Parents confinés: « Oui, vous êtes de bons parents! »

On se branche sur la famille avec :

La discipline en confinement et l’importance du cadre.

On est souple sur les émotions mais stricte sur le comportement.

Beaucoup de parents se demandent s’ils doivent se montrer rigoureux, flexibles ou un peu les deux dans leur éducation. Quand on est parent et enseignant, ça peut mettre encore un peu plus la pression… Entre la peur d’être trop stricte ou trop rigide, où est la vérité ?

Je me suis posée la question pour qu’à travers cet article, vous soyez guidés dans votre réflexion et que vous trouviez quelques pistes de réponses.

Quelle est la bonne recette, à l’heure où tous les repères de la famille sont bouleversés?

Faites preuve de rigueur face à la mauvaise conduite mais de flexibilité et d’accueil face aux désirs, aux idées et aux sentiments de vos enfants, qu’ils soient positifs, négatifs ou ambivalents.

Mauvaise conduite = cadre rigide

Emotions et désirs = on accueille

Les enfants ne contrôlent pas comment ils se sentent, pas plus que les adultes d’ailleurs. Selon le moment, ils se sentent insatiables, envieux, ou coupables ; de temps en temps, fâchés, effrayés, ou tristes ; parfois enchantés ou dégoûtés. Ils sont incapables de choisir leurs émotions.

Toutefois, ils sont responsables de la façon dont ils les expriment et du moment choisi pour le faire.

Un comportement inacceptable ? Sans l’aide de leurs parents, il est difficile pour les enfants d’empêcher leurs impulsions et leurs désirs de se traduire en actes.

Ils se sentiront donc sécurisés de connaître clairement les limites d’un comportement acceptable: les limites d’un cadre solide.

Si on essaie de forcer un enfant à changer une conduite inacceptable, on ne peut qu’être frustré. Il est donc utile de se poser ce genre de question :

Comment amener Thomas, 10 ans, aux tâches ménagères ?

Comment imposer à votre ado de faire ses devoirs ?

Comment convaincre Guillaume, 8 ans, de couper sa tablette ?

Comment persuader Gérard de ne pas rentrer plus tard que l’heure prévue ?

Les parents doivent se rendre compte qu’il est futile d’avoir une quelconque pression.

Les tactiques coercitives n’engendrent que rancœur et résistance.

Une pression de l’extérieur suscite seulement de la méfiance.

Au lieu d’exercer une quelconque pression, les parents auront une plus grande influence sur leurs enfants s’ils comprennent leur point de vue et s’ils les impliquent dans la résolution d’un problème.

Il est donc très important d’ouvrir le dialogue avec votre enfant. Cela ne veut pas dire être d’accord avec tout !

Pour finir, ce n’est pas tellement la réponse que va vous donner votre enfant qui est importante….

Vous avez créé du lien avec lui et ouvert un dialogue. Une fenêtre de réflexion sur l’option qu’il a d’assumer une responsabilité face à un problème: se sentir à l’étroit, se sentir seul, ne pas savoir où est sa place dans la famille, être peu motivé à travailler pour l’école, …

Prenez soin de vous,

Virginie Renard – Enseignante et coach scolaire certifiée en P.N.L.

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