Etre chrétien
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- adna
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Etre chrétien
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Dernière édition par adna le 28 Aoû 2008 23:20, édité 1 fois.
Adna
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Nizet Benjamin - Responsable Technique

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Pourrais-tu nous dire dans quel cadre tu poses tes questions ?
Je précise tout de même qu'il s'agit d'un forum pédagogique, pour enseignants, pas un forum de théologie. Merci de répondre rapidement
Je précise tout de même qu'il s'agit d'un forum pédagogique, pour enseignants, pas un forum de théologie. Merci de répondre rapidement
Avez-vous déjà créé un blog ?
> http://blog.enseignons.be
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- Jef
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Je pense que si un enseignant maîtrise peu ou pas certaines notions de théologie, il ne sera jamais à même de peser le pour et le contre en vue d'une sensibilisation optimale.
Toutefois, il n'est certes pas possible de synthétiser la meilleure des réponses en quelques lignes.
Personnellement, je penserais pour une conception du type : Est chrétien celui qui croit en la Résurrection du Christ, essaye d'appliquer au mieux les principes enseignés par Lui et espère en la résurrection ultime.
En bref : celui qui, selon le modèle du Christ, croit (foi), pratique (charité), espère (espérance).
Une excellente source de recherche demeure très certainement le Catéchisme de l'Eglise Catholique, disponible gratuitement en ligne via l'url http://www.vatican.va/archive/FRA0013/_INDEX.HTM
Toutefois, il n'est certes pas possible de synthétiser la meilleure des réponses en quelques lignes.
Personnellement, je penserais pour une conception du type : Est chrétien celui qui croit en la Résurrection du Christ, essaye d'appliquer au mieux les principes enseignés par Lui et espère en la résurrection ultime.
En bref : celui qui, selon le modèle du Christ, croit (foi), pratique (charité), espère (espérance).
Une excellente source de recherche demeure très certainement le Catéchisme de l'Eglise Catholique, disponible gratuitement en ligne via l'url http://www.vatican.va/archive/FRA0013/_INDEX.HTM
Celui qui croit en une vérité qu’il considère comme absolue, peut-il la risquer dans un débat ?
(François Cavanna)
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- Jef
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J'oubliais : est par définition chrétien celui qui a été baptisé dans la foi chrétienne...
Celui qui croit en une vérité qu’il considère comme absolue, peut-il la risquer dans un débat ?
(François Cavanna)
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archiboldo - Utilisateur habitué

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Etre chrétien...
Bonjour Adna
Avant tout je renouvellerais la question posée par benjamin sur la motivation de ces questions. En effet, même si ce forum est consacré à l'enseignment des religions ou de la morale et aux conseils pédagogiques s'y rapportant, il n'est en aucun cas un forum d'évangélisation!!!
Toute fois voici quelques informations qui compléteront la réponse de Jef.
Etre Chrétien à l'heure actuelle, ne signifie plus exactement la même chose que lors de leur création.
Un bref rappel, les premiers Chrétiens sont les apôtres de Jésus de Nazareth, l'envoyé et fils de Dieu. Tous les Chrétiens sont censés suivre son enseignement. Jésus de Nazareth était de confession juive et se révolta contre les dérives que vivait cette religion. L'exemple du Temple ou d'autres encore mettent en exergue cette révolte.
Le christianisme comme le souligna Jef, naquit concrètement lors la réssurection du Christ. Cet évènement marque indubitablement la croyance et la foi des adeptes de Jésus, leur sauveur et de Dieu leur Père. La disparition du corps du tombeau, sa réssurection et son apparition trois jours plus tard, que les chrétiens fêtent le dimanche de Pâques fondent les bases du christianisme.
Les Chrétiens vivent à l'image du Christ et de son enseignment qui est relaté dans le Nouveau Testament. Il annonce la Bonne Nouvelle, message d'amour et de pardon qui vient assoupllir la rectitude des Lois transmises à Moïse sur le mont Sinaï. En ce sens, et comme le rapporte les Textes Sacrés, Jésus est venu accomplir et non Abolir la loi des Juifs.
Il est le Messie annoncé dans l'Ancien Testament que les Juifs refusent encore aujourd'hui de reconnaitre.
Actuellement, être Chrétien ne traduit plus exactement une confession. Le baptême que l'on reçoit après la naissance est soit de confession chrétienne catholique, orthodoxe, protestante, anglicane, etc. Rares sont ceux qui se définissent aujourd'hui en tant que chrétiens, disciple de Jésus Christ.
Malheureusement, selon moi, et comme dans chaque religion les hommes se divisent, interprètent différemment les Textes et se querellent afin de prouver la sagesse de leur interprétation...
Archiboldo
Avant tout je renouvellerais la question posée par benjamin sur la motivation de ces questions. En effet, même si ce forum est consacré à l'enseignment des religions ou de la morale et aux conseils pédagogiques s'y rapportant, il n'est en aucun cas un forum d'évangélisation!!!
Toute fois voici quelques informations qui compléteront la réponse de Jef.
Etre Chrétien à l'heure actuelle, ne signifie plus exactement la même chose que lors de leur création.
Un bref rappel, les premiers Chrétiens sont les apôtres de Jésus de Nazareth, l'envoyé et fils de Dieu. Tous les Chrétiens sont censés suivre son enseignement. Jésus de Nazareth était de confession juive et se révolta contre les dérives que vivait cette religion. L'exemple du Temple ou d'autres encore mettent en exergue cette révolte.
Le christianisme comme le souligna Jef, naquit concrètement lors la réssurection du Christ. Cet évènement marque indubitablement la croyance et la foi des adeptes de Jésus, leur sauveur et de Dieu leur Père. La disparition du corps du tombeau, sa réssurection et son apparition trois jours plus tard, que les chrétiens fêtent le dimanche de Pâques fondent les bases du christianisme.
Les Chrétiens vivent à l'image du Christ et de son enseignment qui est relaté dans le Nouveau Testament. Il annonce la Bonne Nouvelle, message d'amour et de pardon qui vient assoupllir la rectitude des Lois transmises à Moïse sur le mont Sinaï. En ce sens, et comme le rapporte les Textes Sacrés, Jésus est venu accomplir et non Abolir la loi des Juifs.
Il est le Messie annoncé dans l'Ancien Testament que les Juifs refusent encore aujourd'hui de reconnaitre.
Actuellement, être Chrétien ne traduit plus exactement une confession. Le baptême que l'on reçoit après la naissance est soit de confession chrétienne catholique, orthodoxe, protestante, anglicane, etc. Rares sont ceux qui se définissent aujourd'hui en tant que chrétiens, disciple de Jésus Christ.
Malheureusement, selon moi, et comme dans chaque religion les hommes se divisent, interprètent différemment les Textes et se querellent afin de prouver la sagesse de leur interprétation...
Archiboldo
Professeur de Religion, Méthode de travail
Licencié en Langues et Littératures romanes
Certificat de complément de Lumen Vitae (en cours)
- djinn
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euh... je suis nouveau mais si je peux me permettre une réaction :
- on peut analyser ce qu'est être chrétien d'un point de vue "phénoménologique" : on relèvera alors les caractéristiques "extérieures" de la foi chrétienne : rites, livres sacrés, organisation hiérarchique et sociale, etc...
- on peut analyse le fait chrétien de façon "existentielle" : un chrétien est quelqu'un qui, aujourd'hui, en 2006, vit avec le Christ. Pour le chrétien, le Christ n'est pas seulement ressuscité et vivant il y a 2000 ans, mais il l'est aujourd'hui, ici et maintenant et il vit avec les hommes d'aujourd'hui...
- sur le plan historique, il n'est tout simplement pas possible de dire en quelques lignes comment la foi chrétienne est née. En quelques mots, comme d'autres l'ont rappelé, tout commence par l'annonce kérygmatique : "il est ressuscité ce Jésus qui a été crucifié !". Ce n'est qu'après cette annonce que les récits évangéliques ont été écrits, comme témoignages d'une relation forte qui existait entre les compagnons de Jésus et lui-même. Et c'est la foi dans l'authenticité de ce témoignage (qui n'est par conséquent pas un récit journalistique de la vie de Jésus - cela dit pour qui l'imaginerait encore aujourd'hui...) mais une "interprétation" d'une rencontre, c'est la foi dans ce témoignage qui fonde la communauté chrétienne actuelle ! Je trouve personnellement cela génial...
A bientôt j'espère
(ps : il y a bien peu de préparations disponibles sur le site...)
- on peut analyser ce qu'est être chrétien d'un point de vue "phénoménologique" : on relèvera alors les caractéristiques "extérieures" de la foi chrétienne : rites, livres sacrés, organisation hiérarchique et sociale, etc...
- on peut analyse le fait chrétien de façon "existentielle" : un chrétien est quelqu'un qui, aujourd'hui, en 2006, vit avec le Christ. Pour le chrétien, le Christ n'est pas seulement ressuscité et vivant il y a 2000 ans, mais il l'est aujourd'hui, ici et maintenant et il vit avec les hommes d'aujourd'hui...
- sur le plan historique, il n'est tout simplement pas possible de dire en quelques lignes comment la foi chrétienne est née. En quelques mots, comme d'autres l'ont rappelé, tout commence par l'annonce kérygmatique : "il est ressuscité ce Jésus qui a été crucifié !". Ce n'est qu'après cette annonce que les récits évangéliques ont été écrits, comme témoignages d'une relation forte qui existait entre les compagnons de Jésus et lui-même. Et c'est la foi dans l'authenticité de ce témoignage (qui n'est par conséquent pas un récit journalistique de la vie de Jésus - cela dit pour qui l'imaginerait encore aujourd'hui...) mais une "interprétation" d'une rencontre, c'est la foi dans ce témoignage qui fonde la communauté chrétienne actuelle ! Je trouve personnellement cela génial...
A bientôt j'espère
(ps : il y a bien peu de préparations disponibles sur le site...)
- adna
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Examen
Quelqu'un a déjà eu examen avec l'abbé Procureur, en formation complémentaire, ( le module de l'Introduction au christianisme)? Quelles ont été vos impressions suite à cet examen?
MERCI DE ME REPONDRE EN PRIVE.
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Adna
- Jef
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Je pense que le débat qui découle de la question posée de façon anodine constitue le parfait exemple du malaise qui entoure les cours de religion catholique (je n'oserais pas me prononcer pour les autres) : dès que l'on parle de contenu, ce dernier est perçu comme motif d'évangélisation... Et là, je ne suis pas d'accord.
Donner (ou demander) la définition d'un terme implique-t-il que qui que ce soit cherche à forcer son interlocuteur à croire en ce terme ?
Je peux très bien donner une définition de la transsubstantiation sans pour autant vouloir convaincre l'auditoire que le pain consacré est le corps de Jésus.
Mais je le répète : le malentendu qui me semble dériver de ce débat clarifie très bien le dit malaise...
Donner (ou demander) la définition d'un terme implique-t-il que qui que ce soit cherche à forcer son interlocuteur à croire en ce terme ?
Je peux très bien donner une définition de la transsubstantiation sans pour autant vouloir convaincre l'auditoire que le pain consacré est le corps de Jésus.
Mais je le répète : le malentendu qui me semble dériver de ce débat clarifie très bien le dit malaise...
Celui qui croit en une vérité qu’il considère comme absolue, peut-il la risquer dans un débat ?
(François Cavanna)
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Nizet Benjamin - Responsable Technique

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djinn a écrit:euh... je suis nouveau mais si je peux me permettre une réaction :
(ps : il y a bien peu de préparations disponibles sur le site...)
Pourquoi ne pas y mettre les vôtres ? Le site ne fonctionne que sur le partage, si personne ne met rien, il est normal que l'échange ne démarre pas.
Au plaisir d'accueillir une de vos préparations bientôt
Bienvenue sur Enseignons.be,
Nizet Benjamin
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- djinn
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Jef a écrit:Je pense que le débat qui découle de la question posée de façon anodine constitue le parfait exemple du malaise qui entoure les cours de religion catholique (je n'oserais pas me prononcer pour les autres) : dès que l'on parle de contenu, ce dernier est perçu comme motif d'évangélisation... Et là, je ne suis pas d'accord.
Donner (ou demander) la définition d'un terme implique-t-il que qui que ce soit cherche à forcer son interlocuteur à croire en ce terme ?
Je peux très bien donner une définition de la transsubstantiation sans pour autant vouloir convaincre l'auditoire que le pain consacré est le corps de Jésus.
Mais je le répète : le malentendu qui me semble dériver de ce débat clarifie très bien le dit malaise...
Je ne vois pas où ce "malaise" apparaît dans la discussion entamée dans ce topic... et je pense que c'est un point sur lequel nous insistons en tant que professeurs de religion : l'apprentissage de l'esprit critique, qui consiste, à la base, à apprendre à distinguer une description d'un fait et une prise de position personnelle. Bien que je me reconnaisse comme chrétient, j'essaie d'en faire un cheval de bataille dans mes cours afin que les élèves apprennent au maximum à distinguer les deux registres. On peut en effet être chrétien et parvenir à définir et à décrire le boddhisme, ou être athée et décrire l'islam de façon honnête. La prise de position ("j'y crois'", "je m'engage"...) est "seconde" dans le processus d'appropriation.
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