthographe devrait être valorisée ou y a-t-il d&#8217;autres priorités pour l&#8217;apprentissage d&#8217;une langue?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Il y a des <strong>priorités</strong> dans l&#8217;apprentissage d&#8217;une langue, c&#8217;est une évidence (même si les programmes scolaires n&#8217;en font toujours pas état). Toutefois, ces priorités se manifestent au niveau des <strong>sujets à traiter</strong> et des <strong>aptitudes à exercer de façon prioritaire</strong>. Peu importe le domaine, le thème, que ce soit à l&#8217;oral, à l&#8217;écrit ou en compréhension, la connaissance du <strong>vocabulaire</strong> et la maîtrise <strong>grammaticale</strong> sont <strong>indispensables</strong>. En faire l&#8217;impasse comme l&#8217;ont trop encouragé les programmes scolaires (surtout de la FESeC, moins ceux de la Communauté française) est une erreur qu&#8217;il convient de réparer au plus vite. Il faut en outre que les autorités comprennent en effet que si l&#8217;on veut que les élèves étudient le vocabulaire ou la grammaire, il faut pouvoir <strong>valoriser cette étude</strong> par des points &laquo;&nbsp;qui comptent&nbsp;&raquo;. Tenter de faire comprendre à un adolescent qu&#8217;il doit étudier son vocabulaire et la grammaire, même si &laquo;&nbsp;ça ne compte pas&nbsp;&raquo;, mais que ça lui sera bien utile pour pouvoir parler la langue, relève de l&#8217;<strong>utopie</strong>.</em></p>
<h3 style="text-align: justify;">On ne peut (presque) pas éviter les langues dans le supérieur</h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Une proportion très importante d&#8217;élèves n&#8217;étudie aucune langue moderne : ils sont 54.924 élèves &#8211; sur 272.761 &#8211; à ne pas avoir de cours de langue 1… et 187.295 à n’avoir aucune langue 2. Est-ce acceptable?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Non, c&#8217;est inacceptable et, d&#8217;une certaine manière, <strong>irresponsable</strong>. Nous sommes un des seuls (sinon le seul?) pays à donner le <strong>libre accès aux études supérieures</strong> à tous les élèves, quel que soit le type d&#8217;enseignement secondaire suivi. Et dans l&#8217;enseignement supérieur il y a des <strong>langues</strong> presque partout. En dehors des <strong>filières pédagogiques</strong> et du <strong>paramédical</strong>, les langues sont au programme de (presque) toutes les études supérieures comme nous avons pu  le démontrer il y a deux ans en analysant tous les programmes d&#8217;études du supérieur non universitaire de la Communauté.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Ne pas connaître les langues aujourd&#8217;hui au sortir du secondaire, est-ce un handicap?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Oui. Outre le fait que la connaissance d&#8217;au moins une langue étrangère est un <strong>atout incontestable</strong> de manière tout à fait générale (que  l&#8217;on soit indépendant, employé, chercheur d&#8217;emploi ou futur étudiant), nous avons pu établir que 100% des élèves qui sortent du secondaire de transition s&#8217;inscrivent à une première année d&#8217;études dans le supérieur. Comme je l&#8217;évoque ci-dessus, dans le supérieur, les langues sont au programme de tous les cursus universitaires et de près d&#8217;un programme sur deux dans le non-universitaire. Démarrer des études supérieures sans connaître au moins une langue étrangère est donc bien un handicap, d&#8217;autant plus que tous les cours de langues en BAC 1 ne démarrent pas à 0. L&#8217;étudiant devra <strong>rattraper un retard</strong>, ce qui signifie du travail supplémentaire dans une première année déjà fort chargée&#8230;</em></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_10170" class="footnote">Virginie Degrandsart sur la page Facebook d&#8217;Enseignons.be</li></ol><fb:like href='http://www.enseignons.be/actualites/2011/07/30/enseignement-langues-mauvaise-qualite-2/' send='true' layout='standard' show_faces='true' width='450' height='65' action='like' colorscheme='light' font='lucida+grande'></fb:like>]]></content:encoded>
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		<title>L&#8217;enseignement des langues est-il réellement de mauvaise qualité?</title>
		<link>http://www.enseignons.be/actualites/2011/07/29/enseignement-langues-mauvaise-qualite/</link>
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		<pubDate>Fri, 29 Jul 2011 21:55:46 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jonathanf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
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		<category><![CDATA[Smet]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/07/29/enseignement-langues-mauvaise-qualite/"><img align="left" hspace="5" width="125" src="http://www.enseignons.be/actualites/files/2011/07/langues.jpg" class="alignleft wp-post-image tfe" alt="langues" title="" /></a>&#171;&#160;Un Flamand ne doit pas être bilingue mais trilingue&#160;&#187;, affirme Pascal Smet, le ministre flamand de l&#8217;Enseignement. Outre une connaissance parfaite du néerlandais, l&#8217;homme prône l&#8217;apprentissage de la deuxième langue du pays, le français, et de la langue véhiculaire européenne, &#8230; <a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/07/29/enseignement-langues-mauvaise-qualite/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><em><img class="alignnone size-full wp-image-10153" src="http://www.enseignons.be/actualites/files/2011/07/langues.jpg" alt="langues" width="250" height="251" />&laquo;&nbsp;Un Flamand ne doit pas être bilingue mais trilingue&nbsp;&raquo;</em>, affirme <strong>Pascal Smet</strong>, le ministre flamand de l&#8217;Enseignement. Outre une connaissance parfaite du <strong>néerlandais</strong>, l&#8217;homme prône l&#8217;apprentissage de la deuxième langue du pays, le français, et de la langue véhiculaire européenne, l&#8217;anglais. L&#8217;allemand restera la quatrième langue pour les élèves flamands, mais les écoles pourront aussi, sous certaines conditions, proposer les autres langues de l&#8217;<strong>Union européenne</strong> ainsi que celles des pays <em>&laquo;&nbsp;BRIC&nbsp;&raquo;</em> (Brésil, Russie, Inde et Chine).</p>
<p style="text-align: justify">Et en Communauté française? Point de plan Marshall du multilinguisme à l&#8217;horizon. A vrai dire, la situation est préoccupante. Il y a quelques mois, une thèse déposée à l’UCL dressait un rapport accablant sur la situation des langues côté francophone : imprécision des <strong>programmes,</strong> manque « flagrant » de cohérence entre établissements scolaires quant aux objectifs poursuivis, pauvreté du <strong>matériel</strong>, classes surpeuplées, etc. Son auteur, <strong>Dany Etienne</strong>, assistant à l’UCL en didactique des langues et prof d’anglais et allemand au niveau secondaire, a accepté de répondre aux questions de nos utilisateurs.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Peut-on vraiment dire que l&#8217;enseignement des langues en Communauté française laisse à désirer?</strong></p>
<p style="text-align: justify"><em>Non. Pas du tout. Les impressions exprimées par les étudiants à l&#8217;occasion de notre recherche (faite sous la direction du Prof. Pierre Godin) sont à classer en deux grandes catégories. Les <strong>satisfaits</strong> sont ceux qui ont suivi un parcours de langue moderne (dite) 1 à raison de 4h/sem (donc 6 années d&#8217;enseignement à 4h/sem) ainsi que ceux qui ont suivi une langue moderne (dite) 2, c&#8217;est à dire durant au moins 4 années à raison de 4h/sem. Les étudiants <strong>moins satisfaits</strong> sont en majorité ceux qui ont soit suivi un <strong>parcours</strong> <strong>moins cohérent</strong> (changement de langue en cours de parcours, abandon de la LM1 au profit d&#8217;autres options, etc), soit ceux qui ont choisi des <strong>options plus faibles</strong> en langues, généralement <strong>les options 2h/sem</strong>. Il faut également préciser que nous avons mesuré leur degré de satisfaction par rapport aux exigences de l&#8217;enseignement supérieur (universitaire et non universitaire) et non par rapport à un <strong>idéal utopique</strong> comme celui évoqué par <strong>Mme Onkelinx</strong>, le <strong>bilinguisme</strong>. </em></p>
<p style="text-align: justify"><em>Ces déclarations de 1996 ont fait et continuent à faire énormément de dégâts. En effet, si l&#8217;on compare les performances de nos élèves à la sortie du secondaire à celles d&#8217;un natif, on ne peut être que déçu, que l&#8217;on soit élève ou parent. <strong>Déconstruire ce mythe du bilinguisme</strong> était une des visées de notre travail. Nous voulions rédiger des <strong>objectifs clairs</strong> et <strong>réalistes</strong> pour l&#8217;apprentissage d&#8217;une langue étrangère dans le contexte scolaire de la Communauté française. Si cette dernière s&#8217;attelle à rédiger de nouveaux programmes scolaires, elle devrait tenir compte d&#8217;une partie de notre travail et clairement y faire apparaître le fait que le bilinguisme n&#8217;est pas l&#8217;objectif des cours de langues étrangères. Nous sommes convaincus que, de pair avec une <strong>communication adéquate au grand public</strong>, cela évitera bien des déceptions et contribuera à rendre du <strong>crédit</strong> à la formation en langues dispensée dans l&#8217;enseignement obligatoire.</em></p>
<h3>Déconstruire le mythe du bilinguisme</h3>
<p style="text-align: justify"><strong>Si oui, est-ce les enseignants qui en sont responsables?</strong></p>
<p style="text-align: justify"><em>Même si ma réponse à la première question est non, permettez-moi de rebondir ici sur la notion de <strong>&laquo;&nbsp;responsabilité&nbsp;&raquo;</strong> que vous évoquez. Si l&#8217;on considère la partie des répondants à nos enquêtes qui nous fait part d&#8217;une insatisfaction, nous devons constater que ce sont donc bien souvent les étudiants au parcours moins cohérent ou ayant choisi des options en langues plus faibles qui constituent la majorité des cas. Si donc il faut pointer un responsable (parmi d&#8217;autres), nous dirions que c&#8217;est le <strong>système scolaire</strong> qui permet aux parents et aux élèves de choisir parmi une <strong>dizaine de parcours différents en langues</strong>. </em></p>
<p style="text-align: justify"><em>La Communauté française devrait pour le moins réfléchir à cette donnée et envisager une rationalisation des parcours possibles. Toutefois, cette faille du système ne peut être tenue pour seule responsable des insatisfactions. Bien des enseignants (et des étudiants!) tant du secondaire que du supérieur nous font part de grandes lacunes dans les <strong>connaissances lexicales</strong> et <strong>grammaticales</strong> des étudiants. Cela aussi est dû &laquo;&nbsp;au système&nbsp;&raquo;, plus précisément aux <strong>programmes scolaires</strong> qui mettent trop l&#8217;accent sur le communicationnel et négligent les aspects plus formels de l&#8217;apprentissage d&#8217;une langue. Bien qu&#8217;il y ait eu des assouplissements des premières directives et qu&#8217;il y a des différences entre le &laquo;&nbsp;réseau officiel&nbsp;&raquo; et le &laquo;&nbsp;libre&nbsp;&raquo;, il faut reconnaître que l&#8217;inspection et le conseil pédagogique ont eu tendance à <strong>stigmatiser l&#8217;étude</strong> et <strong>l&#8217;évaluation du vocabulaire</strong> et de la <strong>grammaire</strong> à un point tel que bien des enseignants ne savent toujours pas aujourd&#8217;hui si oui ou non (et dans quelle mesure) ils peuvent évaluer le code. Concernant ce point aussi, des directives plus claires et surtout moins <strong>dogmatiques</strong> aideront certainement à améliorer la situation globale. Enfin, cette question sur la responsabilité est une question très difficile dans la mesure ou les facteurs sont multiples et que seule une action conjointe sur différents fronts pourra vraisemblablement améliorer la situation. Il  ne faut en effet pas oublier la formation initiale des enseignants qui peut être améliorée, ainsi que la qualité et l&#8217;offre de la formation continuée, sans oublier le nombre d&#8217;élèves par classe, le matériel, etc. Pour conclure sur ce point, je me dois aussi de souligner qu&#8217;il y a un facteur (primordial dans l&#8217;apprentissage) sur lequel il est fort difficile d&#8217;agir : la <strong>motivation des élèves</strong>. Sans motivation, il sera toujours difficile d&#8217;apprendre quoi que ce soit. (Nous pourrions continuer ici à parler du rôle des enseignants en ce qui concerne la motivation des élèves, c&#8217;est certain, mais il conviendrait alors aussi de parler du rôle des parents, ce qui nous mènerait trop loin).</em></p>
<h3 style="text-align: justify">Une différence entre acquisition et apprentissage</h3>
<p style="text-align: justify"><strong>Quelles améliorations préconisez-vous afin de rendre l&#8217;enseignement plus efficace?</strong></p>
<p style="text-align: justify"><em>Il faudrait essentiellement:</em></p>
<ol>
<li><em>Déterminer des <strong>priorités</strong> en matière d&#8217;enseignement des langues.</em></li>
<li><em>Définir des <strong>objectifs clairs</strong> et <strong>réalistes</strong> en se détachant des considérations méthodologiques trop présentes dans les référentiels actuels.</em></li>
<li><em></em><em><strong>Rationaliser</strong> les choix possibles en matière de parcours scolaires en langues.</em><em></em></li>
<li><em>Limiter le <strong>nombre d&#8217;élèves</strong> par classe (au moins pour une voire deux heures sur quatre).</em><em><strong></strong></em></li>
<li><em><strong>Commencer l&#8217;apprentissage</strong> des deux langues étrangères <strong>plus tôt</strong> (une déjà dès la troisième maternelle par exemple, à travers des activités d&#8217;éveil, etc).</em><em></em></li>
<li><em>Equiper les locaux de langues avec tout le <strong>matérie</strong>l nécessaire (en bon état de fonctionnement).</em></li>
<li><em></em><em>Améliorer tant la <strong>formation initiale</strong> que l&#8217;offre et la qualité des <strong>formations continuées</strong>.</em></li>
</ol>
<p style="text-align: justify"><strong>En Wallonie, apprendre une seconde langue en 5e primaire, n&#8217;est-ce pas tard? Ne devrait-on pas s&#8217;inspirer de ce qui se fait à Bruxelles où les élèves découvrent le néerlandais dès la 3e primaire?</strong></p>
<p style="text-align: justify"><em>Bien évidemment. En Communauté germanophone aussi (si mes renseignements sont exacts), on démarre l&#8217;apprentissage d&#8217;une langue étrangère (par exemple le français) dès la maternelle. L&#8217;âge atteint par les élèves en 5ème primaire est déjà un âge &laquo;&nbsp;critique&nbsp;&raquo;. Pour simplifier, on peut dire que c&#8217;est un âge à partir duquel on n&#8217;acquiert plus une langue (comme on acquiert sa langue maternelle), mais bien où on doit l&#8217;apprendre. La distinction entre <strong>acquisition</strong> et <strong>apprentissage</strong> n&#8217;est pas un simple jeu de mots. C&#8217;est une <strong>différence fondamentale</strong> dans le domaine des langues qu&#8217;il conviendrait de davantage prendre en compte.</em></p>
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		<item>
		<title>Simonet : &#171;&#160;les inscriptions, c&#8217;était pire avant&#160;&#187;</title>
		<link>http://www.enseignons.be/actualites/2011/07/06/simonet-inscriptions/</link>
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		<pubDate>Wed, 06 Jul 2011 21:05:10 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jonathanf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[Ciri]]></category>
		<category><![CDATA[Inscriptions]]></category>
		<category><![CDATA[parents]]></category>
		<category><![CDATA[Simonet]]></category>

		<guid isPermaLink="false">http://www.enseignons.be/actualites/?p=9981</guid>
		<description><![CDATA[<a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/07/06/simonet-inscriptions/"><img align="left" hspace="5" width="125" src="http://www.enseignons.be/actualites/files/2011/07/Simonet2.jpg" class="alignleft wp-post-image tfe" alt="Simonet" title="" /></a>Interrogée sur la problématique des inscriptions en 1ère secondaire par notre confrère du Soir, Pierre Bouillon, la ministre de l’Enseignement obligatoire, Marie-Dominique Simonet (CdH), estime que la situation des enfants sans école est liée à la liberté de choix des &#8230; <a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/07/06/simonet-inscriptions/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignnone size-full wp-image-9987" src="http://www.enseignons.be/actualites/files/2011/07/Simonet2.jpg" alt="Simonet" width="300" height="200" />Interrogée sur la problématique des inscriptions en 1ère secondaire par notre confrère du<strong><em> Soir</em></strong>, Pierre Bouillon, la ministre de l’Enseignement obligatoire, Marie-Dominique Simonet (CdH), estime que la situation des enfants sans école est liée à la liberté de choix des parents. Quant à ceux qui croient que la situation était meilleure avant, elle jure que non : <em>&laquo;&nbsp;c&#8217;était pire !&nbsp;&raquo;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Comme l&#8217;an dernier, de 200 à 300 enfants quittant le primaire vont devoir attendre la fin de l&#8217;été pour savoir où ils seront scolarisés. Ce sera récurrent, ce lot d&#8217;angoissés?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>C&#8217;est lié au système scolaire. Aujourd&#8217;hui, comme avant, il y a dans des écoles une demande plus importante que l&#8217;offre. C&#8217;est lié à la liberté de choix, qu&#8217;on a voulu préserver. Et quand il y a 150 demandes pour 90 places, il y a 60 déçus. C&#8217;est inévitable. On me dit souvent : c&#8217;était mieux avant. C&#8217;était pire ! Il y avait des écoles où les inscriptions se faisaient des années à l&#8217;avance &#8211; parfois 4 ans. Ces écoles étaient donc complètes et on était sur une liste d&#8217;attente. Et il fallait attendre parfois jusqu&#8217;en septembre. Tous les directeurs l&#8217;ont reconnu. Tous ! En septembre, ils constataient que des élèves s&#8217;étaient inscrits dans plusieurs écoles. Et &#8211; travail de dingue &#8211; ils devaient se téléphoner pour savoir où était tel élève, de façon à pouvoir le rayer de leur liste. En septembre encore, on pouvait donc signaler à des enfants que des places se libéraient dans l&#8217;école. Et ces enfants arrivaient à l&#8217;école après le 4 ou le 5 septembre&#8230;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Deux : des places vont donc se libérer en 1ère secondaire parce que des élèves ont échoué au CEB, parce qu&#8217;il y aura des déménagements, des divorces, des promotions. Ca à toujours été comme ça. C&#8217;est le temps scolaire. Que veut-on? Que je dise qu&#8217;on clôture les inscriptions au 30 juin et qu&#8217;on se passe des places qui vont se libérer pendant l&#8217;été?</em></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Enfin, je répète à ceux qui n&#8217;ont pas obtenu l&#8217;école de leur choix qu&#8217;ils peuvent aussi s&#8217;inscrire dans une école où il y a de la place, au moins pour se déstresser.</em></p>
<h3 style="text-align: justify;">Il reste encore des places dans de bonnes écoles<em><br />
</em></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Vous dites qu&#8217;il reste des places. Mais ce que disent les parents des enfants <em>&laquo;&nbsp;sans école&nbsp;&raquo;</em>, c&#8217;est que  ces places-là, ils n&#8217;en veulent pas. </strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>C&#8217;est sûr qu&#8217;on n&#8217;a pas forcément envie d&#8217;aller dans les écoles qui concentrent les difficultés. Il y a une tension démographique au nord de Bruxelles. Mais dans toute une série de communes &#8211; Uccle, Forest, Woluwe, Auderghem, Boitsfort -, il y a de la place ! Et parfois dans de très bonnes écoles. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Certains observent que des écoles, autrefois mixtes, le deviennent moins car le décret encourage l&#8217;inscription dans l&#8217;école proche de son domicile. Les écoles drainent désormais dans leur périmètre immédiat.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ces évolutions ne sont pas liées au décret &#8211; elles étaient perceptibles avant.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La Commission des inscriptions (CIRI), qui gère le sort des <em>&laquo;&nbsp;sans école&nbsp;&raquo;</em></strong><strong> traite parfois des demandes de dérogation fondées sur des arguments de type médical. Il n&#8217;y a pas de médecin à la CIRI. Est-ce logique?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>A ce compte-là, il faudrait un médecin, un psychologue, un spécialiste de l&#8217;asthme, un spécialiste du diabète&#8230;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Donc, c&#8217;est non?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Ce serait difficile. Et puis, il y a des maladies qui surviennent soudain au moment des inscriptions&#8230; Maintenant, les cas lourds, la CIRI en tient compte.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Certains disent que, à terme, on en viendra à règlementer* les inscriptions en primaire, et peut-être en maternelle.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Au secondaire, il fallait agir. Même Françoise Bertieaux (MR) le reconnait*. Mais les autres niveaux, non.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Mais il devient difficile de s&#8217;inscrire dans certaines écoles maternelles et primaires.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>C&#8217;est pour ça que le gouvernement a décidé de créer de nouvelles écoles. Mais règlementer* les inscriptions à ces niveaux, ce n&#8217;est pas dans les tablettes.</em></p>
<h3 style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;Le système n&#8217;est pas du tout obscur !&nbsp;&raquo;<br />
</em></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Robin des Bois et le décret Inscriptions ont un point commun : ils se basent sur l&#8217;indice socioéconomique* de chaque élève. Qui met ça au point? Certains parlent d&#8217;une boite* noire, d&#8217;un système opaque.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Souvent, quand on ne connait* pas, on dit que c&#8217;est obscur. Ce n&#8217;est pas du tout opaque, hein ! L&#8217;indice socioéconomique* de l&#8217;élève est en fait celui du quartier où il vit. Une équipe interuniversitaire caractérise les quartiers sur base de statistiques &#8211; taux de chômage, qualité du bâti, etc. Et ces indices sont revus tous les 5 ans.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Et le gouvernement contrôle?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>On ne commande pas une deuxième étude pour vérifier la première. Non. Cela ne se fait nulle part, ça&#8230;</em><sup><a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/07/06/simonet-inscriptions/#footnote_0_9981" id="identifier_0_9981" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le Soir &amp;#8211; 30.06.11">1</a></sup><strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;">* réglementer, reconnaît, socio-économique, boîte, connaît<strong></strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Les mots suivis d’un astérisque sont écrits en accord avec l’orthographe réformée.</em></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_9981" class="footnote">Le Soir &#8211; 30.06.11</li></ol><fb:like href='http://www.enseignons.be/actualites/2011/07/06/simonet-inscriptions/' send='true' layout='standard' show_faces='true' width='450' height='65' action='like' colorscheme='light' font='lucida+grande'></fb:like>]]></content:encoded>
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		<title>&#171;&#160;Robin des Bois est rentré dans sa forêt&#160;&#187; selon Simonet</title>
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		<pubDate>Mon, 04 Jul 2011 15:34:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jonathanf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[Brabant wallon]]></category>
		<category><![CDATA[recours]]></category>
		<category><![CDATA[Robin des Bois]]></category>
		<category><![CDATA[Simonet]]></category>

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		<description><![CDATA[<a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/07/04/robin-des-bois-foret-simonet/"><img align="left" hspace="5" width="125" src="http://www.enseignons.be/actualites/files/2011/07/Simonet.jpg" class="alignleft wp-post-image tfe" alt="Simonet" title="Simonet" /></a>Interrogée sur le décret Robin des Bois par notre confrère du Soir, Pierre Bouillon, la ministre de l&#8217;Enseignement obligatoire, Marie-Dominique Simonet (CdH), ne comprend pas le recours déposé par les écoles libres du Brabant wallon. Pour elle, Robin des Bois &#8230; <a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/07/04/robin-des-bois-foret-simonet/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify;"><img class="alignnone size-full wp-image-9939" title="Simonet" src="http://www.enseignons.be/actualites/files/2011/07/Simonet.jpg" alt="Simonet" width="300" height="200" />Interrogée sur le décret Robin des Bois par notre confrère du<strong><em> Soir</em></strong>, Pierre Bouillon, la ministre de l&#8217;Enseignement obligatoire, Marie-Dominique Simonet (CdH), ne comprend pas le <a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/06/24/waterloo-robinet-bosquets/">recours</a> déposé par les écoles libres du Brabant wallon. Pour elle, Robin des Bois n&#8217;existe plus et ne lésera donc plus personne.</p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les écoles libres du Brabant wallon vont attaquer en Cour constitutionnelle le décret Robin des Bois (les écoles favorisées aident les écoles défavorisées). L&#8217;accord politique (pas de Robin des Bois pour l&#8217;encadrement, maintien du système sur les subventions) ne les apaise donc pas.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Leur argument serait que le décret crée une discrimination négative. On travaille en fait dans le cadre de la discrimination positive &#8211; on donne des moyens différents aux écoles. Et forcément, quand on est dans la discrimination positive, celle-ci est plus positive pour certains, et moins pour d&#8217;autres. Je pouvais comprendre que des écoles déposent un recours contre le Robin des Bois comme il était conçu initialement. Mais là, on le supprime. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sauf pour les subventions. Il y a juste que le plan d&#8217;augmentation des subventions (plan de la St-Boniface de 2001) neutralisera les ponctions que subiront les écoles favorisées en vertu de Robin des Bois.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Moi je dis : il est rentré dans sa forêt ! Il allait frapper aux portes des écoles. On ne lui en a pas laissé le temps. Pour l&#8217;encadrement, le décret sera abrogé. Pour les moyens de fonctionnement, aucune école ne recevra moins que ce qu&#8217;elle a aujourd&#8217;hui. Mieux : toutes les écoles auront une augmentation l&#8217;an prochain &#8211; de 3 à 5%, mais certaines écoles, c&#8217;est vrai, auront une augmentation qui sera moindre. </em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Combien? Prenons les écoles les plus privilégiées (celles dites de classe 20). Leurs moyens vont augmenter quand même?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Elles auront en 2012 l&#8217;indexation (3,2%). Et en 2013, elles auront en plus, une augmentation de 2% au secondaire, 1,87% au fondamental. Et toutes les autres écoles auront des augmentations supérieures.</em></p>
<h3 style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;On a déjà créé 1.340 emplois sous cette législature&nbsp;&raquo;<br />
</em></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>L&#8217;aide aux écoles défavorisées, c&#8217;est notamment de l&#8217;emploi&#8230;</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Au total, sous cette législature, on a créé 1.340 emplois, l&#8217;essentiel allant aux écoles en difficulté. C&#8217;est pas mal, quand même&#8230;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Sauf qu&#8217;il y a le problème global de pénurie et un problème supplémentaire pour les écoles à publics difficiles : les </strong><strong>profs ne s&#8217;y précipitent pas. En clair, les aides promises sur papier sont-elles concrétisées?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Un : il n&#8217;y a pas de pénurie dans toutes les fonctions. Deux : la pénurie, ce n&#8217;est pas en début d&#8217;année ; elle se marque pendant l&#8217;année quand il faut remplacer les malades, etc. Ensuite, le système, je l&#8217;ai voulu souple. Les écoles peuvent engager des psychologues, assistants sociaux, éducateurs, logopèdes. On n&#8217;est pas obligé d&#8217;engager des professeurs. On sait que 20% des écoles concentrent 80% des publics les plus fragilisés. Avec ces publics, le travail à mener, ce n&#8217;est pas nécessairement plus de maths.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Les moyens supplémentaires qu&#8217;on donne aux écoles en difficulté, ça donne vraiment des résultats?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Le décret sur l&#8217;encadrement différencié est vieux de 2009. Il a accordé aux écoles une aide de 40 millions, mais qui est arrivée de façon progressive &#8211; 5 millions en 2009, 10 en 2010, 15 en 2011. Maintenant, la totalité des moyens sont là. Le décret sera évalué. En attendant, les écoles doivent rendre un descriptif de la manière dont elles utilisent les moyens.</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Pour en finir avec Robin des Bois&#8230;</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Oui, ça, en terminer, je veux bien&#8230;</em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>La sortie de votre présidente Joëlle Milquet (réclamant l’abrogation totale du système)</strong><strong> ne vous a-t-elle pas mis dans une position difficile?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>D&#8217;abord, elle m&#8217;en avait parlé. Quinze jours avant, au parlement, j&#8217;avais dit que Robin des Bois devrait être abrogé à terme.</em></p>
<h3 style="text-align: justify;"><em>&laquo;&nbsp;La pénurie n&#8217;est pas générale&nbsp;&raquo;<br />
</em></h3>
<p style="text-align: justify;"><strong>Oui, à terme. Milquet, elle, réclamait son abrogation immédiate.</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Elle est présidente. Elle est plus rapide ! </em></p>
<p style="text-align: justify;"><strong>Avec les syndicats, vous allez débattre de la taille des classes. C&#8217;est compatible avec la pénurie, qui est là quand même&#8230;?</strong></p>
<p style="text-align: justify;"><em>Oui car il y a plusieurs façons de travailler. On peut réduire la taille des classes, par exemple en favorisant les synergies entre écoles, réseaux. Mais je répète : la pénurie n&#8217;est pas générale.</em><sup><a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/07/04/robin-des-bois-foret-simonet/#footnote_0_9934" id="identifier_0_9934" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Le Soir &amp;#8211; 30.06.11">1</a></sup><strong><br />
</strong></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_9934" class="footnote">Le Soir &#8211; 30.06.11</li></ol><fb:like href='http://www.enseignons.be/actualites/2011/07/04/robin-des-bois-foret-simonet/' send='true' layout='standard' show_faces='true' width='450' height='65' action='like' colorscheme='light' font='lucida+grande'></fb:like>]]></content:encoded>
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		<title>Eugène Ersnt revient sur l&#8217;accord ministres/syndicats</title>
		<link>http://www.enseignons.be/actualites/2011/05/29/eugene-ersnt-accord-ministres-syndicats/</link>
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		<pubDate>Sun, 29 May 2011 17:53:03 +0000</pubDate>
		<dc:creator>jonathanf</dc:creator>
				<category><![CDATA[Interviews]]></category>
		<category><![CDATA[accord]]></category>
		<category><![CDATA[DPPR]]></category>
		<category><![CDATA[Eugène Ernst]]></category>
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		<description><![CDATA[<a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/05/29/eugene-ersnt-accord-ministres-syndicats/"><img align="left" hspace="5" width="125" src="http://www.enseignons.be/actualites/files/2011/05/Eugene-Ernst.jpg" class="alignleft wp-post-image tfe" alt="Eugène Ersnt" title="" /></a>Devant les interrogations de nos membres &#8211; et aussi parce que nous trouvions le communiqué de presse du front commun syndical assez lacunaire &#8211; Enseignons.be a contacté Eugène Ernst, patron de la CSC-Enseignement. Très gentiment, ce dernier a accepté de &#8230; <a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/05/29/eugene-ersnt-accord-ministres-syndicats/">Continuer la lecture <span class="meta-nav">&#8594;</span></a>]]></description>
			<content:encoded><![CDATA[<p style="text-align: justify"><img class="alignnone size-full wp-image-9059" src="http://www.enseignons.be/actualites/files/2011/05/Eugene-Ernst.jpg" alt="Eugène Ersnt" width="267" height="292" />Devant les interrogations de nos membres &#8211; et aussi parce que nous trouvions le communiqué de presse du front commun syndical assez lacunaire &#8211; <strong>Enseignons.be</strong> a contacté <strong>Eugène Ernst</strong>, patron de la <strong>CSC-Enseignement</strong>. Très gentiment, ce dernier a accepté de répondre à nos questions, afin de préciser le contenu de l&#8217;accord entre le gouvernement et les syndicats et les attentes nouvelles de ces derniers.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Jonathan Fischbach, Président de l&#8217;asbl : Alors, M. Ernst, vous avez lu les réactions des enseignants sur Enseignons.be. Ce nouvel accord passe plutôt mal. Expliquez-nous.</strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Eugène Ernst : </strong>Après la manifestation du jeudi 5 mai, nous avions exigé des <strong>premiers gestes</strong> et des <strong>engagements précis</strong>. Les <strong>négociations sectorielles</strong> étaient terminées et le gouvernement n&#8217;était pas obligé de nous recevoir. Nous avons exigé de reprendre le dialogue social, il a repris. Nous avons exigé des gestes concrets, nous en avons obtenu trois. Nous voulions des engagements fermes, ils sont couchés noir sur blanc. Certains de ces gestes sont symboliques comme le bonus de 80 euros pour la prime de fin d&#8217;année. Mais d&#8217;autres engagements sont très importants. Imaginez que bientôt, tous les enseignants seront payés à terme échu. Ça n&#8217;a l&#8217;air de rien mais c&#8217;est important pour les jeunes profs. <strong>Deux grands chantiers</strong> vont également avoir lieu : l&#8217;un concernera le <strong>nombre maximum d&#8217;élèves par classe</strong>, l&#8217;autre sera chargé d&#8217;étudier de nouvelles pistes pour améliorer les <strong>conditions de travail des enseignants</strong>. Ce n&#8217;est pas rien. Alors, maintenant, nous attendons un calendrier précis de ces travaux et nous verrons comment ces chantiers vont se concrétiser. Si les délais ne sont pas raisonnables, nous considèrerons* que l&#8217;accord n&#8217;est plus valable et nous envisagerons de <strong>nouvelles actions</strong>.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Vous avez obtenu 80 euros supplémentaires pour la prime de fin d&#8217;année. Mais ce n&#8217;est pas de l&#8217;argent <em>&laquo;&nbsp;en plus&nbsp;&raquo;</em>. Les 10 millions nécessaires à ce bonus ont été trouvés dans l&#8217;enveloppe que le gouvernement avait prévue pour travailler sur la formation des jeunes enseignants et les premières expériences de tutorat. On oublie le tutorat?<br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong></strong>Le tutorat reste important&#8230; mais il n&#8217;y avait pas d&#8217;éléments concrets sur la table. En clair, ces 10 millions, <strong>on ignorait à quoi ils allaient servir</strong>, concrètement. Nous allons discuter avec le gouvernement de la dynamisation de la carrière et le tutorat est une des pistes possibles. Pour nous, être tuteur, cela ne s&#8217;improvise pas. Il faut réfléchir à l&#8217;aspect organisationnel de la chose : qui le fera, quand, dans quelles conditions? De plus, le public qui était visé &#8211; les enseignants ayant sollicité une DPPR partielle &#8211; n&#8217;était peut-être pas le meilleur, compte tenu de ses motivations, d&#8217;autant qu&#8217;il n&#8217;allait exercer qu&#8217;une année avant de partir en DPPR totale. Nous, nous voulons que le tutorat soit une réelle aide pour les jeunes enseignants, qu&#8217;il contribue à leur insertion professionnelle. Nous allons donc y travailler.</p>
<h3 style="text-align: justify"><em>&laquo;&nbsp;Le système peut être amélioré&nbsp;&raquo;</em></h3>
<p style="text-align: justify"><strong>Revenons aux 80 euros supplémentaires. Ce n&#8217;est pas beaucoup&#8230;</strong></p>
<p style="text-align: justify">C&#8217;est un pas dans la bonne direction. Et c&#8217;était une des principales revendications lors de la manifestation du 5 mai. L&#8217;<strong>élément salarial</strong> est le plus cité au niveau des affiliés. Maintenant, on sait que les enseignants ont parfois des difficultés avec leur salaire. A titre individuel, ils ne s&#8217;en plaignent pas ou rarement&#8230; mais il y a ce que les gens expriment à titre individuel&#8230; et à <strong>titre collectif</strong>.   <strong><br />
</strong></p>
<p style="text-align: justify"><strong>Finalement, le gouvernement n&#8217;a pas mis d&#8217;argent frais sur la table.</strong></p>
<p style="text-align: justify">On doit noter deux choses. La première, c&#8217;est qu&#8217;il n&#8217;y a pas beaucoup de marges disponibles. On ne va pas se mentir, les finances de la Communauté française ne sont pas au beau fixe en ce moment. Ensuite, il ne faut pas forcément obtenir de l&#8217;argent pour réaliser des choses. Je comprends l&#8217;impatience des affiliés mais on peut aussi, plutôt que de réclamer des moyens nouveaux, s&#8217;intéresser à la manière dont les <strong>moyens actuels</strong> sont utilisés. On pourrait imaginer installer davantage de <strong>régulation</strong> dans l&#8217;attribution des moyens aux écoles, par la Communauté française et les pouvoirs organisateurs. Il y a des <strong>incohérences</strong>&#8230; qui là coutent* de l&#8217;argent. Le Segec a vivement réagi ce weekend*, parce qu&#8217;on touche ici à quelque chose de symbolique.</p>
<p style="text-align: justify">Prenons la question des cours à <strong>options</strong>. Quel est l&#8217;intérêt de garder ouverte une filière où il n&#8217;y a que <strong>quatre élèves</strong>? Surtout si, quelques kilomètres plus loin, une autre école &#8211; mais peut-être pas du même réseau &#8211; organise les mêmes cours et les mêmes options. Ne pourrait-on pas imaginer de donner des moyens au cas par cas, après une analyse précise sur base de dossier? Il faut lutter contre la <strong>concurrence stérile</strong> entre les réseaux.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Vous pensez donc pouvoir obtenir des améliorations dans le système actuel?</strong></p>
<p style="text-align: justify">Bien sûr. Il y a des mesures qui pourraient être rapidement obtenues, par exemple au niveau des <strong>statuts</strong>. On devrait pouvoir faire en sorte que les enseignants puissent devenir plus rapidement <strong>temporaires prioritaires</strong>, dernier pas vers la nomination. Et quand on parle de <strong>rationaliser notre approche des réseaux</strong>, le raisonnement est valable également pour les enseignants. A la CSC, on estime que les gens devraient pouvoir faire valoir leur expérience, leur ancienneté&#8230; et ce dans tous les réseaux. Je pense qu&#8217;on est au bout d&#8217;un système. On ne parle évidemment pas de la fin des réseaux mais si on veut réellement améliorer les conditions d&#8217;apprentissage des élèves, le système actuel, construit sur la base de piliers philosophiques, n&#8217;a plus de sens.</p>
<h3 style="text-align: justify"><em>&laquo;&nbsp;Nous souhaitons que les réseaux collaborent&nbsp;&raquo;</em></h3>
<p style="text-align: justify"><strong>Vous appelez à une meilleure collaboration des réseaux?</strong></p>
<p style="text-align: justify">Oui. Dans les petites villes, est-il pertinent que chaque école organise des cours de latin-grec, par exemple? Les écoles ne peuvent-elles pas s&#8217;organiser entre-elles pour proposer ces cours en commun? On a connu des situations où certaines écoles n&#8217;ont pu ouvrir des classes passerelles<sup><a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/05/29/eugene-ersnt-accord-ministres-syndicats/#footnote_0_9047" id="identifier_0_9047" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="Ces classes visent &agrave; l&amp;#8217;insertion des &eacute;l&egrave;ves primo-arrivants dans l&amp;#8217;enseignement organis&eacute; ou subventionn&eacute; par la Communaut&eacute; fran&ccedil;aise.">1</a></sup> parce qu&#8217;il y avait trop peu d&#8217;élèves&#8230; Si elles avaient collaboré, les élèves auraient été pris en charge et cela aurait été tout bénéfice pour eux. Notre système encourage le <strong>consumérisme</strong> de l&#8217;école.</p>
<p style="text-align: justify">On doit aussi, si on aborde ce dossier, parler de la <strong>publicité</strong> que font les écoles. C&#8217;est aussi de l&#8217;argent perdu qui ne profite ni aux enseignants ni aux élèves.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>On sent que les syndicats misent beaucoup sur ces deux chantiers. Vous n&#8217;avez pas voulu trop forcer sur les questions salariales&#8230;</strong></p>
<p style="text-align: justify">On ne veut surtout pas revivre ce qui s&#8217;est passé en 1990 où les enseignants avaient obtenu une hausse significative de leur salaire&#8230; pour finalement devoir subir des <strong>pertes d&#8217;emplois</strong> en 1993 et 1996.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Vous parlez de porter la plage horaire des jeunes profs au minimum, c&#8217;est vague. Les jeunes profs, c&#8217;est qui?</strong></p>
<p style="text-align: justify">Les jeunes profs sont ceux qui ont entre <strong>0 et 5 ans d’ancienneté</strong>. On doit pouvoir<strong> </strong>discuter de ces plages horaires et faire le ménage. Quand vous savez que beaucoup d&#8217;écoles imposent le maximum à leurs enseignants en ne les imputant pas au <strong>NTPP</strong><sup><a href="http://www.enseignons.be/actualites/2011/05/29/eugene-ersnt-accord-ministres-syndicats/#footnote_1_9047" id="identifier_1_9047" class="footnote-link footnote-identifier-link" title="NTPP = Nombre total de p&eacute;riodes &amp;#8211; professeur.">2</a></sup> Un régent peut prester 24h et son directeur n&#8217;en déclarera que 22&#8230; c&#8217;est une <strong>concurrence illicite</strong> que se livrent les écoles puisque les moyens <strong>ne sont pas déclarés</strong>. Les gens doivent pouvoir vivre avec les moyens qu&#8217;on leur donne et s’organiser en conséquence.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Vous allez lancer un groupe de travail qui vise à fixer un nombre d&#8217;élèves maximum par classe. C&#8217;est ambitieux. Pensez-vous pouvoir y parvenir? D&#8217;autant que les pouvoirs organisateurs seront aussi autour de la table. </strong></p>
<p style="text-align: justify">Le gouvernement s&#8217;est engagé de manière très claire sur ce point. Les <strong>balises</strong> sont posées&#8230; et les P.O. savent qu&#8217;on ne quittera la table que lorsqu&#8217;on aura obtenu satisfaction.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Et Robin des Bois? On n&#8217;en parle plus? Avec les 10 millions à nouveau investis dans la prime de fin d&#8217;année, on aurait pu le mettre à mort, non?</strong></p>
<p style="text-align: justify">Nous ne sommes pas favorables à Robin des Bois et sa philosophie. Mais il ne touche que certaines écoles et certains enseignants, avec des conséquences essentiellement organisationnelles. Nous souhaitions défendre des <strong>mesures plus globales</strong>, qui pouvaient profiter au plus grand nombre.</p>
<h3 style="text-align: justify"><em>&laquo;&nbsp;Nous resterons vigilants&nbsp;&raquo;</em></h3>
<p style="text-align: justify"><strong>Lors de ces négociations, vous avez traité avec les ministres Simonet et Marcourt mais aussi avec le ministre-président Rudy Demotte et les ministres Nollet et Antoine. C&#8217;est une demande des syndicats?</strong></p>
<p style="text-align: justify">Absolument, nous avons fait appel à tout le gouvernement. Nous ne voulions plus de jeux de cachecache*. Il fallait être clair, cette fois.</p>
<p style="text-align: justify"><strong>Finalement, que souhaitez-vous dire aux enseignants?</strong></p>
<p style="text-align: justify">Il faut retenir qu&#8217;on a mis en place une action collective &#8211; la grève du 5 mai &#8211; et qu&#8217;elle nous a rapporté 10 millions d&#8217;euros. Ce qui était important pour nous, c&#8217;était la reprise du dialogue social. Après, il y a deux grands chantiers que nous allons concrétiser et qui contribueront à l&#8217;amélioration de l&#8217;exercice du métier d&#8217;enseignant. Le débat ne fait que commencer, nous serons vigilants par rapport à l’évolution et à la <strong>concrétisation des engagements pris</strong>. A défaut de réponse concrète et rapide, le front commun syndical sait qu’il peut compter sur la <strong>mobilisation du monde enseignant</strong>.</p>
<p style="text-align: justify">* considérerons, coûtent, week-end, cache-cache</p>
<p style="text-align: justify"><em>Les mots suivis d’un astérisque sont écrits en accord avec l’orthographe réformée.</em></p>
<ol class="footnotes"><li id="footnote_0_9047" class="footnote">Ces classes visent à l&#8217;insertion des élèves primo-arrivants dans l&#8217;enseignement organisé ou subventionné par la Communauté française.</li><li id="footnote_1_9047" class="footnote">NTPP = Nombre total de périodes &#8211; professeur.</li></ol><fb:like href='http://www.enseignons.be/actualites/2011/05/29/eugene-ersnt-accord-ministres-syndicats/' send='true' layout='standard' show_faces='true' width='450' height='65' action='like' colorscheme='light' font='lucida+grande'></fb:like>]]></content:encoded>
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