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déc  09
2

Pascal Smet ne convainc pas les francophones

Les explications rassurantes fournies mardi devant une Commission du parlement de la Communauté française par le ministre flamand de l’Enseignement Pascal Smet à propos du décret flamand sur l’inspection pédagogique dans les écoles francophones des communes à facilités n’ont pas convaincu les élus francophones.

Celui-ci avait en effet souhaité venir rassurer les parlementaires francophones quant à la portée du décret confiant désormais l’inspection de ces écoles à la Communauté flamande. Le décret ne changera rien en pratique pour les écoles, a-t-il dit, répétant la thèse selon laquelle la Communauté flamande doit exercer son entière compétence vis-à-vis d’un enseignement organisé sur son territoire.

Il a souligné que si les relations administratives avec les écoles se font en néerlandais, l’inspection elle se déroulerait en français. Les intervenants francophones ont unanimement déploré que la volonté flamande de dialogue ne se manifeste qu’après le vote d’un décret considéré comme une provocation par les Francophones, violant la loi spéciale de juillet 1971 et remettant en cause un accord conclu il y a quarante ans entre ministres des deux Communautés.

« M. Smet nous dit que rien ne va changer mais qu’il faut un décret pour tout changer« , a commenté pour sa part la ministre de l’Enseignement obligatoire, Marie-Dominique Simonet.

Le sénateur Béa Diallo (PS) a avertit le ministre flamand : « Il ne faut jamais sous-estimer l’adversaire« . Le parlement de la Communauté française devrait décider le 16 décembre d’envoyer un recours à la Cour constitutionnelle contre le décret flamand.1

  1. Belga – 2.12.09 []
nov  09
27

Dossier communautaire : Pascal Smet à la rencontre des députés

pascalsmetLe ministre flamand de l’Enseignement Pascal Smet (sp.a) rencontrera mardi les députés du parlement de la Communauté française à propos du décret flamand sur l’inspection pédagogique dans les écoles primaires des communes à facilités de la périphérie bruxelloise. Le parlement flamand a voté le 21 octobre un décret confiant à la Communauté flamande l’inspection dans les écoles francophones des communes de la périphérie, actuellement assurée par la Communauté française. Cette initiative unilatérale a suscité inquiétude et protestations dans les partis francophones et auprès des enseignants et parents concernés.

Jean-Charles Luperto (PS), le président du parlement de la Communauté française, et Pascal Smet se sont entendus sur l’opportunité d’une telle rencontre afin de mieux préciser les effets d’application de ce décret.

Après le vote du décret, le ministre flamand avait annoncé qu’il rencontrerait les députés francophones pour leur expliquer la portée du décret flamand. Une certaine confusion avait ensuite régné autour de l’agenda, une première visite de M. Smet au président du parlement de la Communauté ayant été finalement annulée.

Mardi, MM. Luperto et Smet auront à 10 heures un entretien « informel » dans les locaux de la présidence du parlement de la Communauté française. Ils se rendront ensuite dans l’hémicycle pour y rencontrer les députés francophones, avant de répondre aux questions des journalistes.1

  1. Belga – 27.11.09 []
nov  09
23

Les écoles flamandes manqueront de places en 2015

Il n’y a pas que dans les écoles francophones de Bruxelles que le problème des places disponibles dans les écoles se posera dans quelques années. De 2010 à 2015, pas moins de 3.000 places supplémentaires seront nécessaires dans l’enseignement néerlandophone de la capitale, a indiqué vendredi le président du collège de la Commission communautaire flamande (VGC) Jean-Luc Vanraes (Open Vld) devant l’assemblée du parlement néerlandophone bruxellois.

Pour créer ces places, la VGC compte bien jouer son rôle de facilitation et de prise d’initiatives, a-t-il ajouté, évoquant une intervention financière via son fonds d’urgence. L’enseignement néerlandophone à Bruxelles a atteint ses limites, tant en termes de capacité d’accueil des élèves que de difficultés linguistiques rencontrées par les élèves dont la langue maternelle n’est pas le néerlandais, selon le ministre flamand de l’Enseignement Pascal Smet (sp.a).

Pascal Smet avait fait part mercredi de son intention d’instaurer des tests linguistiques communs pour les élèves de 6 et 12 ans. Il envisage également d’imposer un nombre minimum d’élèves néerlandophones par classe. Une manière pour la Flandre de s’assurer que son enseignement ne serra pas phagocyté par les francophones.

Cependant, pour Jean-Luc Vanraes, il serait réducteur d’affirmer que ces élèves dont la langue maternelle n’est pas le néerlandais tirent la qualité de l’enseignement néerlandophone bruxellois vers le bas. Les écoles néerlandophones continueront malgré tout d’ouvrir leurs portes à ces élèves, a-t-il assuré.1

  1. Belga – 30.10.09 []
nov  09
18

Simonet reçoit les représentants des communes à facilités

Plusieurs bourgmestres et échevins des communes à facilités de la périphérie bruxelloise ont été reçus lundi au cabinet de la ministre de l’Enseignement obligatoire Marie-Dominique Simonet pour une rencontre informative sur l’enseignement francophone en périphérie bruxelloise. Il s’agissait de la première rencontre entre la ministre et ces mandataires locaux depuis leur entrée en fonction en 2006.

Les interlocuteurs ont abordé la question du décret flamand visant à attribuer à la Flandre l’inspection pédagogique dans ces écoles, un texte contre lequel le parlement de la Communauté française va intenter un recours devant la Cour constitutionnelle. En attendant, les inspections en français se poursuivent. Mais les mandataires locaux ont aussi insisté sur une série de soucis du quotidien qu’ils voient comme autant de tracasseries visant au final la suppression de l’enseignement francophone en périphérie bruxelloise, a observé Corinne François, échevine FDF-UF de l’Enseignement à Drogenbos.

Il en est ainsi de l’examen linguistique préalable à la nomination de l’enseignant, de l’impossibilité d’inscrire dans une des écoles concernées un enfant qui n’est pas issu d’une commune à facilités mais qui habite pourtant à proximité, ou encore l’obligation de renvoi dans un centre-PMS néerlandophone.

La ministre Simonet souhaitait entendre ces bourgmestres et échevins dans la perspective d’un entretien, sans doute la semaine prochaine, avec son homologue flamand Pascal Smet. Ce dernier, soucieux de « rassurer les francophones », devrait également se rendre devant le parlement pour expliquer devant les députés francophones la portée du décret.1

  1. Belga – 16.11.09 []