26 Juin 2021

Aller dans le même sens en cas de moquerie

Lorsqu’un jeune reçoit une critique ou une moquerie de la part d’un de ses pairs, il peut décider d’aller dans le même sens que le moqueur, afin de ne lui laisser aucune prise et de le décontenancer.

Il ne s’agit pas de se montrer faible ou lâche, mais d’adopter une position basse stratégique pour stopper la moquerie et ses effets, et ainsi montrer que le jeune n’en est pas atteint.

Prenons l’exemple de cet ado qui dit à une jeune : « T’arrêterais pas de pleurer : c’est moche une fille qui chiale ! »

Voici 3 techniques qui permettent au moqué de décontenancer en allant dans le sens de la moquerie ou du moqueur :

  • Airbag : aller dans le sens de l’autre, en l’approuvant sincèrement… ou pas (ex. « T’as raison ! » ou « Oui, c’est vrai … »).
  • Merci : dire merci au moqueur est une façon tout aussi stratégique de le remercier, dans le second sens du terme. De congédier sa vanne, sans autre forme de procès, de ne pas être à sa merci : « Merci pour tes encouragements, ça me va droit au cœur ! »).
  • Autodérision : le moqué amplifie jusqu’à l’absurde l’appât de l’autre, en remettant une couche sur sa vanne. À la différence de l’Airbag, l’autodérision implique de marquer son accord avec la moquerie, mais en allant plus loin, en tapant plus fort que l’attaquant : « C’est pas que c’est moche, c’est immonde ! Je crois qu’y a pas plus laid au monde qu’une fille qui pleure … ça la défigure … Beurk ! »

Attention toutefois : si le moqueur ne comprend pas (ou fait mine de ne pas comprendre) le second degré, mieux vaut privilégier d’autres stratégies de réponses plus explicites.

Christelle Lacour

S'abonner à notre newsletter

Recevez gratuitement les dernières actualités de l'enseignement dans votre boîte mail.