14 Fév 2011

Le catch n’a pas encore déserté les cours de récré

Certains parents doivent vraiment se dire que, finalement, les Pokemons ou les cartes Pixar, c’était pas si mal. Car les mignons Pikatchu, Poussifeu ou Grodoudou ont été remplacés par des créatures aux noms beaucoup moins poétiques : John Cena, The Miz, Triple H ou encore Undertaker. Et dans les cours de récréation, ces catcheurs font un tabac. Cela fera bientôt deux ans que cela dure.

Le problème, c’est que nos enfants ne se contentent pas de collectionner et de s’échanger les cartes à l’effigie de leurs héros bodybuildés, ils reproduisent parfois les mouvements et combinaisons vus à la télé. Et là, on prend le risque de vraiment se faire très, très mal. Hier soir, pour le JT de la RTBF, deux journalistes sont descendus dans une école primaire de la région liégeoise afin de mesurer l’ampleur du phénomène. Oui, les gosses jouent bien à « se taper dessus ». Pour de vrai? Bien sûr…

On se met des coups de genoux… On se fait mal. Et on se met des pêches, des coups de boule…

Dans cet établissement, plus de la moitié des élèves ont avoué se bagarrer régulièrement. Du coup, la direction a mis sur pied une journée de sensibilisation. Et qui pourrait mieux expliquer les dangers de ce sport qu’un vrai catcheur? C’est le Président de l’école de catch de Herstal, Laurent Bolline, « Mac Thunder » de son nom de scène, qui s’y est collé et qui a répondu aux questions des élèves. Non pas devant le tableau… mais dans le hall omnisports de l’école. L’homme tenait à leur montrer pourquoi certaines prises, si elles sont reproduites, peuvent conduire tout droit à la catastrophe. Un bon exemple vaut mieux qu’un long discours. Le directeur de l’école estime que cette journée « spéciale » était importante. ((JT RTBF – 13.02.11))

Nous avons fait ça pour éviter au maximum les accidents pendant la récréation et pour donner aux enfants un maximum d’informations sur les choses qu’ils ne peuvent pas faire, évidemment. Ils jouent… Pour eux cela reste un jeu, mais, malgré tout, il y a des dangers là derrière.

Le catch, ce n’est que de la comédie

« Pour être un bon catcheur, il faut savoir jouer la comédie, être un bon acteur. Car le catch est avant tout un show ! » explique « Mac Thunder ». Cette donnée, les jeunes ont parfois tendance à l’oublier, pensant peut-être que ce qu’ils voient à la télévision est bien réel.

Tout ce qui est « prises de têtes » peut être très dangereux. S’ils ratent leur coup, ils peuvent se briser la nuque. Ce n’est absolument pas bon. Ici, des écoles de catch comme l’ACWE ((L’Academy Catch Wrestling Events est une fédération de catch belge. Ses écoles de catch en Belgique organisent des journées de prévention dans les écoles.)) peuvent apprendre à ne pas se faire mal, à jouer la comédie…

Une école de catch existait déjà à Herstal depuis quelques années. Début 2010, une autre a ouvert ses portes aux amateurs de cette discipline dans la salle des sports de Don Bosco à Liège. Si votre enfant est un fan absolu, mais que vous souhaitez qu’il soit encadré par des professionnels, voilà peut-être la solution. « Cela commence dès dix ans, jusqu’à l’âge où on se sent encore en forme de poursuivre. Il faut juste être en bonne santé et avoir du courage ».

S'abonner à notre newsletter

Recevez gratuitement les dernières actualités de l'enseignement dans votre boîte mail.