Le nombre d’enfants sans école a augmenté de 73% en 3 ans

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inscriptionsEn cette veille de rentrée, l’ASBL ELEVeS sort du bois pour dénoncer la situation des enfants toujours sans école. Selon la CIRI, le décret inscriptions laisse sur le carreau 307 élèves, qui figurent toujours en liste d’attente… contre 227 l’année dernière.

L’enseignement libre général très prisé

Une situation inacceptable pour Anne François, coordinatrice de l’association qui pointe que sur une période d’à peine 3 ans (2010 – 2012), on observe une évolution du nombre d’enfants sans école, passant de 689 enfants à près de 1.200 enfants (+73%) après recueil des formulaires uniques d’inscriptions et avant travail de la Commission Inter réseaux des inscriptions (CIRI).

Ce chiffre démontre à lui seul l’échec de la politique de régulation des inscriptions en première année du secondaire mise en place ces cinq dernières années. Aujourd’hui, veille de rentrée scolaire, plus de 300 enfants vivent toujours dans l’angoisse et l’incertitude. Pour ces enfants, comme pour leurs parents et leur famille, cette situation est véritablement intolérable !

Il reste encore 1.500 places à Bruxelles

Et pourtant, il reste des places dans nos écoles. Rien qu’en Région bruxelloise, plus de 1.500 élèves pourraient encore s’inscrire à la rentrée. Mais dans quelles écoles? Si le réseau libre confessionnel reste le plus prisé, il n’y a plus beaucoup d’établissements catholiques proposant encore des places dans l’enseignement général.  Faudra-t-il se résoudre à inscrire son enfant dans une école qui ne correspond à aucun de ses premiers choix? Sans doute, ce que dénonce également ELEVeS : « Pour cette année 2012 : avant traitement en CIRI, 1.403 élèves n’obtiennent pas de place dans l’école répondant à leur choix de préférence 1 ou 2 ou 3. Après traitement en CIRI, ce nombre augmente considérablement pour atteindre 3.102 élèves – 1.716 en Wallonie, 1.259 en Région Bruxelloise et 127 en Brabant Wallon. Même si cette évolution peut s’expliquer en partie par les 20% de places dans les écoles complètes que la CIRI se réserve pour redistribuer en mixité sociale ainsi que par les inscriptions « Chrono », l’augmentation du nombre d’enfants et parents insatisfaits dans leurs 3 premiers choix d’école est significatif. »

Le choix « par défaut » d’une école peut avoir des conséquences dramatiques pour l’enfant, selon l’ASBL. Se basant sur les Indicateurs de l’enseignement de 2011, elle souligne – même s’il est difficile de tirer un lien de cause à effet – que le taux de redoublement en fin de 1ère secondaire a augmenté ces dernières années… jusqu’à revenir à un niveau proche de celui d’il y a 20 ans.

Dans les écoles, la situation est difficile. Certains craignent que les parents ne décident tout simplement de déposer leur enfant lundi, devant l’école de leur 1er choix, liste d’attente ou pas. Sachez que dès ce 1er septembre, elles sont d’ailleurs totalement effacées… Un numéro vert est cependant en service pour répondre aux questions des parents : 0800/188.55.

ELEVeS espère que le décret sera rapidement évalué et prévient :

Les frustrations ne vont faire qu’empirer dans les années futures pour les raisons suivantes : plus d’élèves et de parents frustrés et angoissés car ne recevant pas l’école de leur choix de « coeur », moins d’écoles de qualité disponibles, sentiment profond de mise à l’écart de la part des directeurs d’école et risque de démotivation des professeurs face à une administration galopante et toute puissante !

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