26 Mai 2010

La FEF demande à Marcourt de concrétiser ses promesses

Il y a quelques jours, le ministre de l’Enseignement supérieur, Jean-Claude Marcourt (PS), faisait part de sa volonté de supprimer le minerval pour les étudiants boursiers, de le réduire pour les étudiants aux revenus modestes et de le geler jusqu’en 2014 pour tous les autres (Enseignons.be du 11 mai). Une bonne nouvelle pour les étudiants du supérieur, qui manifestaient déjà depuis de nombreuses années pour que des mesures soient prises en faveur d’une meilleure accessibilité aux hautes études pour tous. Michaël Verbauwhede, le nouveau président de de Fédération des Étudiants Francophones – Romain Gaudron étant parti sur la liste luxembourgeoise d’Ecolo pour les élections à la Chambre – attend pourtant que ces promesses se concrétisent. Le ministre ayant annoncé qu’elles seraient effectives à la rentrée prochaine, autant dire que le temps presse. La période des inscriptions approche. Elle débutera fin juin dans les universités et hautes écoles.

Si aucun texte n’est voté d’ici là, il régnera une insécurité juridique pour les étudiants, qui ne savent pas quel minerval ils devront payer, comme pour les institutions, qui ne savent pas ce qu’elles peuvent annoncer à leurs étudiants. Cette situation est vraiment malsaine. Nous estimons que si ces mesures ne sont pas prises avant les élections, c’est qu’il s’agissait clairement d’une promesse électorale faite par le Parti socialiste par la voix de son ministre.

Des paroles aux actes !

Michaël Verbauwhede appelle donc M. Marcourt à se presser. D’autant que, note le président de la FEF, le socialiste est le seul ministre de la Communauté française à ne pas être candidat aux prochaines élections. Et le jeune homme d’ironiser : « S’il n’est pas candidat, il a justement le temps de rédiger un décret. »

Aucune concertation n’a eu lieu jusqu’ici, aucune invitation ne nous est parvenue. Rien de précis, à part ce qu’il a annoncé dans la presse. A la FEF, nous sommes des saints Thomas, nous avons besoin de voir pour croire. Tant que ces mesures en restent à l’état de promesses, les unifs et hautes écoles ne peuvent s’y fier. Pourtant, elles ont déjà commencé leurs campagnes de recrutement, des affiches ont été placardées.

Alors que fait le ministre? S’agissait-il d’une réelle volonté de démocratiser les études supérieures ou Jean-Claude Marcourt a-t-il simplement fait la promo d’un produit dont les étudiants ne verront jamais la couleur? La FEF attend à présent un engagement clair et concret dans les prochains jours. Les mesures sont attendues. ((La Libre – 23.05.10))

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