11 Mar 2013

Nos Hautes Ecoles proposent de nouvelles formations

FormationsIntéressé(e) par un baccalauréat en tourisme durable ou centré sur les énergies alternatives et renouvelables? Plutôt tenté(e) par une spécialisation en médiation ou un master en gestion publique? Ces nouvelles formations sont disponibles depuis septembre déjà… ou seront proposées dès la prochaine rentrée scolaire par nos Hautes Écoles, organisées ou subventionnées par la Communauté française. En province de Liège, les quatre réseaux d’enseignement se sont mis autour de la table pour discuter de ce qu’ils pouvaient construire ensemble, en tenant évidemment compte des besoins du terrain.

Répondre aux attentes des entreprises

Ces Hautes Écoles sont la Haute École Charlemagne (HeCh-réseau officiel), la Haute École de la ville de Liège (HEL), la Haute École libre Mosane (HELMo) et la Haute École de la Province de Liège (HELP). Cette dernière propose depuis 2012 un baccalauréat « Énergies alternatives et renouvelables ». Pour son directeur, Toni Bastianelli, le choix d’ouvrir cette nouvelle filière – en co-diplomation avec la Haute École de la ville de Liège – était évident. « On a voulu l’inscrire à la fois dans un contexte technique, légal et économique. On sait bien que ces nouvelles solutions qui se profilent – et on a tous entendu parler du photovoltaïque – s’inscrivent dans un contexte économique très particulier. Nous avons donc voulu proposer une nouvelle formation qui tiendrait compte de ces différents paramètres. » L’objectif est ici de former des techniciens compétents, mais capables de pouvoir répondre aux nouveaux enjeux de nos sociétés… Les attentes du monde de l’entreprise sont aussi rencontrées. A la Haute École Charlemagne, on proposait, depuis quelques années déjà, un master en packaging. Il sera progressivement abandonné au profit d’un nouveau baccalauréat… en éco-packaging. « Cette idée nous est venue à force de côtoyer, avec nos étudiants en stages, les responsables des petites et moyennes entreprises par exemple, nous explique Jaymes Bacart, directeur de la catégorie technique de la HECh. « Nous avons essayé de savoir quels étaient leurs besoins et comment nous pouvions mettre sur pied une formation qui rencontrerait au mieux les attentes des industriels ».

Une démarche qui ne s’improvise pas. C’est au gouvernement de la Fédération Wallonie-Bruxelles que revient le droit d’approuver ou non, par un décret, la création de nouvelles formations dans les Hautes Écoles… et ceci dans le but de répondre à la diminution du nombre d’étudiants dans un certain nombre d’établissements du supérieur, universitaire et non-universitaire.

Valoriser les compétences

Dans la foulée, les directions se sont entendues pour ne pas proposer de formations qui fassent « doublon » tout en réalisant quelques économies d’échelle. Certains cours seront ainsi donnés dans deux HE, de deux réseaux différents donc… A chaque fois, le point a été fait sur les moyens humains (enseignants) et matériels (infrastructure) dont disposent les établissements supérieurs. Nicolas Charlier, responsable « presse » à l’HELMo : « Ce sont nos enseignants qui se déplaceront, pour les cours de psychomoctricité, dans les bâtiments de la Haute École de la province de Liège… et pour le baccalauréat en « Coopération internationale », ce sera un semestre à l’HELMo et l’autre semestre à la HEPL ».

L’idée est vraiment de valoriser les compétences et les expertises de chacun. « Ce serait malheureux de voir, dans la même ville, des formations si spécifiques données par des écoles aussi proches géographiquement » reconnait Jaymes Bacart. « C’est vraiment une volonté du Ministre Marcourt de rationaliser et d’améliorer l’offre d’enseignement ».

Continuer à travailler aux bassins de vie

Une politique qui pourrait inspirer nos écoles secondaires? Depuis 2009, le Gouvernement travaille à mettre en place les fameux bassins de vie (9 au total : Brabant wallon, Charleroi, Namur, Verviers…), qui permettront une concertation permanente entre les acteurs de l’enseignement qualifiant et les partenaires sociaux afin de permettre une véritable cohérence des offres d’enseignement qualifiant et de formation professionnelle entre elles et avec les besoins socio-économiques constatés sur chaque bassin. Une politique heureuse. Trop d’écoles – de réseaux différents (ou pas!) se font encore concurrence en proposant les mêmes options techniques ou professionnelles (sciences sociales et éducatives, bureautique, mécanique, etc.) alors qu’elles ne sont distantes que de quelques kilomètres… et peinent parfois à recruter des enseignants qualifiés (pénurie oblige) et à entretenir un matériel vieillissant. Des synergies seraient envisageables… mais il faudrait alors aussi réfléchir à une véritable mobilité inter-réseaux des enseignants. Sans oublier, bien sûr, les formations qualifiantes qui n’offrent que des perspectives d’emplois limitées… et qui sont simplement maintenues parce qu’elles ont du succès auprès des jeunes. Bref, il reste du travail.

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