15 Mai 2011

Le PTB a-t-il noyauté la FEF?

FEF

FEFLe PTB et son mouvement de jeunesse, le Comac, auraient-ils pris le pouvoir à la FEF? Certains témoignages de délégués et ex-délégués sont quelque peu inquiétants. Christophe : « La première fois que ça m’a heurté, c’est quand je suis entré dans un des bureaux de la FEF. Au mur, il y avait un portrait de Staline et un drapeau soviétique trônait dans la pièce. » Un simple clin d’œil? Pas sûr.

Nathalie, jeune conseillère fédérale à la FEF, raconte, elle, avoir fait l’objet de prosélytisme de la part de membres du mouvement étudiant, sympathisants du PTB. Elle s’étonne également de découvrir l’historique de la FEF lors d’une formation donnée par le premier permanent de la FEF à tous les nouveaux conseillers fédéraux.

Il était truffé de références communistes. Ce qui a achevé de m’interpeller, c’est de voir des photos de l’album du PTB-Comac après leur congrès : il y avait énormément de conseillers fédéraux de la FEF sur les images.

Un repaire de « cocos », la FEF? Officiellement, seule la secrétaire générale de la Fédération des étudiants francophones est membre du Comac. Mais les valeurs d’extrême gauche se retrouveraient régulièrement dans les discours d’autres membres du bureau.

Plusieurs étudiants n’hésitent pas à parler aussi de confiscation du pouvoir par le bureau aux dépens de son organe décisionnel, le conseil fédéral, où siègent les représentants des universités et des hautes écoles qui ont choisi de s’inscrire à la FEF. Ce fameux conseil, présidé par un membre du PTB, n’aurait plus voix au chapitre et se contenterait d’entériner les décisions prises par le président et son équipe.

Sans oublier les intimidations et les débauchages pour étouffer la contestation au sein du mouvement étudiant. Julien, candidat malheureux :

Une liste se présentait contre l’équipe dirigeante pour l’élection du bureau. On a débauché un membre de la liste opposée pour qu’elle ne soit plus statutaire en lui offrant, en échange, une place au Comité exécutif de la FEF.

De nombreuses voix s’élèvent aujourd’hui pour réclamer que le conseil fédéral retrouve sa souveraineté, que des mesures soient prises qui limitent l’influence des partis sur les décisions de la FEF et que le bureau soit davantage transparent dans sa gestion et dans les processus de ses décisions par la publication régulière d’un rapport de ses activités. ((Le Soir – 04.05.11))

La FEF n’est ni de gauche ni de droite

La FEF a évidemment réagi à ces accusations et affirme que « non, le PTB n’a pas pris le pouvoir à la FEF! »

Tous ceux qui veulent travailler à faire avancer les droits des étudiants sont les bienvenus au sein de la FEF. Peu importent les couleurs politiques de chacun. La FEF n’est ni de gauche ni de droite. A l’heure où le ministre Marcourt veut déforcer la FEF en changeant notamment le décret participation, nous devons plus que jamais nous serrer les coudes et non nous diviser. ((www.fef.be))

Selon Michaël Verbauwhede, son président, les critiques viennent de représentants étudiants qui n’auraient pas accepté de ne pas avoir été élus aux scrutins de la FEF, fin avril. ((Le Soir – 05.05.11))

Je comprends la frustration à l’égard du bureau, de certaines personnes qui n’ont pas été élues lors du dernier conseil fédéral. Mais en l’absence d’éléments concrets, je constate une seule chose : ils ne font que brasser du vent, voire nuire à la FEF. Sans parler de leur lâcheté en restant anonymes !

S'abonner à notre newsletter

Recevez gratuitement les dernières actualités de l'enseignement dans votre boîte mail.