Catégories


Archives






Mots-clés

école écoles élève élèves élections 2009 Arena bruxelles CDH CGSP Christian Dupont Communauté française CSC décret dupont Ecolo enseignant enseignants enseignement Flandre foulard gouvernement grève horaire Inscriptions inspection Islam Milquet ministre mixité MR olivier pénurie périphérie parents primaire profs Prosper Boulangé PS recours salaire Secondaire Simonet syndicats voile
juin  09
16

C’est la semaine du « bac » en 6e primaire

Cette semaine, 53.500 écoliers francophones de 6e primaire vont être soumis aux fameuses épreuves du « CEB » – pour « certificat d’étude de base ». Des épreuves externes, identiques pour tous les élèves, tous réseaux confondus, dans toute la Communauté française, qui serviront à évaluer les compétences de base : calcul, écriture, lecture… L’examen a été conçu par le service de l’enseignement fondamental (six inspecteurs et six enseignants).

Les épreuves sont prévues sur quatre matinées : les 15, 16, 18 et 19 juin.

Leur objectif? Offrir aux jeunes une attestation de réussite sur base d’une épreuve commune et ainsi mieux mesurer le niveau de nos têtes blondes avant leur entrée dans le secondaire.

Ils étaient 38.665 à avoir obtenu le précieux sésame en 2008, ce qui représente un taux de réussite de 87,2% (contre 83,9% en 2007). Mais le test n’était pas encore obligatoire pour toutes les écoles et avait alors concerné 95% des élèves.1

Quelques exercices qui seront proposés aux élèves sont déjà visibles sur le site de la RTBF. Enseignons.be vous propose de tester vos connaissances en géométrie.

Solides_et_figures

  1. Le Soir – 15.06.09 []
mai  09
9

L’école n’est plus un ascenseur social

dC’est un constat amer mais implacable que nous livre une équipe de sociologues de l’ULB : en Belgique, les élèves d’origine étrangère affichent des performances scolaires bien inférieures à celles des Belges. Avec la dernière enquête Pisa comme base de travail, ces chercheurs affirment que la Belgique est le seul pays industrialisé à présenter un fossé aussi grand entre les élèves issus de l’immigration et les autres. Les résultats des premiers sont parmi les plus faibles du monde développé.

Plutôt accablant pour nos écoles dont le rôle d’ascenseur social est plus que jamais remis en question.

Mais revenons à Pisa. Cette enquête, vous le savez, mesure les performances des élèves de 15 ans, dans 57 pays, en lecture, en mathématiques et en sciences. En maths, les jeunes francophones obtiennent une moyenne de 510, pour 500 de moyenne OCDE. Correct, sans être brillant. Mais les élèves d’origine étrangère (seconde génération) pointent à peine à 444… et même 406 pour les primo-arrivants. Vous avez dit mauvais?

Les résultats ne sont pas meilleurs en lecture. Si un ado francophone sur cinq connait de graves lacunes, ils sont 50% ,pour les immigrés récents, à se ramasser en « compréhension de l’écrit ». Est-ce propre à la Communauté française? Si peu… Le chiffre passe de 50 à 40% pour les mêmes élèves au nord du pays. Un mal belge donc.

Si d’autres pays comme le Canada ou l’Australie réussissent à hisser jusqu’à 15% de leurs élèves immigrés dans le peloton des « top performers » (les élèves obtenant les meilleurs niveaux), à égalité avec leurs élèves autochtones, la Belgique est très loin de les imiter. Pourquoi? Les auteurs identifient plusieurs facteurs déterminants : la langue parlée à la maison (surtout en Flandre) et le niveau socioéconomique des parents. Nul besoin de vous faire un dessin. Ces populations appartenant majoritairement aux classes sociales les moins favorisées, les élèves qui en sont issus obtiennent de moins bons résultats que leurs camarades issus des couches plus aisées de la société.

Ségrégation économique et ethnique

Mais ce n’est pas tout. Les auteurs pointent également notre système scolaire, son modèle de séparation et son organisation de quasi-marché qui entrainent une forte ségrégation – à la fois économique et ethnique -  scolaire tant au nord qu’au sud du pays. Et la solution? La mixité sociale, encore et toujours… qui irait de paire avec un investissement massif en moyens humains et financiers des écoles qui accueillent un large public d’origine immigrée. Sans oublier, bien sûr, un travail au niveau des pratiques pédagogiques (une meilleure formation des enseignants) et des mentalités, aussi bien pour les acteurs du terrain que pour les parents.

L’étude propose de s’inspirer de pays comme la Finlande (on le saura!) ou la Pologne, dont les systèmes d’enseignement unifiés obtiennent de bien meilleurs résultats que là où ils sont différenciés et morcelés en réseaux concurrents. On veut bien le croire.1

  1. Source : Le Soir – 27.04.09 []
août  08
31

Nos écoliers ont des problèmes de lecture

C’est une récente enquête de la Communauté française qui l’affirme1. De plus en plus de jeunes éprouvent des difficultés à lire et surtout… à comprendre ce qu’ils lisent. Les résultats des dernières évaluations externes réalisées dans toutes les école de la Communauté sont éloquents.

En 2e primaire, quatre enfants sur cinq réussissent brillamment les tests de lecture. Mais trois ans plus tard, 30% des élèves rencontrent d’importantes difficultés.

En 2e secondaire, ils sont plus de 50% à avoir des problèmes de lecture. Un élève sur deux. Un chiffre pour le moins inquiétant.

Dominique Lafontaine, professeur en sciences de l’éducation à l’ULg :

On ne constate pas cet espèce de saut qualitatif qui est attendu par les instructions officielles et qui fait que les élèves seraient à même véritablement de comprendre et d’interpréter un texte au-delà de la surface de ce texte.

Pour expliquer ce phénomène, différentes causes sont avancées, parmi lesquelles une trop faible utilisation par les enseignants des outils didactiques mis à leur disposition. Et puis il y a ce constat troublant chez les étudiants qui entament des études pour devenir professeurs. Un examen réalisé dans une Haute école révèle que 79% d’entre eux échouent à l’épreuve de vocabulaire.

Dominique Lamotte, chargée de mission-Conseil de l’Education et de la Formation de la Communauté française, explique :

Les étudiants qui s’inscrivent dans les départements pédagogiques des Hautes écoles et qui se destinent donc à devenir enseignants sont en général ce qu’il est convenu d’appeler de piètres lecteurs. On a très peu d’étudiants qui sont de bons lecteurs!

Ceci explique donc cela. Il faudra donc avant tout réconciler les futurs professeurs avec la lecture et les former davantage aux stratégies de compréhension de textes… On ne peut pas s’étonner du faible niveau de nos élèves si leurs professeurs ne sont pas capables de mieux faire…

  1. Source : JT RTL – 30.08.08 []
juil  08
6

Les livres à lire cet été

Même durant les vacances, les enseignants n’hésitent pas à découvrir de nouveaux ouvrages susceptibles d’améliorer leur pratique.

La liste suivante, nous la devons à Jacques Nimier. Spécialiste des « facteurs humains dans l’enseignement », il nous propose une sélection pertinente et passionnée.1

  1. Le redoublement : pour ou contre?
  2. Et si on parlait de la violence?
  3. Un projet pour enseigner le travail de groupe
  4. Les enseignants, entre plaisir et souffrance
  5. De l’échec scolaire au bonheur d’apprendre
  6. L’enfant et la peur d’apprendre
  7. A quoi sert l’autorité?
  8. Un projet pour éduquer à la citoyenneté
  9. Camille à la haine… et Léo adore les maths – L’imaginaire dans l’enseignement
  10. L’obligation de résultats en éducation
  11. La Finlande : un modèle éducatif pour la France?
  1. Source : http://www.pedagopsy.eu/ []