Bientôt des profs de bouddhisme dans les écoles?
Le bouddhisme devrait être officiellement reconnu par le Parlement en 2011. Il rejoindra le catholicisme, le judaïsme, l’Islam, la laïcité organisée… Un sondage – effectué auprès de 1000 Belges – avance que près de six personnes sur dix seraient favorables à l’enseignement du bouddhisme à l’école. Celle qui sera bientôt la huitième conviction reconnue – le Vlaams Belang reste le seul à s’opposer à sa reconnaissance – pourrait donc faire son entrée bientôt dans les établissements scolaires. Le statut que lui confèrera le Parlement lui ouvre en effet l’accès au financement public des lamas, des professeurs de bouddhisme et des « aumôniers » officiant en hôpital et en prison.
Petit à petit, le bouddhisme trouve sa place dans notre société. Un lama tibétain encadre déjà une trentaine de détenus, à Lantin. Et une Haute école de Louvain, donne déjà l’opportunité à ses élèves d’opter pour des cours de bouddhisme. S’ils ne sont qu’une douzaine pour l’instant, la proportion d’étudiants intéressés pourraient atteindre 32.000 si toutes les Hautes Ecoles devaient proposer cette option.
Pour le sociologue Erik Stevens, le défi est très important :
Les autorités et la population belges attendent une présence du bouddhisme à moyen terme dans les écoles, les prisons et les hôpitaux… Des choix stratégiques s’imposent afin que des pools de personnes-ressources puissent se constituer, dans tout le pays ». Une formation qui passera par la cinquantaine de centres bouddhiques établis en Belgique, qu’il s’agisse de salles de méditation zen, de temples thaï ou d’instituts tibétains.1
Edel Maex, secrétaire général de l’UBB (Union bouddhique belge) :
Nous devons nous préparer dès aujourd’hui. Nos « consultants » ne devront pas transmettre la tradition dans laquelle ils se sont épanouis, mais bien les valeurs qui rassemblent les grandes écoles du bouddhisme. Notre sondage montre que ce sont nos valeurs communes – non-violence, compassion, bienveillance, écoute, respect de la nature… – qui touchent les Belges. Ce sont ces valeurs et pas une croyance qu’il nous revient de transmettre.2

Les examens de Noël s’annoncent pour les étudiants du secondaire et, dans certains cas, l’évaluation sera limitée car des professeurs absents, pour raisons de maladies ou autres, n’ont pu être remplacés. La matière vue a donc forcément été réduite.
Elle se serait sûrement passé de cette polémique qui enfle, qui enfle… et qui va peut-être exploser. En moins de 24h, la ministre de l’Enseignement aura réussi à se mettre tous les enseignants à dos. Sa sortie sur les profs qui, demain, devront travailler plus (avec les mêmes moyens qu’aujourd’hui) rappelle un peu 
Au programme de ce « Mise au Point » dominical, les fameux « jours blancs ». Face au ministre de l’enseignement, Christian Dupont, le député libéral au Parlement de la Communauté française Alain Destexhe. D’entrée de jeu, le réformateur critique la politique menée par son adversaire du jour. Il ne se dit pas choqué par ces « jours blancs », qu’il estime même dans certains cas nécessaires pour de nombreux élèves et parents, impliqués dans des examens souvent difficiles, mais regrette que les directions et les enseignants soient obligés d’assumer des tâches administratives qu’il juge trop contraignantes.
C’est une récente enquête de la Communauté française qui l’affirme
C’est une tendance qui ne fait que s’affirmer d’année en année, de plus en plus d’écoles ouvrent des classes d’immersion linguistique. Elles répondent ainsi à la demande sociale et au souhait de nombreux parents de voir leur progéniture maîtriser deux voire trois langues.
Note2be

