Les écoles ouvriront 1.250 postes de profs en 2013

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negociationsAlors que les négociations sectorielles viennent de débuter dans l’enseignement, comme tous les deux ans, – on négocie ici 2013 et 2014 – les syndicats et les pouvoirs organisateurs, savent déjà que leurs chances de décrocher l’une ou l’autre avancée pour les enseignants et les directions sont minces… très minces. La Fédération Wallonie-Bruxelles est appelée à se serrer la ceinture et devrait épargner, l’année prochaine, la bagatelle de 22 millions d’euros sur le budget de l’éducation. Du coup, il ne sera sans doute plus question de discuter de la taille des classes (un effort pourrait encore être fait, selon les syndicats, en 3e et 4e primaires), de l’accompagnement des jeunes enseignants en cours de carrière (la lutte contre la pénurie devait être LA priorité de ces négociations), de la possibilité d’adapter et de réorienter sa carrière (quelle possibilité de mouvement a un enseignant durant sa carrière? Inspecteur ou directeur, en gros. Il n’a pas d’autres occasions d’évoluer, s’il le souhaite) ou de la réforme de la formation initiale des régents et instituteurs, qui passerait de 3 à 5 ans. Sans oublier que le front commun souhaite toujours que les pécules de vacances et autres primes de fin d’année soient enfin alignés sur ceux des fonctionnaires de la Communauté française.

De leur côté, les P.O. attendent aussi que l’on aborde la question sensible du statut des directeurs du fondamental… et de leur revalorisation barémique. On le sait, certains directeurs vivraient mal de recevoir un salaire inférieur à celui de certains de leurs instituteurs, détenteurs d’un master en sciences de l’éducation, par exemple. Les syndicats estiment qu’ils n’ont qu’à décrocher ce diplôme à leur tour… « Impossible » selon les pouvoirs organisateurs, qui avancent que les directions sont actuellement écrasées par un travail administratif qu’ils jugent excessif, inadapté à leur fonction et qui les prive surtout du temps qu’ils devraient consacrer au suivi pédagogique de leur établissement et de leurs enseignants.

On aura vite besoin d’instituteurs à Bruxelles

Mais la Ministre Marie-Dominique Simonet (cdH) se veut rassurante. Oui, il faudra faire des sacrifices. Mais le budget de l’Enseignement ne sera pas forcément réduit. Les 22 millions d’euros à économiser seront prélevés sur des moyens nouveaux que le gouvernement souhaitait engager en 2013… et qui seront reportés l’année suivante. La Liégeoise a rappelé que l’exécutif avait convenu d’augmenter l’enveloppe budgétaire de l’enseignement obligatoire de quelques 230 millions d’euros… ce qui signifie plus de 4% en moyens supplémentaires. Cet argent servira principalement à anticiper les conséquences du boum démographique à Bruxelles. On annonce que 1.250 nouveaux postes d’enseignants seront ouverts l’année prochaine. Cela compensera les nombreux départs à la retraite ces dernières années, les DPPR. Tous les profils seront concernés… mais on imagine bien que les instituteurs, en particulier ceux qui sont prêts à venir travailler dans la capitale, seront particulièrement demandés.

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