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nov  09
16

Le CDH s’engage sur le port du voile

MilquetUne note, provisoire et confidentielle, qui devait être présentée en bureau de parti aujourd’hui,défend le principe d’une interdiction totale du port du foulard islamique, « et de tous les signes religieux ostentatoires » dans l’ensemble de l’enseignement maternel et primaire, tant du réseau libre que de l’officiel. Dans l’enseignement secondaire, les élèves pourraient manifester leurs convictions seulement à partir de la 3e ou de la 5e année, pour autant que l’établissement l’autorise. Le parti humaniste semble donc doucement  choisir sa ligne de conduite dans ce dossier très sensible. Il rejoint là le MR qui s’est, plus tôt, lui aussi positionné clairement en faveur d’une interdiction légale des signes d’appartenance culturelle, religieuse ou politique. Les libéraux ne visaient alors que l’enseignement officiel… alors que le CdH va plus loin en incluant aussi le réseau libre.

Mais, autre différence, si le CdH ne parle que de « signes religieux », le MR ne tolèrera pas non plus les flambeaux laïques ou autres chapeaux sur lesquels on peut lire « Dieu n’existe pas » ou « Di Rupo 1er ministre ».

La position du CdH étonne alors que les Assises de l’interculturalité ne sont pas terminées et qu’elles ne devraient aboutir à d’éventuelles initiatives parlementaires qu’à l’automne 2010. De plus, le MR avait été fortement critiqué par le CdH lorsqu’il s’était positionné contre le port du foulard, accusé même de vouloir saboter le travail de Joëlle Milquet, ministre fédérale de l’Egalité des chances, et initiatrice des Assises de l’interculturalité. Les humanistes vont cependant faire de même. Est-ce cela se tirer une balle dans le pied? Certains se demandent désormais si les Assises ont encore une utilité…1

  1. Le Soir – 16.11.09 []
sept  09
21

Le CDH veut trouver d’autres pistes d’économie dans l’enseignement

MilquetAujourd’hui, les syndicats retrouvent Marie-Dominique Simonet, ministre de l’Enseignement. Une réunion attendue depuis l’arrêt de travail de jeudi dernier, en réaction aux pistes d’économie proposées par la ministre et dévoilées dans la presse. Au JT de la RTBF, hier, Joëlle Milquet a indiqué souhaiter que l’on explore de nouvelles possibilités, mettant de côté celles qui avaient suscité la colère des enseignants.

Ensemble, ils peuvent trouver des solutions pour laisser tomber ces pistes. C’est notre volonté, bien sûr. Je pense que la ministre peut venir avec des pistes alternatives.

La présidente du CDH a toutefois rappelé le contexte budgétaire de la Communauté française, confrontée à une chute de ses recettes. « Il ne faut pas croire ou faire croire que l’on peut vivre en Communauté française avec 611 millions de recettes en moins sans trouver de solution », a-t-elle souligné.

Enseignons.be vous révélait la semaine passé différentes pistes d’économie envisagées par le gouvernement de la Communauté française dans l’enseignement.

Y figuraient l’intention d’amener chaque enseignant à prester le maximum de sa plage horaire et d’allonger l’âge des prépensions des enseignants (DPPR) au-delà des 55 ans actuels.1

  1. Belga – 21.09.09 []
sept  09
19

Milquet avertit Ecolo : « Ca suffit! »

milquet« On gouverne dans le gouvernement et pas dans les médias ». C’est le message de Joëlle Milquet lancé à l’adresse d’Ecolo. La présidente du CdH ne digère pas la sortie de Jean-Marc Nollet dans les colonnes du Soir et de la Libre, mercredi dernier. Son « l’école ne paiera pas pour les banques«  en a crispé plus d’un au gouvernement pour qui le ministre écologiste ne s’est pas montré outrageusement solidaire de sa collègue de l’Enseignement. Un peu énervée, la vice-première remet les pendules à l’heure.

Pas de syndrome de l’arc-en-ciel !

Je donne un avertissement gentil, sympathique, constructif à ce stade, mais très clair : je peux comprendre quelques erreurs, mais pas davantage! Quand on vient me dire – Jean-Marc Nollet dans Le Soir – que le fédéral va mettre à mal les entités fédérées et l’enseignement alors que tout avait été négocié pour éviter cela, et que le même n’ouvre pas la bouche à la réunion du comité de concertation entre représentants du fédéral et des Régions…

(…) Quand on est dans un gouvernement, c’est pour servir les citoyens, pas pour promouvoir son parti. (…) Les pistes que Marie-Dominique Simonet a évoquées avec les partenaires sociaux, elle en a hérité, elles viennent de discussions avec Ecolo et le PS, que tout le monde connaissait, qui sont passées en gouvernement! Alors jouer la surprise et plus encore… Je ne veux plus que ça se reproduise.

La politique n’est pas un hammam constant !

Interrogée sur la morosité, voire la révolte des enseignants face à ces pistes, Joëlle Milquet répond :

Là, je veux être claire aussi… L’enseignement a été protégé au maximum durant toutes les négociations gouvernementales : on n’a pas remis en cause le financement de la Saint-Polycarpe, on a sauvegardé l’augmentation du nombre d’enseignants, on a maintenu tout l’investissement pour les discriminations positives… Qu’à un moment, quand il faut trouver 600 millions en Communauté française, il faille envisager des économies, les plus indolores possibles… Qui peut croire le contraire? C’est l’objet des pistes sur la table, mais qui peuvent être totalement remplacées par une autre idée, rien n’est joué. Voilà les faits.

Quant à Marie-Dominique Simonet, la ministre de l’Enseignement, sa présidente estime qu’elle a encore les reins solides et qu’elle sera apte à poursuivre une « grande réforme de l’enseignement« .

C’est une femme remarquable, calme, de dialogue, qui a un respect immense pour les enseignants, et qui a été blessée de voir ses intentions déformées.1

Prochain épisode (normalement), le 5 octobre, jour où les syndicats retrouveront la ministre de l’Enseignement pour une nouvelle réunion.

  1. Le Soir – 19.09.09 []
juil  09
18

Pour Joëlle Milquet, Simonet était un choix évident

CDH-EnseignementInterrogée hier par Véronique Lamquin, journaliste du Soir, la présidente du cdH, Joëlle Milquet, a justifié sa décision de nommer Marie-Dominique Simonet au poste de ministre de l’Enseignement obligatoire.

Quand j’ai hérité de la compétence, j’ai tout de suite pensé à Marie-Dominique Simonet. Elle me semblait, au sein du parti, la plus en phase avec la fonction. C’est quelqu’un de calme, d’ouvert, de méthodique. L’école a besoin d’une personnalité rassurante, fédératrice, pas trop fonceuse. Il va d’abord falloir écouter, longuement, les acteurs de l’enseignement.

Joëlle Milquet reconnait aussi que, même si elle l’avait réclamé à de nombreuses reprises, jusqu’à la dernière minute, elle n’était pas certaine de décrocher le portefeuille tant convoité. Tant et si bien qu’elle s’était déjà préparée mentalement à avoir plutôt l’Enseignement supérieur.

Elle se dit très satisfaite de pouvoir compter le bloc enseignement-formation-emploi dans les attributions des ministres humanistes.

(…) Pour nous, c’est très important. Notre premier défi, c’est d’amener les francophones à l’emploi. Le trajet d’un jeune ne s’arrête pas quand il a décroché tant bien que mal un diplôme mais bien quand il trouve un emploi. Concrètement, au niveau de l’école, notre première grande réforme concernera l’enseignement technique et professionnel. Nous devons créer des pôles de formation associant les écoles, les fonds sectoriels des entreprises, les centres de formation, les organismes de placement. Le cdH a tous les instruments pour mettre cela en place.1

Voilà l’école dans les mains des ex-sociaux-chrétiens. Le chantier est gigantesque… Réussiront-ils là où d’autres ont échoué?

  1. Le Soir – 18.07.09 []
juil  09
14

Milquet ne veut pas l’enseignement pour elle-même

milquetAlors que l’Olivier est enfin né, les spéculations vont bon train sur les noms des prochains ministres qui composeront les gouvernements tripartites en Wallonie et en Communauté française. En théorie, les heureux élus devraient être désignés mercredi dans la soirée, au cours des assemblées et conseils de fédération du PS, du CDH et d’Ecolo. Avec une annonce jeudi matin… On connaitra alors le nom de notre ministre de l’enseignement pour les cinq prochaines années.

La présidente du CDH et ministre fédérale de l’emploi, Joëlle Milquet, a tenu à mettre les choses au point hier soir. Non, elle n’est pas candidate ministre de l’enseignement… mais oui, elle pense toujours que ce portefeuille devrait échoir à un ministre humaniste.

Ça m’amuse car j’ai toujours démenti le fait qu’il serait possible d’envisager que je sois ministre de l’enseignement. Le CDH s’est investi très fortement pour que le programme de l’enseignement soit un bon programme.1

Les grandes priorités de l’Olivier en matière d’éducation vous seront présentées très bientôt sur votre site préféré.

  1. Le Soir – 14.06.09 []
mai  09
30

Enseignement : les priorités

capture01deJ-8 avant les prochaines élections régionales et communautaires. Enseignons.be vous propose de faire une nouvelle fois le point sur les priorités des quatre grands partis en matière d’enseignement. Demandez le programme ! Par ailleurs, François de Brigode et Johanne Montay ont reçu, le vendredi 29 mai, les présidents du PS, MR, CDH et Ecolo. Ces derniers ont, une ultime fois, confronté leur vision de l’enseignement de demain. Focus dans cet article…

Le PS

Le parti socialiste est dans les cordes. Un sondage Dedicated Research  – 7100 personnes interrogées -  le relègue à la troisième place avec 23,84%, soit une perte sèche de 11,6% par rapport à 2004. Le groupe PS perdrait 18 sièges pour ne plus en conserver que 23 au Parlement de la Communauté française.

psPour autant, s’il devait rester au pouvoir, et conserver le portefeuille de l’enseignement, le PS se fixerait 6 priorités :

  • Accorder davantage d’autonomie aux directeurs d’écoles et aux enseignants;
  • Une amélioration et un allongement de la formation des enseignants ainsi que la mise en place d’outils pour mener leur projet éducatif;
  • Favoriser le multilinguisme dès la 1ère primaire via le choix d’une 2e langue;
  • Faire de l’enseignement qualifiant une filière d’excellence;
  • Mettre en place un « test d’enseignement secondaire supérieur » commun à tous les rhétos;
  • Instaurer un cours de citoyenneté commun à tous les élèves.

Pas un  mot cependant sur les inscriptions dans les écoles. Le programme socialiste n’en pipe mot. Dommage. Épinglons tout de même ces deux idées : le PS souhaite que les enfants aient la possibilité de rester à l’école jusque 18h pour être aidés dans leurs devoirs. Il envisage également une simplification de la réglementation sur les titres requis et une amélioration des modalités d’application des règles d’affectation. Ce dernier point sera particulièrement tenu à l’œil par les syndicats.

Le MR

Le MR a joué sur du velours durant cette campagne électorale, surfant sur les « affaires » socialistes et le retentissant échec du décret mixité. A la Communauté française, le MR deviendrait le premier parti francophone. Avec 26,08% d’intentions de vote, il serait le premier parti du Parlement de la Communauté française avec 28 députés.

capture01gtCôté programme, il n’est pas surprenant de lire que le MR veut la suppression immédiate et définitive des décrets Arena/Dupont. Ses autres priorités sont de…

  • Rendre aux parents la liberté d’inscrire leur enfant dans l’école de leur choix;
  • Renforcer les apprentissages de base : devoirs corrigés en classe et remédiation immédiate à l’école;
  • Garantir une formation de haute qualité dans toutes les écoles;
  • Renforcer l’autonomie des directions d’établissements;
  • Revaloriser la fonction d’enseignant;
  • Mettre fin à la politisation des désignations des enseignants1;
  • Encourager les enseignants à rester à l’école après 55 ans (lisez : le MR ne garantit pas que les DPPR seront prolongées après 2011).

Le MR n’a pas de proposition concrète pour effectuer, à court terme, les inscriptions de 2010. Son projet est toutefois de mettre en place le principe de « financement différencié portable » : les moyens complémentaires ne seraient plus alloués aux écoles en fonction de leur population mais « portés » par chaque élève individuellement.

Notons encore quelques pistes des libéraux : former les parents des primo-arrivants à la langue de l’enseignement, mieux lutter contre la violence scolaire via une sanction pédagogique immédiate et négocier un régime de sanctions opérationnelles pour sanctionner (sic) les comportements abusifs des enseignants nommés. Quels comportements? On le saura peut-être après le 7 juin…

Le CDH

S’il devait participer à la prochaine coalition, le CDH a plus d’une fois déclaré qu’il réclamerait le ministère de l’enseignement. Pour autant, le parti de Joëlle Milquet n’est pas en grande forme. Dans les sondages, il glisserait légèrement, de 1,6%, pour se maintenir à 14,96%. Il perdrait ainsi un député pour n’en garder que 16.

C’est peu dire que le CDH a joué un drôle de jeu durant cette campagne. Forcé de défendre son bilan et celui de son partenaire, il a pourtant essayé de prendre ses distances vis-à-vis du décret mixité, définitivement impopulaire (et c’est un euphémisme). La grogne de nombreux parents aura finalement raison de sa loyauté alors que, il faut le rappeler, le CDH avait pourtant voté les décret Arena et Dupont à l’unanimité.

MilquetDans le programme des centristes, nous pourrons retrouver l’engagement de…

  • Organiser, pour chaque élève, un service de remédiation immédiate dans chaque école dès la première difficulté;
  • Augmenter le nombre d’enseignants;
  • Revaloriser la formation initiale des professeurs;
  • Organiser des tests identiques pour tous à 14 ans;
  • Améliorer les programmes;
  • Organiser des évaluations/enquêtes annuelles auprès des enseignants;
  • Utiliser le partenariat public-privé (PPP) pour 1 milliard d’euros étalé sur 10 ans.

Le programme du CDH est peut-être le plus abondant en ce qui concerne le volet « enseignement ». C’est bien le moins pour un parti qui a ouvertement réclamé ce ministère avant les élections. On ne trouvera cependant pas une ligne sur l’organisation des futures inscriptions. On sait que le CDH souhaite repartir d’une page blanche, c’est tout…

Le MR s’est montré sceptique quant à la volonté réelle du CDH de porter, enfin, le projet PPP. Il rappelle que le débat a été lancé il y a 4 ans et que, jusqu’ici, pas une brique n’a été posée.2

Notons encore que les humanistes veulent renforcer la mobilité entre réseaux et entre secteur public et secteur privé. Il considère comme acquise l’instauration d’une négociation tripartite (Gouvernement-syndicats-P.O.) dans le cadre de la convention intersectorielle bi-annuelle.

Ecolo

Ils sont la surprise de ces élections. Les écolos montent, montent… Le parti co-dirigé par Isabelle Durant et Jean-Michel Javaux ferait une percée spectaculaire dans le sud de pays, balayant CDH et PS. De 8,49% en 2004, le parti vert passerait à 24,5% pour obtenir 21 sièges supplémentaires, soit 26 députés.

ecolo3Les priorités écologistes sont de…

  • Soutenir et accompagner les enseignants qui débutent : mentorat/tutorat;
  • Dynamiser la carrière de l’enseignant via les formations en cours de carrière, par exemple;
  • Rendre le métier attractif à des professionnels externes à l’école (lutte contre la pénurie de profs dans l’enseignement technique);
  • Lancer un plan intégré d’action en faveur des écoles qui accueillent les élèves en difficultés sociales et scolaires.
  • Créer un statut de l’enseignant unique et valable dans toutes les écoles;
  • Mettre en place le financement différencié;
  • Garantir le maintien des dispositions de fin de carrière (DPPR).

Les proposition d’Ecolo sont ambitieuses. Les verts parlent notamment de renforcer de 10 à 14% le pourcentage des subventions de fonctionnement des établissements scolaires. Sans doute un peu utopique. Le MR a récemment rappelé que la prochaine majorité devrait se serrer la ceinture. Un réajustement de 400 millions d’euros sera inévitable selon les bleus (comprenez : PS et CDH ont vidé les caisses). Nos écoles vont-elles devoir se contenter de mesurettes là où les acteurs de l’enseignement espèrent enfin des réformes en profondeur?

Les moyens évoqués par les partis restent flous… ce qui nous fait dire que l’enseignement ne pourra évoluer avec des moyens… « homéopathiques ».

Huis-clos sur le plateau de la RTBF

Pour la dernière fois, les présidents de partis se sont retrouvés face à face, ce vendredi soir, sur un plateau télévisé à l’occasion d’un grand débat. Leur objectif : réussir à convaincre les derniers indécis du sérieux de leur programme et de leurs propositions. Avec l’éthique et la question de l’emploi, l’enseignement a bien sûr largement alimenté les débats. Allons nous promener autour de la table…

- Elio Di Rupo (EDR), président du Parti Socialiste
- Didier Reyders (DR), ministre des Finances, président du Mouvement Réformateur (MR)
- Joëlle Milquet (JM), ministre de l’Emploi, présidente du Centre Démocrate Humaniste
- Jean-Michel Javaux (JMJ), co-président d’Ecolo

Quid du décret mixité?

EDR : On a sous-évalué le travail. On a dit qu’on repartait sur une page blanche, nous repartirons sur une page blanche.

JM : Si on pouvait avoir un système de parrainage d’une école qui « s’en sort bien » avec une école de quartier pour avoir une sorte de partage pédagogique, on lèverait tout le monde vers le haut. Ça, c’est une piste qui est intéressante, qui laisse l’autonomie et qui ne met pas à mal le libre choix des parents.

javauxJMJ : Il y a eu une bonne disposition qui a été prise en fin de législature, qui est d’avoir un encadrement différencié. Ce n’est pas seulement avoir plus de profs, c’est aussi avoir plus d’éducateurs, plus d’acteurs qui viennent soutenir le prof sur le terrain. Mais il faudra que le prochain gouvernement développe encore des moyens.

EDR : Quand on quitté le gouvernement la fois passée, il y a eu un ministre libéral qui était ministre de l’enseignement secondaire. Moi, j’en retiens « l’école des caïds« . Quand je regarde le programme, que l’on dit que l’on veut des écoles de remédiation avec une défiscalisation (prise en charge par le privé), moi je pense qu’on doit mettre tous nos moyens pour soutenir les enseignants et faire en sorte que dans l’école, chaque élève soit tiré vers le haut.

DR : Je crois aussi qu’il faut tirer l’école vers le haut… ce qui n’a pas été fait ces dernières années, on l’a tirée vers le bas… en perturbant des familles, en perturbant des enfants. Il y a encore aujourd’hui un millier d’enfants qui ne savent pas où ils vont aller à l’école. Mais il y en a surtout 3000 qui vont aller dans une école où ils ne voulaient pas aller. Il faut revenir à un vrai projet éducatif qui fait confiance aux directions d’écoles, qui fait confiance aux enseignants.

Quelle que soit la coalition au pouvoir après le 7 juin, les défis seront nombreux. La Communauté française devra sérieusement réfléchir à déléguer son rôle de P.O. Le MR aimerait que ce soit par fusion des réseaux officiels. le CDH penche plutôt vers un organisme indépendant. Le PS et Ecolo pensent respectivement  aux régions avec une coupole des P.O. de l’enseignement officiel et à un organisme public autonome.

N’oublions pas non plus la problématique de la violence scolaire, la rénovation des bâtiments, le développement de projets en inter-réseaux, le maintien ou non des DPPR (tous les partis ne sont pas sur la même longueur d’ondes)…

Rendez-vous le 7 juin pour juger les résultats et faire les premiers pronostics.3

  1. Source : Huis-clos du 19 mai ‘O9 – RTBF []
  2. Huis-clos du 26 mai ‘09 – RTBF []
  3. Sources à la base de cet article : Le Soir – 30.05.09 / Tribune CGSP enseignement – Mai 2009 []
avr  09
30

Le PS veut continuer à gérer l’enseignement

di-rupo C’est la réponse du berger Di Rupo à la bergère Milquet revendiquant avec force le Ministère de l’Enseignement après les élections.

A la fin du Bureau du Parti la semaine passée, le président du PS Elio Di Rupo a présenté les priorités PS en matière d’enseignement en compagnie du ministre de l’Enseignement obligatoire Christian Dupont.

 Au centre des discussions : le décret Mixité

L’attitude de certains PO à propos du décret « Mixité » a été fustigée dans le cadre des efforts mis sur pied pour dégonfler la bulle des inscriptions multiples, en ne communiquant pas leurs listes d’inscrits.

Les clivages philosophiques entraînent de grandes difficultés, certains pouvoirs organisateurs ou piliers s’accaparant le financement public et les utilisent comme si cela ne regardait qu’eux
Elio Di Rupo.

christian-dupontPar rapport au décret « inscriptions-files-mixité-lotto » selon les modifications des différents ministres, c’est presque un aveu d’échec qui ressort du président socialiste :  » S’il y avait une méthode claire, on le saurait. On a fait comme on a pu« . Sa volonté est de repartir d’une « page blanche » (après une législature entière consacrée au sujet, sous Arena et Dupont…) et de créer un lieu où tous les acteurs de l’enseignement se retrouvent pour piloter ensemble les politiques menées.

Continuer le Contrat pour l’Ecole

Le PS propose de poursuivre le travail entamé avec le Contrat pour l’école (dont les objectifs sont atteints à 91% selon Christian Dupont) en renforçant les 5 axes suivants :

  1.  l’évaluation de notre enseignement
  2. le soutien aux directeurs d’école ;
  3. la poursuite de la rénovation des bâtiments scolaires ;
  4. la formation des enseignants ;
  5. la revalorisation de l’enseignement qualifiant ;

Pour information, dans le cadre de notre dossier « Spécial Elections », des 4 grands partis démocratiques (Ecolo, MR, CDH et PS), seul le PS n’a pas encore répondu à l’invitation de notre rédaction.

mar  09
7

Le CDH exigera l’enseignement après les élections

cdhElle l’avait laissé entendre il y a quelques semaines, Joëlle Milquet l’a confirmé ce mardi sur le plateau de « Répondez à la question » (RTBF) et dans les colonnes du journal Le Soir :  au lendemain des élection, son parti réclamera le portefeuille de l’enseignement en Communauté française. Un ministère qui n’a plus été attribué à un humaniste (ou à un social-chrétien) depuis près de 23 ans.

Depuis 1986, le CDH n’a plus eu le portefeuille de l’enseignement. Tous les autres partis l’ont eu. Ils ont fait de bonnes et de mauvaise choses. C’est un défi majeur, inscrit dans les gènes du CDH. Oui, nous souhaitons l’obtenir pour la prochaine législtature. Parce que nous avons des idées et qu’il est frustrant de les voir portées par d’autres ou pas mises en oeuvre parce que nous n’avons pas la compétence.1

Selon Mme Milquet, le CDH serait parfaitement capable de « transformer l’école en cinq ans ». Le « contrat pour l’école« ? Il doit être poursuivi même si des effets « visibles » ne sont pas attendus avant au moins deux législature. La ministre de l’emploi du gouvernement fédéral veut cependant aller plus loin en lançant une vaste opération « excellence collective » dont les grands axes seraient :

  1. le renforcement des évaluations externes;
  2. la responsabilisation des établissements, davantage d’autonomie dans leur gestion et leur pédagogie;
  3. un travail sur les socles de compétences, rendus plus concrets.

Place à l’école de la remédiation

Joëlle Milquet veut remettre la remédiation immédiate au centre de l’enseignement, d’abord pour éviter le décrochage et par la suite le redoublement, ensuite pour récupérer les 335 millions que ce dernier coûte à la Communauté chaque année. Millions qui seraient alors réaffectés dans des charges d’enseignants supplémentaires et dans la formation des futurs professeurs et instituteurs, par exemple. La présidente du parti à l’orange estime à ce sujet qu’il n’est pas utile de rallonger la durée des études si on décide de mettre l’accent sur ces pratiques qui font aujourd’hui cruellement défaut : la remédiation et l’auto-évaluation dans le fondamental, l’exercice du métier sur le terrain le plus tôt possible dans le secondaire.

La réforme de l’enseignement technique

C’est le cheval de bataille des humano-centristes et selon leur présidente, le grand défi de la prochaine législature. En clair, le nouveau système se présenterait ainsi : un tronc commun jusque 14 ans suivi d’une épreuve certificative qui orienterait les élèves vers 1) l’enseignement technologique (préparant aux métiers de l’innovation, métiers d’avenir), 2) l’enseignement professionnel, couplé à différents types de formations régionales comme celles dispensées aux demandeurs d’emploi ou 3) l’enseignement artistique.

Et quand on l’interroge sur le décret mixité, Joëlle Milquet rappelle qu’elle y est toujours opposée. Elle espère un signal fort avant les élections de la part de son partenaire socialiste. Et pour les prochaines inscriptions, celles de 2010, elle propose de les reporter en janvier ou février, histoire de laisser le temps à la nouvelle majorité d’élaborer un nouveau décret.

Pour encourager la mixité sociale dans les écoles, Joëlle Milquet a sa petite idée : un incitant financier lié aux élèves de milieux socio-économiques plus défavorisés. Une école huppée qui accueillerait ces élèves serait récompensée financièrement. Un partenariat entre pouvoirs organisateurs d’écoles qui s’en sortent bien et d’écoles moins favorisées pourrait également être envisagé. Sur ce dernier point, les représentants de l’enseignement officiel apprécieront…

Il reste maintenant au CDH à réaliser un score honorable aux prochaines élections. Les sondages le pointent en quatrième position derrière Ecolo. Si les résultats devaient être ceux attendus et si, comme les libéraux le pensent, les chrétiens-humanistes ont déjà resigné avec leur partenaire PS, il est peu probable que ces derniers abandonnent un ministère aussi stratégique.

  1. Source : Le Soir – 7.03.09 []
déc  08
10

Dupont enterre son décret

Il était dit que le décret « lotto » ne passerait pas l’hiver. Il a finalement plié sous les coups de boutoir de l’opposition et des associations de parents.

Mais le coup de grâce est venu du CDH et de sa présidente, Joëlle Milquet. Dans Le Soir de ce mercredi, la Ministre de l’emploi ne mâche pas ses mots. Pour elle, ce décret était une absurdité… même si elle partage son objectif, l’égalité de traitement et la liberté d’accès à toutes les écoles pour le plus grand nombre.

Nous ne voulons plus de ce décret, c’est net, c’est clair, c’est dit.

Et lorsqu’on interroge Mme Milquet sur les raisons de ce revirement, elle répond que c’est la faute du Conseil d’État qui les a « conduits à l’erreur« . Ce dernier avait en effet estimé, il y a quelques mois, que les écoles ne pouvaient pas choisir leurs critères de sélection librement car cela risquait de porter atteinte à l’égalité de traitement entre les élèves. Le CDH, qui était partisan d’une plus grande autonomie des établissements, avait alors dû rentrer dans le rang et suivre son partenaire socialiste. Les humanistes estiment aujourd’hui que ce décret n’a fait que « violer » – ni plus ni moins – le libre choix des parents.1

On peut tout de même s’interroger sur les raisons qui ont poussé la présidente du CDH à se répandre dans la presse aujourd’hui? Certains y voient une trahison, d’autres un simple « coup » politique. Vous pensez bien, il aurait été dangereux, électoralement parlant, pour les chrétiens-centristes de ne pas prendre leur distance vis-à-vis d’un décret aussi impopulaire. Et nul n’ignore les accointances entre la Maison orange et certaines associations de parents issues du réseau libre. CQFD.

En attendant, pour Joëlle Milquet, il est temps de repartir d’une feuille blanche. Et pour cette année, il est urgent d’obliger les parents à déclarer au plus vite leur choix – via un bout de décret ou un amendement. Les commissions zonales d’inscriptions – créées sous le décret « missions » – seront renforcées afin d’accueillir les parents en difficultés, examiner les cas exceptionnels, etc. Un véritable plan d’urgence en quelque sorte.

Christian Dupont a fini par abdiquer… pour cette année du moins. Ce matin, il annonçait qu’il « déchirait le décret« .2 Un coup dur pour le ministre.

Le tirage au sort est une procédure grillée, brûlée. Il a montré toutes ses faiblesses et je ne conçois pas qu’à l’avenir, il puisse encore exister. Une évaluation sérieuse du décret mixité, de ses effets positifs et négatifs devra être menée dès l’année prochaine.

Mais il faudra terminer l’année avec ce système. Le ministre souhaite prendre le temps de la réflexion et surtout rassurer les familles. Il ne cache pas que certains parents vivent dans l’angoisse depuis plusieurs semaines… une angoisse savamment entretenue par les associations de parents disent certains.

Oui, il restera des places. Même dans les écoles « recherchées » de la capitale. Selon M. Dupont, les inscriptions multiples ont créé une bulle artificielle qui tronque les chiffres. Il faudra attendre quelques semaines pour y voir plus clair.

Il faudra voir en 2009 qui portera le prochaine version de ce décret (pour la rentrée 2010). Après Arena et Dupont I, les parents feront-ils confiance à Dupont II? Pour le CDH, rien n’est moins sûr.

  1. Source : Le Soir – 10.12.08 []
  2. Source : RTBF – 10.12.08 []
sept  08
17

MR et CDH font leur rentrée sur le thème de l’enseignement

Le w-e dernier, le MR organisait ses Estivales à l’Abbaye de Stavelot. L’occasion pour les libéraux de donner le coup d’envoi d’une année qui, avec à l’horizon les élections régionales de 2009, promet d’être riche en « petites phrases » et autres vacheries. Au programme de la rentrée : l’enseignement.

Le ton est très vite donné. Pour les réformateurs, le bilan de la Communauté française en matière d’éducation est plus que décevant. Et les éléphants du parti d’avancer leurs pistes et autres solutions pour améliorer l’éducation de nos enfants. Ainsi, Pierre Hazette, ex-ministre de l’enseignement :

Je pense… en imposant, et je pèse mes mots… en imposant (sic) un horaire à la maison ou en étude dirigée qui intègre un temps de travail à domicile, qui prolonge l’effort fait à l’école.1

Un effort  qui serait également à fournir en matière de mobilité des étudiants universitaires. Le MR souhaite que l’enseignement supérieur dégage davantage de moyens pour permettre aux jeunes de partir se former dans un autre pays.

Le CDH a lui lancé ses « Assises de l’enseignement« . Un vaste programme de réflexion fait de rencontres et de débats à travers toute la Wallonie. Objectif (non) avoué? Défendre le bilan de cette législature qui a vu le CDH partager le pouvoir avec le PS en Communauté française. Le « Contrat pour l’école » initié par Marie Arena sera au centre de nombreuses discussions. La présidente du CDH, Joëlle Milquet n’a pas caché que son parti rempilerait bien jusque 2012. Mais le parti « chrétien-centriste » peut compter sur Didier Reynders et le MR pour ne pas lui faciliter la tâche.

Il reste encore quelques mois aux ministres Dupont et Simonet pour montrer qu’ils ne sont pas doués que pour les discours.

  1. Source : JT RTBF – 14.09.08 []
mai  06
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Ecoles bruxelloises

La part des non-Bruxellois est importante surtout dans l’enseignement secondaire. Sur 1.610 élèves, seuls 356 sont Bruxellois. Les écoles ayant un bon niveau de réputation ont le taux le plus faible de Bruxellois. Le cdH estime qu’il serait bon de rétablir l’équilibre dans des écoles qui comptent parfois une proportion infime de Bruxellois.

Quelle est la pertinence de cette étude menée par Joëlle Milquet (CDH) ? Une idée ?

avr  06
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Milquet propose, le fédéral dispose

logo cdh MilquetDans une interview consacrée à la Libre Belgique, Joëlle Milquet, présidente du CDH, avance plusieurs idées pour

accroitre le pouvoir d’achat des familles :

Notre idée maîtresse, c’est l’octroi d’une allocation de rentrée scolaire payée en cash fin août aux familles à concurrence de 100 euros pour un enfant en primaire, 150 euros dans le secondaire et 200 dans l’enseignement supérieur.

favoriser la formation chez les jeunes :

Le principe est le suivant: nous voulons développer après [...] l’obligation scolaire, une obligation à la formation. On pourrait ainsi accorder des déductions fiscales pour investissements dans les stages organisés par les entreprises. Et pour les jeunes, pourquoi ne pas transformer le stage d’attente en stage de formation et de pratique professionnelle de manière à entrer le plus vite possible dans le circuit du travail ?

L’idée d’accorder une prime aux familles semble répondre aux préoccupations et interrogations récentes lancées par Le Ligueur concernant le cout de l’enseignement. Est-ce cependant une solution pertinente d’augmenter les primes, et non de travailler à la source du problème ?