Soutien scolaire

Choix d'option : les filles moins "scientifiques"?

Article publié sur rire.ctreq le 23/07/2019

Radia Perlman? Sauriez-vous sans hésiter dire qui est cette femme et ce qu'elle a créé? Cela vous apparaît-il impossible? Pourtant, c'est une des pionnières dans le domaine des sciences; nous lui devons beaucoup. Il existe ainsi de nombreux exemples de femmes inspirantes liées au domaine des sciences qu’on connaît peu. On sait par ailleurs que les filles se trouvent souvent parmi les meilleurs élèves de leurs cours de sciences jusqu’à l’université. Or, peu d’entre elles s’engagent dans des études en sciences. Comment dès lors les encourager à poursuivre une carrière de scientifique, c’est-à-dire à œuvrer dans un domaine où elles se trouvent encore aujourd’hui en minorité? En se basant sur les recherches actuellement disponibles et qui traitent de cette problématique, voici quelques pistes de solution prometteuses, ainsi que quelques ressources disponibles.


Les femmes restent sous-représentées dans le domaine des sciences, de la technologie, de l’ingénierie et des mathématiques (STIM). Au FNRS par exemple, sur 1000 doctorants financés par an à ce niveau, environ 47% sont des femmes. Ce pourcentage reste assez stable au cours des dernières années. Mais ici aussi, en recherche, elles ne représentent que 28% des doctorats dans les domaines scientifiques, techniques, d’ingénierie et mathématiques (sciences exactes, chimie, matériaux etc.). Au niveau des sciences de l’ingénieur, leur proportion est encore plus faible : environ 12%. A contrario, les doctorantes en sciences humaines et sociales représentent 59% ; en sciences de la vie et la santé, elles sont 54%.

Quels sont les facteurs qui expliquent que les filles ne poursuivent pas leurs études en sciences et ne font pas de carrière scientifique?


Combattre les stéréotypes

Plusieurs croyances peuvent dissuader les filles de poursuivre une carrière dans les STIM dès l’entrée à l’école primaire, notamment celles qui relèvent de stéréotypes négatifs sur leurs capacités intellectuelles. Ainsi, les filles autant que les garçons pensent que ceux-ci sont meilleurs que celles-là en informatique et en ingénierie. Les recherches montrent non seulement que les perceptions des élèves sont fortes à cet égard, mais aussi que ce sont les croyances culturelles qui façonneraient les préférences des filles et des garçons, et non des différences innées qui les détermineraient. D’ailleurs, une recherche menée en 2017 a démontré que permettre à des filles en 1re année du primaire de jouer avec un jouet robotisé pouvait accroître leur intérêt pour l’apprentissage de l’informatique et de l’ingénierie, alors que cela n’a eu aucun effet similaire sur les garçons[1]. Le rôle des parents et des éducateurs s’avère donc primordial pour convaincre les filles que les carrières scientifiques sont à leur portée et, surtout, pour les débarrasser de toutes ces idées fausses qui les empêchent de s’engager dans une carrière scientifique[1].


On peut aussi déconstruire certains stéréotypes en montrant aux filles des exemples et des modèles de femmes qui ont réussi dans les STIM. Il est important de faire connaître l’histoire de ces dernières et de mettre en évidence la façon dont elles ont réussi comme scientifiques, notamment, afin de permettre aux filles de s’imaginer plus facilement suivre avec succès un chemin semblable.


Créer des opportunités d’apprentissage et des lieux d’exploration ouverts pour impulser un changement de mentalité, de culture

Privilégier les occasions de rencontre avec le monde de la science s’avère une autre stratégie gagnante. De nombreuses initiatives sont ainsi mises sur pied pour faire connaître les carrières scientifiques aux jeunes filles et pour stimuler leur intérêt pour les sciences. Car bien souvent, ce n’est pas par manque d’intérêt pour les sciences que les filles ne s’engagent pas dans ce domaine, mais plutôt en raison du fait qu’on expose peu les filles à tout ce qui touche les métiers technologiques et scientifiques. Cela explique sans doute en partie pourquoi elles demeurent encore trop peu à s’orienter vers de telles carrières.


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[1] Master, A., Cheryan, S., Moscatelli, A. et Meltzoff, A. N. (2017, août). Programming experience promotes higher STEM motivation among first-grade girls. Journal of Experimental Psychology, 160, 92-106. Repéré à www.sciencedirect.com/science/article/pii/S002209651730200X




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