Budget de l’enseignement : « un nivellement par le bas » pour la CGSP

ChardomeNous vous l’annoncions mercredi : le budget 2014 de la Fédération Wallonie-Bruxelles prévoit une diminution des moyens financiers accordés à nos écoles. En clair, il est question de mettre provisoirement un terme – au moins pendant trois ans – à l’augmentation des moyens de fonctionnement des réseaux subventionnés (libre, provincial, communal). C’est le fameux accord de la Saint-Boniface, signé en 2001, et dont l’objectif était de relever le subventionnement de ces réseaux à 75% des montants accordés aux écoles du réseau officiel. Le hic, vous l’avez compris, c’est que si on gèle le rattrapage en cours, jamais le seuil des 75% ne sera atteint. Et donc, on ne respecte pas l’accord conclu il y a douze ans.

Le gouvernement renie sa promesse d’épargner l’école

Le Gouvernement a alors imaginé de diminuer, dans la foulée, les budgets alloués aux écoles de la Fédération Wallonie-Bruxelles. Ainsi, mécaniquement, et ce même s’ils ne reçoivent pas un euro de plus, les réseaux subventionnés percevront tout de même 75% de ce que reçoit l’officiel.

Un habile tour de passe-passe que n’a pas manqué de dénoncer la CGSP-Enseignement. « Le Ministre Antoine vient de transformer une mesure devant amener un meilleur subventionnement des écoles en un nivellement par le bas ».

Dans son communiqué, le syndicat socialiste s’inquiète de cette attaque en règle contre l’école officielle, la grande perdante. Il rappelle que ce réseau ne peut, « contrairement aux réseaux subventionnés où les communes, les provinces, les congrégations religieuses et autres ASBL peuvent en tant que Pouvoir Organisateur aider leurs écoles, bénéficier d’aucun financement extérieur ».

Les enseignants se mobiliseront à la rentrée

Les Ministres – qui avaient pourtant tous juré, la main sur le cœur, d’épargner l’enseignement – assurent que ces économies n’auront aucune conséquence sur le personnel de nos écoles. Mais le président de la CGSP-Enseignement, Pascal Chardome, rappelle que les subventions de fonctionnement servent à chauffer et à entretenir les établissements scolaires… mais aussi à payer le personnel ouvrier, de cuisine et d’entretien. « C’est donc ce dernier qui risque de payer l’addition », regrette M. Chardome, qui évalue la perte à plus d’un millier d’emplois en « équivalent temps plein ».

Le syndicat assure qu’il invitera ses affiliés à se mobiliser à la rentrée scolaire.

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