02 Oct 2010

Transport scolaire : le système sera revu par le ministre Henry

« L’actualité de ces derniers jours a montré qu’on est arrivé à la limite d’un système. Au-delà de ces réponses ponctuelles, on n’échappera pas à une refonte globale du système », a souligné le ministre en réponse aux interpellations des députés Daniel Senesael (PS), Marc Elsen (CDH), Florence Reuter (MR) et Mathieu Daele (Ecolo)

Les députés ont évoqué plusieurs situations « ubuesques » : au sein d’une même famille, certains enfants pouvaient monter dans le bus et d’autres pas, certains bus roulent à moitié vide mais sont obligés de refuser certains enfants, etc. L’ouverture par le parquet de Nivelles d’une enquête pour maltraitance en raison du temps de parcours beaucoup trop long que subissent certains enfants handicapés a particulièrement ému les parlementaires.

180.000 enfants dans les bus, chaque jour

Le ministre a rappelé la complexité de la réglementation et du problème en raison de la multiplicité des situations individuelles ainsi que d’une offre scolaire insuffisante en certains endroits. Il a également livré des données chiffrées : 180.000 enfants utilisent les services réguliers du transport scolaire, qui offrent 710 lignes et près de 20.000 arrêts, et 33.000 enfants utilisent les services dits de carence (essentiellement pour l’enseignement spécialisé) composés de 980 circuits.

La subvention accordée pour ce service aux TEC en 2010 atteint 40 millions d’euros, auxquels il faut ajouter 14 millions couvrant les coûts du personnel. Le coût total supporté par la Région wallonne était en 2009 de 1.750 euros par élève et par an, a-t-il précisé.

Le temps presse…

« Faute de solution, c’est maintenant la justice qui s’en mêle », a regretté la députée Florence Reuter.

« Nous ne pouvons pas attendre les résultats de l’enquête pour avancer », a fait remarquer Daniel Senesael (PS). Selon lui, les 500.000 euros annoncés par le ministre ne sont pas vraiment la réponse attendue. Ils représentent d’ailleurs moins de 0,5% du budget du transport scolaire.

M. Henry n’a pas nié le problème lié à l’enseignement spécialisé mais a toutefois mis en avant les améliorations qui avaient déjà été apportées pour réduire la durée des trajets. Il a également pris contact avec sa collègue de l’Enseignement obligatoire à ce propos.

« La question de l’offre d’enseignement est une limite fondamentale, en tout cas pour tout ce qui concerne l’enseignement spécialisé », a-t-il ajouté. ((Belga – 21.09.10))

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