23 Sep 2009

Certaines hautes écoles refusent des inscriptions

étudiantsAprès les défunts droits d’inscription complémentaires excessifs, des hautes écoles semblent avoir trouvé un autre moyen de faire face à leurs difficultés budgétaires de plus en plus importantes, semble-t-il : le refus d’inscription. Sous prétexte d’un manque de places, certains candidats étudiants se voient refuser l’inscription ou placer sur une hypothétique liste d’attente. Tout cela est bien évidemment illégal. La Fédération des étudiants francophones (FEF) s’en est émue auprès du ministre compétent, Jean-Claude Marcourt (PS). C’est qu’un décret de 1995, qui organise l’enseignement supérieur hors université en Communauté française, prévoit explicitement le libre accès des étudiants à l’établissement de leur choix, à charge pour celui-ci d’adapter son encadrement et ses infrastructures si nécessaire. Il n’est pas autorisé à refuser une inscription en se basant sur le nombre de places disponibles dans la Haute école.

Le ministre Marcourt a rapidement réagi et s’est engagé à trouver avec les Hautes écoles et les étudiants une solution adéquate au problème. Ce ne sera pas simple. Les populations d’étudiants de l’enseignement supérieur augmentent de manière constante en Communauté française : 138.000 étudiants en 2000 pour 145.000 en 2008. Il a aussi précisé que, dans ce cadre, les contraintes que sont les limites matérielles et de capacité d’accueil des locaux et des lieux de stage ne peuvent être négligées, au risque de mettre la sécurité des étudiants et des enseignants en danger.

En attendant, sur le terrain, les Hautes écoles se sont organisées en établissant des listes d’attente, en se coordonnant et en se répartissant les demandes d’inscription. »Ces dispositions constituent déjà des réponses efficaces à nombre de problèmes« , a souligné M. Marcourt. ((La Libre – 23.09.09))

Il a, par ailleurs, interrogé l’administration, les commissaires du gouvernement dans les Hautes écoles et les Conseil général des Hautes écoles afin d’analyser le problème et lui trouver une solution adéquate. ((Le Soir – 23.09.09))

Mais sans un important refinancement (car c’est bien de cela qu’elles ont besoin), les hautes écoles ne pourront bénéficier de la bouffée d’oxygène qu’elles réclament depuis de nombreuses années. Depuis plus de dix ans, l’enveloppe allouée aux hautes écoles est restée la même alors que leur population n’a cessé de croître. L’argent, encore et toujours le nerf de la guerre.

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