http://www.lesoir.be/actualite/belgique ... 869335.php
ou
Un pavé dans la mare
Mgr Léonard souhaite que les personnes divorcées renoncent à donner cours de religion et à devenir directeur d'école catholique . . . Jusqu'où l'Eglise a-t-elle le droit de s’immiscer dans notre vie privée?
Je vais un peu plus loin ... En tant que prof de religion, si j'ai un jour l’opportunité d'être nommée, c'est un prêtre qui donnera son accord, je pense que la direction et le PO n'ont pas grand chose à dire.
Comment l'Eglise procède-t-elle pour juger si une personne convient pour donner un tel cours? Le représentant du clergé demande-t-il au prof en question s'il croit? s'il participe fréquemment à l’eucharistie? quel type de vie il mène (marié, concubinage, divorcé, enfants baptisés . . . )? Ou ce représentant de l'institution ecclésiastique se contentera-t-il d'observer la qualité de notre travail, de nos aptitudes pédagogiques?
Les divorcés devraient renoncer à donner cours de religion
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Julie D. - Utilisateur fréquent

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Re: Les divorcés devraient renoncer à donner cours de religi
Une information complémentaire... SVP...
provenant du "Secrétariat général de l'enseignement catholique (SeGEC)"
COMMUNIQUE DE PRESSE 12-10-2011
Invité par la presse à réagir aux propos de Monseigneur Léonard relatifs à la fonction de
directeur d’école dans l’enseignement catholique, le SeGEC, Secrétariat général de
l’enseignement catholique souhaite apporter les éléments suivants :
-Ces propos nous semblent difficilement compatibles avec le droit du travail. Il ne peut y
avoir de discrimination à l’embauche.
-Les éléments de la vie privée n’interviennent pas dans le processus de désignation d’un
directeur. Les directeurs d’écoles de l’enseignement catholique sont engagés par leur
pouvoir organisateur (asbl). Ce pouvoir organisateur les désigne sur base de deux
critères : la compétence et l’adhésion au projet de l’enseignement catholique. Les
éléments de vie privée invoqués par l’archévêque ne rentrent donc nullement en ligne de
compte.
SVP
Myriam
provenant du "Secrétariat général de l'enseignement catholique (SeGEC)"
COMMUNIQUE DE PRESSE 12-10-2011
Invité par la presse à réagir aux propos de Monseigneur Léonard relatifs à la fonction de
directeur d’école dans l’enseignement catholique, le SeGEC, Secrétariat général de
l’enseignement catholique souhaite apporter les éléments suivants :
-Ces propos nous semblent difficilement compatibles avec le droit du travail. Il ne peut y
avoir de discrimination à l’embauche.
-Les éléments de la vie privée n’interviennent pas dans le processus de désignation d’un
directeur. Les directeurs d’écoles de l’enseignement catholique sont engagés par leur
pouvoir organisateur (asbl). Ce pouvoir organisateur les désigne sur base de deux
critères : la compétence et l’adhésion au projet de l’enseignement catholique. Les
éléments de vie privée invoqués par l’archévêque ne rentrent donc nullement en ligne de
compte.
SVP
Myriam
Merci pour les échanges.
Voudriez-vous étoffer votre profil pour que nous nous comprenions mieux ? Merci.
Institutrice primaire, actuellement en mission, langues modernes.
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Julie D. - Utilisateur fréquent

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Re: Les divorcés devraient renoncer à donner cours de religi
Myriam a écrit:Une information complémentaire... SVP...
provenant du "Secrétariat général de l'enseignement catholique (SeGEC)"
COMMUNIQUE DE PRESSE 12-10-2011
Invité par la presse à réagir aux propos de Monseigneur Léonard relatifs à la fonction de
directeur d’école dans l’enseignement catholique, le SeGEC, Secrétariat général de
l’enseignement catholique souhaite apporter les éléments suivants :
-Ces propos nous semblent difficilement compatibles avec le droit du travail. Il ne peut y
avoir de discrimination à l’embauche.
-Les éléments de la vie privée n’interviennent pas dans le processus de désignation d’un
directeur. Les directeurs d’écoles de l’enseignement catholique sont engagés par leur
pouvoir organisateur (asbl). Ce pouvoir organisateur les désigne sur base de deux
critères : la compétence et l’adhésion au projet de l’enseignement catholique. Les
éléments de vie privée invoqués par l’archévêque ne rentrent donc nullement en ligne de
compte.
SVP
Myriam
Merci! Ca peut donc rassurer les directeur, mais pas les profs de religion qui, si mes sources sont exactes, sont nommés par l'Eglise et non par le PO ou la direction . . .
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Julie D. - Utilisateur fréquent

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Aline182 - Utilisateur fidèle

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Re: Les divorcés devraient renoncer à donner cours de religi
Les profs de religion sont, comme tous les profs, nommés par le PO. Mais ils doivent recevoir un visa de l'évêché, qui est en pratique attribué par l'inspecteur de religion, pas par un curé... Il est évident qu'il n'a pas le droit de te poser des questions concernant ta vie privée, et encore moins concernant ta foi. Il s'agit juste de vérifier ton diplôme et la qualité de ton travail.
Instit en P5, enseignement libre.
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Julie D. - Utilisateur fréquent

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Re: Les divorcés devraient renoncer à donner cours de religi
Aline182 a écrit:Les profs de religion sont, comme tous les profs, nommés par le PO. Mais ils doivent recevoir un visa de l'évêché, qui est en pratique attribué par l'inspecteur de religion, pas par un curé... Il est évident qu'il n'a pas le droit de te poser des questions concernant ta vie privée, et encore moins concernant ta foi. Il s'agit juste de vérifier ton diplôme et la qualité de ton travail.
Merci Aline.
Le fait de ne pas se mêler de la vie privée des profs, me semble aussi, bien entendu, très évident. Mais vu l'article paru dans Pastoralia, j'avais quelques craintes !
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Julie D. - Utilisateur fréquent

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Re: Les divorcés devraient renoncer à donner cours de religi
"Les conditions d’obtention du visa
Les conditions sont de deux ordres. Elles concernent d’une part la formation du professeur et d’autre part, son adhésion aux finalités du cours telles qu’expliquées dans le programme de 2003, en raison de sa confessionnalité.
Si le candidat professeur est porteur d’un diplôme l’habilitant à l’enseignement de la religion, ou, en d’autres termes, s’il a une formation initiale, le visa est accordé pratiquement automatiquement par l’autorité religieuse.
Si le candidat professeur n’est pas porteur d’un diplôme l’habilitant à l’enseignement de la religion, ou, en d’autres termes, s’il n’a pas de formation initiale, des démarches sont à entreprendre par le directeur de l’école et par l’enseignant pour introduire auprès de l’autorité religieuse une demande de visa . Selon les diocèses, des modalités particulières sont transmises aux directeurs d’école.
Selon les diocèses, le candidat professeur de religion, avant son éventuelle entrée en fonction, rencontre soit le vicaire épiscopal de l’enseignement, soit un inspecteur de religion. (Sauf pour les écoles dépendant de Supérieurs majeurs à qui les Evêques ont accordé leur faculté : Jésuites (Père Moreau), Frères des Ecoles chrétiennes (Frère J.-P. Berger), Aumôniers du Travail (Abbé Vanderus), Joséphites (Père Janssens)).
L’entretien porte sur la formation complémentaire nécessaire si le candidat professeur n’a pas la formation initiale en religion. Les conditions de cette formation lui sont expliquées et le représentant de l’autorité religieuse demande son engagement à suivre cette formation.
L’entretien porte aussi sur la nature et les finalités du cours, les grands axes du programme et de sa mise en œuvre, ainsi que sur les motivations du professeur à s’inscrire dans cette démarche. En outre, les services d’accompagnement disponibles sont expliqués et proposés.
Le candidat qui à l’issue de cet entretien marque son accord et s’engage à se former s’il n’a pas la formation initiale voulue, recevra de l’autorité un visa provisoire. Quand il aura terminé sa formation complémentaire et qu’il sera dans les conditions pour être nommé, il recevra un visa définitif."
http://enseignement.catholique.be/segec ... hp?id=1407
Les conditions sont de deux ordres. Elles concernent d’une part la formation du professeur et d’autre part, son adhésion aux finalités du cours telles qu’expliquées dans le programme de 2003, en raison de sa confessionnalité.
Si le candidat professeur est porteur d’un diplôme l’habilitant à l’enseignement de la religion, ou, en d’autres termes, s’il a une formation initiale, le visa est accordé pratiquement automatiquement par l’autorité religieuse.
Si le candidat professeur n’est pas porteur d’un diplôme l’habilitant à l’enseignement de la religion, ou, en d’autres termes, s’il n’a pas de formation initiale, des démarches sont à entreprendre par le directeur de l’école et par l’enseignant pour introduire auprès de l’autorité religieuse une demande de visa . Selon les diocèses, des modalités particulières sont transmises aux directeurs d’école.
Selon les diocèses, le candidat professeur de religion, avant son éventuelle entrée en fonction, rencontre soit le vicaire épiscopal de l’enseignement, soit un inspecteur de religion. (Sauf pour les écoles dépendant de Supérieurs majeurs à qui les Evêques ont accordé leur faculté : Jésuites (Père Moreau), Frères des Ecoles chrétiennes (Frère J.-P. Berger), Aumôniers du Travail (Abbé Vanderus), Joséphites (Père Janssens)).
L’entretien porte sur la formation complémentaire nécessaire si le candidat professeur n’a pas la formation initiale en religion. Les conditions de cette formation lui sont expliquées et le représentant de l’autorité religieuse demande son engagement à suivre cette formation.
L’entretien porte aussi sur la nature et les finalités du cours, les grands axes du programme et de sa mise en œuvre, ainsi que sur les motivations du professeur à s’inscrire dans cette démarche. En outre, les services d’accompagnement disponibles sont expliqués et proposés.
Le candidat qui à l’issue de cet entretien marque son accord et s’engage à se former s’il n’a pas la formation initiale voulue, recevra de l’autorité un visa provisoire. Quand il aura terminé sa formation complémentaire et qu’il sera dans les conditions pour être nommé, il recevra un visa définitif."
http://enseignement.catholique.be/segec ... hp?id=1407
- pascal
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Re: Les divorcés devraient renoncer à donner cours de religi
Ce qui est excessif est insignifiant.
Je ne dirai rien.
Je ne dirai rien.
- Jef
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Re: Les divorcés devraient renoncer à donner cours de religi
Personnellement, je viens de donner ma démission pour des cours de religion que je devais assumer, la plupart tournant autour des thèmes Construire le bonheur et Ethique de la non-violence.
Je suis actuellement en instance de divorce, à la demande de mon épouse, et j'ai très vite senti que je ne serais jamais en adéquation avec moi-même pour parler d'appel et de construction du bonheur.
Le mariage est pour moi une chose sacrée, qu'il faut pouvoir vivre avant d'en parler... Donc, assez d'accord avec Léonard, encore que cela doit rester une question de conscience de l'enseignant. Après tout, des gens vivent bcp plus épanouis après le divorce (voir le cas des femmes battues, des maris trompés, ... pour qui le divorce ne ressortit pas à leur décision mais à une nécessité de survie).
Je suis actuellement en instance de divorce, à la demande de mon épouse, et j'ai très vite senti que je ne serais jamais en adéquation avec moi-même pour parler d'appel et de construction du bonheur.
Le mariage est pour moi une chose sacrée, qu'il faut pouvoir vivre avant d'en parler... Donc, assez d'accord avec Léonard, encore que cela doit rester une question de conscience de l'enseignant. Après tout, des gens vivent bcp plus épanouis après le divorce (voir le cas des femmes battues, des maris trompés, ... pour qui le divorce ne ressortit pas à leur décision mais à une nécessité de survie).
Dernière édition par Jef le 18 Jan 2012 16:19, édité 1 fois.
Celui qui croit en une vérité qu’il considère comme absolue, peut-il la risquer dans un débat ?
(François Cavanna)
(François Cavanna)
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Yvan Borgers - Utilisateur fréquent

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Re: Les divorcés devraient renoncer à donner cours de religi
Jef a écrit:Personnellement, je viens de donner ma démission pour des cours de religion que je devais assumer, (...) Je suis actuellement en instance de divorce, (...) je ne serais jamais en adéquation avec moi-même pour parler d'appel et de construction du bonheur. Le mariage est pour moi une chose sacrée, (...) ... Donc, assez d'accord avec Léonard, (...) . Après tout, des gens vivent bcp plus épanouis après le divorce (voir le cas des femmes battues, des maris trompés, ... .
La conception catholique du mariage exclut le divorce. Faut-il pour autant que, lorsqu'un des deux partenaires a manqué à ses promesses, que l'autre soit doublement puni: ET par la faute de son partenaire (et de la souffrance qui s'en suit) ET par la sanction d'une Eglise qui exclut ce même "autre" en lui refusant des sacrements ou certaines professions?
Et le pardon? L'Eglise ne l'utilise-t-elle que lorsque ça lui convient le mieux? Faut-il donc, dans un esprit de mortification, voire même de masochisme, resté(e) toute sa vie uni(e) à un partenaire qui, au lieu de nous faire grandir, nous réduit à l'humilitaion et à la souffrance?
Personnellement, je suis d'avis que chacun a le droit fondamental de se poser certaines questions après x années de mariage et ou bien de poursuivre ce mariage si, effectivement, les deux partenaires se rendent mutuellement heureux, ou bien, dans le cas contraire, de rompre avec celui/celle, qui ne tient compte que de lui/elle-même.
Je suis d'avis qu'il faut pouvoir "refaire" sa vie avec un(e) partenaire plus droit(e) et plus sensible ... et que l'Eglise catholique devrait se montrer beaucoup plus humaine et tolérante. Le point de vue de Léonard est dépassé depuis belle lurette: on pourrait tout autant envoyer en enfer tous ceux/celles qui ne seraient pas né(e)s après le Christ ... parce que "non-catholiques" ...!?
Quod scripsi, scripsi!
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